Le calendrier inuit (esquimau)

Nous allons, dans cette page, essayer de faire connaissance avec le calendrier inuit tel qu'il existait en deux lieux différents.

Tout d'abord, Thulé au travers de ce que nous en dit Jean Malaurie dans son livre Les derniers rois de Thulé. Malheureusement, il parle très peu du calendrier.

Nous essayerons donc d'en savoir un peu plus grâce à John MacDonald qui a décrit très précisément l'astronomie inuit dans son livre The Arctic Sky et qui nous donne des précisions importantes sur la manière qu'avaient les Inuits d'appréhender le temps.

Quelques rappels sur les inuits

Carte du nord du Canada et du Groënland indiquant le Nunavut, la terre des Inuits du Canada

Ces rappels nous sont donnés par l'Encyclopédie Universalis :

"Le terme « eskimo » (ou, selon l’orthographe française : esquimau, esquimaude, esquimaux), par référence à une culture et une famille linguistique particulières, désigne un ensemble de populations de l’Arctique qui, depuis la Sibérie orientale, se sont disséminées progressivement, par migrations successives, à travers le détroit de Béring, le long des côtes sud-ouest de l’Alaska et vers le grand nord de l’Alaska, du Canada, jusqu’au Groenland . L’habitat de ces populations, situé entre 210 de longitude ouest et 1720 de longitude est, et entre 560 et 730 de latitude nord, couvre un immense territoire totalisant environ 15 000 kilomètres de côtes. Actuellement, les Eskimo – au nombre de plus de cent mille – sont rattachés politiquement à quatre nations : la Russie, pour les Eskimo sibériens ; les États-Unis d’Amérique, pour ceux d’Alaska ; le Canada, pour ceux de l’Arctique central et du Labrador ; le Danemark, enfin, pour les Groenlandais, qui, depuis 1979, ont un statut d’autonomie interne, mais demeurent sous tutelle danoise pour les questions relevant des affaires étrangères ou de la défense.

Depuis les années 1970, certains groupes rejettent l’appellation eskimo, qu’ils estiment péjorative. Au Canada, ils préfèrent se désigner eux-mêmes par le terme inuit (singulier inuk) et au Groenland par le terme kalaallit (singulier kalaaleq). En Alaska, l’appellation « eskimo » est toujours utilisée, avec la distinction géographique et culturelle inupiat (pour les communautés du Nord) et yuit ou yupiit (pour celles de l’Ouest et du Sud-Ouest). Les Eskimo sibériens adoptent aussi, de nos jours, le terme yuit ou yupiget pour se désigner."

Juste deux précisions :

- Les langues parlées par les Esquimaux sont classées en deux groupes (toutes deux appartenant à la famille eskimo-aléoute) qui témoignent de deux grandes vagues de peuplement de l'Arctique. D'abord le yupik (17 000 locuteurs), langue des descendants des Paléoeskimos venus de Sibérie par le détroit de Béring. Les Inuits, eux, parlent l'inupiaq (ou Inuktitut au Canada. 60 000 locuteurs en tout) qui est la langue de la culture thuléenne qui, elle, s'est propagée d'ouest en est. Ces deux sous-familles principales se déclinent elles-mêmes en différents dialectes.

- Depuis le 1 avril 1999, le Nunavut, terre des Inuits du Canada, constitue un territoire à part entière du Canada. Le Canada compte donc depuis cette date trois territoires : le Yukon, les territoires du Nord-ouest et le Nunavut issu d'un redécoupage des territoires du Nord-ouest.

Le calendrier

Il n'existe pas, à proprement parler, de calendrier inuit. Et, dès le début du XIX ème siècle, l'introduction de notions parfaitement inconnues des Inuits comme la semaine et le repos dominical ne fut pas sans conséquences plus ou moins heureuses.

Faute de vrai calendrier très structuré, nous allons nous pencher sur la relation au temps des Inuits et découvrir ce que Anthony Aveni (professeur d'astronomie) appelle fort justement l'éco-temps.

