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Comment fonctionne la Lune
La Lune suit deux mouvements principaux : une rotation sur elle-même et, en tant que satellite naturel, une révolution autour de la Terre (qui elle-même tourne autour du Soleil).
L’orbite lunaire est inclinée de 5,1 degrés1 par rapport au plan de l’écliptique. Au cours de sa révolution, la Lune passe ainsi alternativement au-dessus et au-dessous du plan de l’écliptique. Les deux s’intersectent au niveau des nœuds lunaires.
L’orbite lunaire n’est pas circulaire, mais légèrement elliptique, aussi la distance entre la Terre et la Lune varie en permanence. La distance la plus courte entre les deux astres est nommée le périgée, la plus éloignée l’apogée. Ces deux extrémités constituent les apsides. Au moment du périgée (superlune), environ 363 400 km séparent la Terre et la Lune ; lors de l’apogée, environ 405 500 km (microlune)2. La Lune se déplace plus vite au niveau du périgée et plus lentement à l’apogée3 4.
La position du Soleil, de la Terre et de la Lune varie constamment. Certains alignements structurent le cycle des phases lunaires.
Deux temporalités
Facilement perceptible grâce à ses phases, la Lune constitue un repère astronomique intéressant. Pour l’observateur terrestre, la Lune présente deux périodicités : le rythme quotidien (lever et coucher) et le rythme mensuel.
1. La journée
Lors de sa révolution orbitale, la Lune se déplace d’ouest en est, mais du fait de la rotation de la Terre sur son axe (d’ouest en est), elle suit le mouvement contraire : pour un observateur terrestre, le satellite se lève à l’est et se couche à l’ouest5. Chaque jour, la Lune se lève et se couche de plus en plus tard, ce, quelle que soit la saison.
Le saviez-vous ?
- Les jours de nouvelle lune et de pleine lune, les horaires de lever et de coucher du Soleil et de la Lune sont presque synchronisés. Lors de la nouvelle lune, la Lune (située entre le Soleil et la Terre) se lève et se couche quasiment au même moment que le Soleil. Lors de la pleine lune, l’heure de lever de la Lune coïncide peu ou prou avec celle du coucher du Soleil, et l’heure de son coucher avec celle du lever du Soleil.
- Une journée, en tant qu’unité d’une durée de 24 heures comprenant une nuit et un jour, est nommée nycthémère.
2. Le mois
On distingue différentes temporalités pour mesurer le mois lunaire. Elles équivalent à des durées moyennes, et non des durées vraies6 :
-
le mois synodique 7 :
C’est le temps nécessaire à la lune pour effectuer une révolution complète autour de la Terre et revenir au même alignement Terre-Lune-Soleil. Les nouvelles lunes encadrent le mois synodique (aussi appelé cycle ou révolution synodique). Le mois synodique correspond à la durée de la lunaison. Il est utilisé pour établir le calendrier lunaire et fixer les phases de la lune.
Sa durée est de : 29,53059 jours, soit 29 jours 12 heures 44 minutes et 3 secondes.
Il s’agit ici d’une moyenne. Selon la configuration Terre-Lune-Soleil, l’intervalle entre deux lunaisons successives varie de 29 jours 5 heures à 29 jours 20 heures8. L’année tropique (durée séparant deux passages consécutifs du Soleil au point vernal) comporte douze lunaisons plus environ onze jours.
Lire nos pages : nouvelle lune et pleine lune.
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le mois sidéral :
Il s’agit de l’intervalle de temps mis par la Lune entre deux passages consécutifs sur un même point céleste déterminé en fonction d’une étoile fixe servant de repère. Il correspond à un tour complet de la Lune par rapport aux étoiles sur la sphère céleste.
Sa durée est de : 27,32166 jours, soit 27 jours 7 heures 43 minutes et 12 secondes.
La durée du mois sidéral est la même que celle que met la Lune à effectuer une rotation complète sur elle-même. Ce phénomène est appelé « rotation synchrone » ou « verrouillage des marées » (« tidal locking » en anglais).
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le mois tropique :
Il s’agit de l’intervalle de temps entre deux passages consécutifs de la Lune à la même position dans le ciel par rapport au point vernal.
Sa durée est de : 27,32158 jours, soit 27 jours 7 heures 43 minutes et 5 secondes.
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le mois anomalistique :
Il s’agit de l’intervalle de temps entre deux passages consécutifs de la Lune au périgée (point le plus proche de la Terre sur l’orbite lunaire). Il prend en compte la variation constante de la distance Terre-Lune.
Sa durée est de : 27,55455 jours, soit 27 jours 13 heures 18 minutes et 33 secondes.