Mais, auparavant, nous allons faire un peu d'astronomie pour comprendre mieux quels problèmes se posent sous des latitudes entre le cercle polaire et le pôle pour construire des calendriers basés sur la notion fondamentale de jour (journée + nuit).

Un brin d'astronomie

Au pôle Nord (90° N)

Coucher et lever du soleil au Pôle Nord Cycle de 24H du soleil au solstice d'été au Pôle Nord

Elbert S Maloney nous explique que "au pôle, le Soleil se lève et se couche une fois par an, la Lune une fois par mois. Les étoiles visibles tournent en rond infiniment dans le ciel, à la même hauteur. Seule, la moitié de la sphère céleste est visible... Le jour de 24 heures, au pôle, n'est pas marqué par les périodes habituelles de lumière et d'obscurité et "matin" et "soir" n'ont aucune signification. En fait, le jour n'est marqué par aucun phénomène observable à l'exception du fait que le Soleil fait un tour complet dans le ciel."

Sur le schéma du haut, on peut constater que le Soleil se lève à l'équinoxe de printemps et se couche à l'équinoxe d'automne. Entre ces deux dates, il va faire un tour complet dans le ciel en 24 heures. Il atteint sa hauteur maximum dans le ciel au solstice d'été comme on peut le voir sur le deuxième dessin.

À Thulé (76° 32' N)

Coucher et lever du soleil à Thulé Cycle de 24H du soleil au solstice d'été et aux équinoxes à Thulé

"On a peine à s'imaginer, à nos latitudes, que la vie esquimaude se passe au 77 ème degré, non seulement à des températures et sous des tempêtes d'une extrême sévérité, mais encore, avec une alternance de lumière très différente de celle que nous connaissons puisque, à quatre mois de nuit polaire continue, succèdent huit mois de jour polaire continu."
Jean Malaury

Sur le schéma du haut, on peut constater qu'entre fin octobre et mi-février le Soleil est en dessous de l'horizon. Puis, il monte de plus en plus haut dans le ciel jusqu'à ne plus se coucher.

À Igloolik (69° 22' N)

Coucher et lever du soleil à Igloolik Cycle de 24H du soleil au solstice d'été et aux équinoxes à Igloolik

"A Igloolik, le Soleil est en dessous de l'horizon pendant 48 jours entre le 29 novembre et le 14 janvier et au dessus de l'horizon pendant 66 jours entre le 19 mai et le 24 juillet (U.S. Naval Observatory, 1990). Un mois de crépuscule précède et suit la période de soleil de minuit, masquant les étoiles eux environs de mi-avril jusqu'à fin août... Robert Peary attribue les connaissances astronomiques limitées des Esquimaux au fait que les mouvements des étoiles peuvent être observés durant seulement trois mois dans l'année."
John MacDonald.

Sur le schéma du haut, on peut constater que le Soleil se lève effectivement aux alentours de mi-janvier, monte dans le ciel jusqu'à ne plus se coucher et disparaît vers la fin novembre.

Sur le Cercle polaire arctique (66° 34' N)

Coucher et lever du soleil sur le Cercle Polaire Arctique Cycle de 24H du soleil au solstice et aux équinoxes sur le Cercle Polaire Arctique

Le 21 juin est théoriquement le seul jour où le Soleil ne se couche pas. Et le 21 décembre, le jour où il est sur l'horizon le matin pour pratiquement se coucher immédiatement.

Notons aussi qu'entre les latitudes extrêmes, du pôle d'une part et du Cercle polaire d'autre part, plus on monte en latitude moins les étoiles sont brillantes. Cette diminution de la brillance des étoiles, due à des phénomènes de lumière réfléchie, a été estimée par Stefansson à deux ou trois fois moindre en Arctique que sous les autres latitudes.

L'éco-calendrier des Inuits

NOTE : Le mot français jour prêtant à confusion (ici encore plus qu'ailleurs) puisqu'on ne sait jamais s'il correspond à la période de clarté ou à la durée de 24 heures, nous utiliserons ici le mot nycthémère pour désigner cette période de 24 heures (jour + nuit) et le mot jour pour la période de clarté.

Quand on vit sous nos latitudes (France), ce qui marque le plus dans la rapide observation du ciel arctique que nous venons de faire, c'est certainement l'alternance, plus ou moins longue selon la latitude, de périodes de nycthémères sans lumière et de nycthémères sans obscurité.

Gardons nous bien toutefois de croire que c'est la "nuit" la plus profonde durant l'hiver et le "jour" le plus intense durant l'été. Dans une étude sur la nuit inuit, Guy Bordin (du Laboratoire d'ethnologie et sociologie comparative) écrit très justement "La vision simplificatrice des Occidentaux, une longue nuit hivernale et un jour estival ininterrompu, n'a donc que peu à voir avec la représentation qu'ont les Inuit de leur environnement. Tout n'est que transformation et continuité."

Edward Moffat Weyer, en 1956, écrit (traduit par mes soins) dans son livre Daylight and Drakness in High Latitudes qu'en "... définissant le jour (lumière) comme le degré de lumière qui permet de lire un journal à l'extérieur par ciel clair, il y a 32 semaines de lumière continue au Pôle plus 8 semaines pendant lesquelles il y a au moins une telle lumière tout le temps. Là où les esquimaux les plus au nord vivent, le Soleil est sous l'horizon continuellement pour seulement un peu moins de 16 semaines par an. Durant cette période, seulement 11 sont sans lumière crépusculaire. Et durant ces 11 semaines, le paysage est la plupart du temps éclairé par la Lune, qui se comporte d'une manière qui peut sembler singulière aux gens qui vivent à des latitudes plus basses..."

Nous allons voir plus loin que cette nuit ou ce jour quelquefois continus sur plusieurs semaines, même s'ils ne sont pas ce que nous imaginons, ne sont pas au cœur de la notion du temps des Inuits.

Mais il n'empêche que certaines unités fondamentales sur lesquelles sont construits les calendriers sont mises à mal par cette situation particulière du ciel arctique.

Que devient l'unité jour (couple jour/nuit) quand le Soleil ne se lève pas ou ne se couche plus ?
Comment construire un calendrier lunaire quand la lune n'est plus visible durant de longues semaines ?
Bref, comment le temps est-il appréhendé par les Inuits ?

Selon l'historien Danois Finn Gad "... ils se satisfaisaient du changement des saisons et le la connaissance qu'ils avaient des habitudes des animaux qu'ils chassaient. Vent et temps peuvent détraquer n'importe quoi mais, au total, il y avait une série prévisible de changements dans une séquence relativement stable qui pouvaient s'appliquer aux levers et couchers du Soleil, à sa hauteur sur l'horizon, à la période d'obscurité, au Soleil de minuit au Nord, et enfin aux phases de la Lune et aux marées. De plus, il existait un système fruste de comput des longues périodes de temps mais c'était plus une mesure individuelle en relation avec les événements importants de la vie de chacun ou de la vie du groupe... l'individu et sa famille proche avaient un calendrier privé fondé sur les repères de la croissance des enfants, particulièrement des garçons."

John MacDonald retrouve dans ce texte les trois éléments qui, selon lui, composent le temps inuit :

- La migration des animaux.
- Les cycles du Soleil et de la Lune.
- Des points-repères dans la vie de l'individu.

Il regroupe les deux premiers sous le vocable "éco-temps" inventé par Anthony Aveni.

Cet éco-temps "unit les hommes à l'environnement au travers de changements de la nature auxquels ils réagissent". Nous retrouverons cette notion dans les calendriers africains.
S'y ajoute le temps social et culturel qui, lui, "unti les hommes entre eux". C'est le dernier des trois éléments déjà mentionnés.
John MacDonald y ajoute une troisième catégorie qui est le temps mythique qui "unit les hommes à leurs origines" où tout était désordre et obscurité.

Nous allons essentiellement nous intéresser à l'éco-temps sous ses deux aspects.

Selon les régions (latitudes), les Inuits vont diviser le temps de l'année entre six à huit grandes périodes (qu'on peut appeler saisons) et 12 ou 13 sous-périodes (mois luni-solaires).
Selon un dictionnaire inuit, celui d'un collectif conçu à Mittimatalik, Guy Bordin nous donne une traduction de la définition des saisons.