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le mois draconitique :
Il correspond au temps écoulé entre deux passages consécutifs de la Lune au même nœud lunaire (ascendant ou descendant), c’est-à-dire à l’intersection de l’orbite lunaire avec l’écliptique.
Sa durée est de : 27,21222 jours, soit 27 jours 5 heures 5 minutes et 36 secondes.
Lire notre page éclipse lunaire.
En résumé :
| Type de mois | Point de repère | Durée moyenne | Durée détaillée | Usage |
|---|---|---|---|---|
| Synodique | Nouvelle lune (alignement Soleil-Lune-Terre) | 29,53059 jours | 29 jours 12 heures 44 minutes 3 secondes | Lunaison |
| Sidéral | Étoile fixe | 27,32166 jours | 27 jours 7 heures 43 minutes 12 secondes | |
| Tropique | Point vernal | 27,32158 jours | 27 jours 7 heures 43 minutes et 5 secondes | |
| Anomalistique | Périgée | 27,55455 jours | 27 jours 13 heures 18 minutes 33 secondes | |
| Draconitique | Nœud de l’orbite | 27,21222 jours | 27 jours 5 heures 5 minutes 36 secondes | Éclipse |
Pourquoi le mois synodique est-il plus long que le mois sidéral ?
Le mois sidéral correspond à la durée que met la Lune pour effectuer un tour complet autour d’une Terre théoriquement immobile. Or, pendant la révolution de la Lune autour de la Terre, la Terre poursuit elle aussi sa révolution solaire. Pour retrouver l’alignement Terre-Lune-Soleil initial, la Lune réalise une révolution d’une durée d’un mois sidéral à laquelle s’adjoint le temps nécessaire pour « rattraper » le Soleil. Lors d’un mois synodique, la Lune parcourt plus d’un tour complet (360° + 27° d’écart à récupérer).
Le mois sidéral correspond à la révolution autour de la Terre, et le mois synodique à la révolution autour de la Terre en mouvement.
Qu’est-ce que l’âge de la Lune ?
Il s’agit de l’intervalle de temps (en jours et heures) depuis la dernière nouvelle lune. Au moment de la pleine lune, l’âge de la lune est d’environ 14 jours.
Repère
D’un point de vue astronomique, la lunaison débute avec la nouvelle lune. Dans les calendriers strictement lunaires, comme le calendrier islamique traditionnel, elle commence avec le premier croissant visible, nommé hilal, et dure jusqu’à la réapparition suivante de ce croissant lunaire.
Question de géométrie
Le rythme lunaire provient de la géométrie dans l’espace du système Terre-Lune par rapport au Soleil (leurs longitudes célestes géocentriques). Selon leur alignement, une fraction différente de la Lune est éclairée.
Syzygie
Quand les trois astres sont alignés, on parle de syzygie. Cette syzygie peut être de conjonction ou d’opposition : dans le premier cas, la Lune se place entre le Soleil et la Terre. Cette configuration correspond à la nouvelle lune. Dans le second cas, c’est la Terre qui se positionne entre le Soleil et la Lune. Cette seconde configuration équivaut à la pleine lune.
Pourquoi n’y a-t-il pas systématiquement d’éclipse à chaque syzygie ?
Il n’y a pas d’éclipse solaire à chaque nouvelle lune ni d’éclipse lunaire à chaque pleine lune, car le plan de l’orbite lunaire n’est pas aligné sur celui de l’écliptique.
Quadrature
La Lune se retrouve à deux reprises à angle droit avec le Soleil. Elle est alors en quadrature. La première quadrature (longitude de 90° vers l’est), située entre la nouvelle lune et la pleine lune, correspond au premier quartier de lune ; la seconde quadrature (longitude de 90° vers l’ouest), située entre la pleine lune et la nouvelle lune, correspond au dernier quartier de lune.
En résumé :
| Géométrie | Angle | Repère | Phase lunaire | Éclairage |
|---|---|---|---|---|
| Syzygie de conjonction | 0° | Alignement Soleil-Lune-Terre | Nouvelle lune | Sombre |
| Quadrature est | 90° | Angle droit après la nouvelle lune | Premier quartier | Moitié droite éclairée* |
| Syzygie d’opposition | 180° | Alignement Soleil-Terre-Lune | Pleine lune | Disque lumineux plein |
| Quadrature ouest | 270° | Angle droit après la pleine lune | Dernier quartier | Moitié gauche éclairée* |
(*) Pour un observateur situé dans l’hémisphère Nord.
La portion de Lune illuminée vue depuis la Terre varie au cours du temps. Ce phénomène constitue les phases de la Lune.