  • ukiuq (l'hiver) : c'est la période comprise entre l'automne et le début du printemps.
  • upirngaaq (le printemps) : c'est la période qui s'étend du début de la fonte à l'absence totale de glace.
  • aujaq (l'été) : il y a des étendues d'eau et un sol sans neige.
  • ukiaksaaq (le début de l'automne) : c'est la période comprise entre l'été et l'automne et où il fait de plus en plus froid.
  • ukiaq (l'automne) : c'est la période entre la fin de l'été et l'hiver, avec l'arrivée du gel.

On constate qu'on y retrouve des points de repère essentiellement climatiques et, dans une moindre part, liés à la vie des animaux. Ce qui nous a marqués comme étant un élément important du ciel arctique, à savoir l'obscurité ou la lumière, n'est pas pris en compte par les Inuits.

Guy Bordin note que cette absence de référence à la "nuit" ou au "jour" se retrouve dans la description des 12 ou 13 mois.
C'est ainsi qu'à Igloolik, on trouve huit périodes marquées par la vie animale, deux par les positions du Soleil, une par la vie sociale et une seule faisant référence à l'obscurité totale du cœur de l'hiver.

Dressons maintenant un tableau des mois et saisons à Igloolik en gardant bien à l'esprit que ce n'est qu'un calendrier parmi d'autres puisqu'ils varient en fonction des latitudes. Ce qui fait que les lunaisons ne correspondent pas forcement avec les événements écologiques décrits.

 

Saison et signification Mois et signification Correspondance
approximative
UKIUQ
L'hiver
SIQINNAARUT
Le temps du Soleil possible
janvier/février
QANGATTAASAN
Il (Le Soleil) monte plus haut
février/mars
UPIRNGAKSAJAAQ
Vers le premier printemps
AVUNNIIT
Naissance prématurée des phoques
mars/avril
UPIRNGAKSAAQ
Le premier printemps
NATTIAN
Le temps des phoques
avril/mai
UPIRNGAAQ
Le printemps
TIRIGLUIT
Le temps des phoques barbus
mai/juin
NURRAIT
Mise bas des caribous
début juin
MANNIIT
Le temps des œufs
fin juin/juillet
AUJAQ
L'été
SAGGARUUT
Le temps de la mue des caribous
juillet/août
AKULLIRUT
Le poil des caribous s'épaissit
août/septembre
UKIAKSAJAAQ
Vers le premier automne
AMIRAIJAUT
Le temps du duvet de la ramure des caribous
septembre/octobre
UKIAKSAAQ
L'automne
UKIULIRUT
L'hiver commence
octobre/novembre
UKIAQ
Le premier hiver
TUSARTUUT
La période où les nouvelles s'échangent
novembre/décembre
UKIUQ
L'hiver
TAUVIKJUAQ
La grande noirceur
décembre/janvier

Inutile de nous demander si cet éco-calendrier est purement lunaire ou luni-solaire. Il est forcement luni-solaire puisque les événements caractérisant les mois sont saisonniers et synchrones avec la nature.

Mais alors, comment éviter qu'il ne dérive ? MacDonald nous explique que les mois du milieu de l'hiver appelés Tauvikjuak ("la grande obscurité), période de 45 jours sans Soleil, constituent deux parties d'une période de deux lunaisons. Une de ces parties est tout simplement ignorée, le calendrier est "gelé" pour cette période et reprendra son décompte à la première nouvelle lune du retour du Soleil au mois Siqinnaarut.

Étoiles et notion de jour

Bien entendu, dans le tableau précédent, nous n'avons pas indiqué le nombre de jours de chaque "mois". parce que cette notion de "jour" à l'occidentale n'avait aucune signification pour les Inuits. À ce sujet, Jean Malaurie écrit qu'il "... comptait ses voyages en sinik, en nombre de sommeils".

Faut-il en conclure qu'il n'y a aucune référence dans un "jour" pour savoir quand manger, dormir, se lever ? Pas du tout. Chaque Inuit sait parfaitement se positionner dans le temps et les positions du Soleil et de la Lune sont là pour l'y aider.
Et quand il n'y a pas de Soleil ? Ce sont alors les étoiles qui servent de référence.

MacDonald raconte une anecdote significative arrivée à l'explorateur Elisha Kent Kane. Un groupe d'Inuits cherchant un endroit où dormir près de son camp tard dans la nuit s'entend dire par un des compagnons d'Elisha Kent Kane, pas très hospitalier, que ce n'est pas la peine puisque ce sera bientôt le jour. Un des Inuits lui répondit en montrant une étoile "Non, quand cette étoile sera arrivée ici" en montrant une partie du ciel "et pas plus haut que cette étoile" en en montrant une autre "ce sera alors le moment de harnacher les chiens".

les Inuits utilisent deux mouvements d'étoiles pour se positionner dans le temps :

- La rotation de la grande ourse (Tuktujuit) autour de l'étoile polaire (Nuuttuittuq).
Par exemple, pour eux la grande ourse a la forme d'un Caribou. Lorsque minuit approche, il se lève sur ses pattes de derrière et sa tête commence à se redresser.

- Le lever et le coucher des étoiles non circumpolaires pour, par exemple, marquer le solstice d'hiver et prévoir le retour du Soleil après la période d'obscurité.

Selon MacDonald, les Iglulingmiut divisent le nycthémère en 10 parties de durées inégales.
5 sont composées à partir de ullaaq ou ulluq (le "jour") : Ullaaksa, Ullaaraarjuk, Ullaaq, Ullaaqpasik, Ullulluaq.
5 autres sont composées à partir de unnuq (la "nuit") : Unnuksaliqtuq, Unnuksa, Unnuliqtuq, Unnuk, Unnuaq.

On peut constater que, si on retrouve unnuaq (nuit) en temps que période, on ne retrouve pas ulluq (jour) en tant que tel. Il faut considérer ulluq comme un terme générique désignant toute la période de jour (du lever au coucher du Soleil). La nuit sans obscurité porte, elle, un nom particulier qui est unnuattak. En revanche, il n'y a pas de nom particulier pour désigner la période de jour sans lumière. Euhh... vous suivez ?

Introduction catastrophique de la semaine

Selon MacDonald, c'est en 1822 que les Inuits d'Igloolik commencèrent à apprendre des notions qui leur étaient encore inconnues. Celle de semaine et plus particulièrement de dimanche et celle de repos qui est attachée à ce jour. C'est en effet à cette époque que le Capitaine Parry, lors de ses expéditions, voulut réglementer les visites des Inuits sur son navire en leur expliquant qu'ils ne pouvaient venir le dimanche au moment de la messe.

Vilhjalmur Stefansson relate les conséquences, quelques années plus tard, de l'introduction de ce "dimanche férié" chez un peuple qui embrassait de plus en plus la religion chrétienne. Traduction par mes soins.

"Il n'y a pas de régularité dans la migration des animaux et souvent, au plus fort de la saison de la chasse à la baleine, les équipages peuvent camper pendant une semaine sans en voir une. Quand les esquimaux apprirent que Dieu avait interdit de travailler le jour de repos ils considérèrent que cela ne profite pas à un homme de gagner le monde entier s'il y laisse son âme. Et bien que la capture des baleines était ce qu'ils désiraient le plus, le samedi après-midi, ils enlevaient leurs bateaux du bord de la glace et se tenaient prêts pour l'observation du dimanche. Cela leur prenait la moitié du lundi pour tout re-préparer. Ainsi, ils perdaient deux jours sur 7 de la saison chaude d'une durée de seulement six semaines dans l'année."

Et c'est ainsi que les Inuits, dans les années 1920, durent introduire une vision liturgique du temps dans leur éco-temps. Ce ne fut pas sans mal que les femmes et les anciens, chargés de "garder le temps" marquaient les jours sur une pièce de bois et se renseignaient auprès des autres quand le dimanche était" perdu".

L'arrivée du calendrier, de notre calendrier, était inéluctable. Le premier fut introduit par une mission catholique en 1930.

Et les montres ne manquèrent pas de suivre. Faut-il en être fiers ??

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