Les phases lunaires
En fonction de sa progression au cours de sa révolution, la Lune passe par des stades d’illumination partielle, correspondant aux phases de la lunaison. Elles sont divisées en plusieurs catégories :
- les phases primaires correspondant aux positions longitudinales de la conjonction, l’opposition et les quadratures (respectivement nouvelle lune, pleine lune et premier et dernier quartiers) ;
- et les phases secondaires.
Les premières sont considérées comme fixes, les secondes comme en transition.
Le cycle de la lunaison est décomposé en huit étapes. Par convention, un mois synodique démarre toujours avec la nouvelle lune. La nouvelle lune suivante ouvre une nouvelle lunaison.
- nouvelle lune (abrégée en NL)
- premier croissant
- premier quartier (abrégé en PQ)
- lune gibbeuse (ou bossue) croissante
- pleine lune (abrégée en PL)
- lune gibbeuse (ou bossue) décroissante
- dernier quartier (abrégé en DQ)
- dernier croissant
Au moment de la pleine lune, la Lune dessine un disque lumineux plein ; à la nouvelle lune, elle est sombre et peu visible. Lors du premier quartier et du dernier quartier, elle est éclairée pour moitié : côté droit tout d’abord, puis côté gauche en fin de cycle.
De la nouvelle lune à la pleine lune, l’astre est en phase croissante. Sa surface lumineuse augmente chaque jour. De la pleine lune à la nouvelle lune, il est en phase décroissante. La proportion de surface lumineuse réduit quotidiennement.
À garder à l'esprit
Le sens d’éclairage de droite à gauche vaut pour l’hémisphère Nord. Dans l’hémisphère Sud, l’éclairage s’opère dans le sens opposé (moitié gauche lors du premier quartier, puis moitié droite lors du dernier quartier).
Les phases lunaires n’ont pas de « durée » figée et l’aspect visuel de chaque phase peut persister plusieurs heures. Ainsi, les repères des phases ne coïncident pas exactement avec la fraction visible (0 %, 50 %, 100 %), mais donnent une indication générale.
Dernière précision : la phase lunaire et la date de passage au niveau des apsides ne sont pas synchronisées. La première suit le cycle synodique, la seconde le cycle anomalistique. Une pleine lune peut donc survenir près du périgée (superlune) ou de l’apogée (microlune).
Le saviez-vous ?
Environ deux jours après le premier quartier, la lumière du Soleil éclaire de façon particulière la chaîne montagneuse lunaire Montes Jura. Seuls les sommets sont illuminés. L’arc pâle ainsi dessiné est nommé « manche d’or » ou « poignée d’or ».
La lune est-elle en phase croissante ou décroissante ?
Deux moyens mnémotechniques permettent de le déterminer.
1 / Observez la lune et projetez virtuellement une barre verticale qui passe en son centre. Si le croissant lumineux se trouve à droite, le demi-cercle et la barre forment ensemble la lettre « p », de l’expression « premier quartier ». La lune est alors croissante. A contrario, si le croissant est à gauche, le demi-cercle et la barre dessinent à eux deux la silhouette d’un « d », comme dans « dernier quartier ». La lune est décroissante. Attention toutefois : cette astuce n’est valable que pour un observateur situé dans l’hémisphère Nord. Dans l’hémisphère Sud, le d équivaut à lune croissante et le p à lune décroissante.
2 / Gardez à l’esprit que « la lune ment ». Un observateur rattache spontanément un croissant lumineux en forme de C (côté gauche du disque) à la phase croissante, dont la première lettre est un C. Il ne faut pas s’y fier : le C correspond à la phase décroissante et le D (tracé par le côté droit du disque auquel on greffe une barre verticale) à la phase croissante.
Le saviez-vous ?
- Au cours de la lunaison, la Lune dessine à certains moments un croissant très fin. Les deux extrémités forment des angles aigus nommés cornes. Le côté convexe — c’est-à-dire le bord extérieur du croissant qui compose l’arrondi — est toujours tourné vers le Soleil. Le côté concave (bord intérieur) qui « mord » dans le cercle, fait toujours face à la direction du Soleil. Les cornes sont systématiquement du côté le plus éloigné du Soleil. Les artistes représentent souvent la Lune à l’envers quand ils dessinent le croissant. Ils placent alors les cornes tournées vers le Soleil !9
- Depuis certains points du globe (essentiellement sous les latitudes tropicales), la Lune prend au cours de sa lunaison la forme d’un croissant retourné, dont les pointes se courbent vers le haut. Ce tracé particulier est désigné comme « lune mouillée » (car elle retient la pluie) ou « lune du Cheshire ». L’auteur Lewis Carroll s’est en effet inspiré de cette forme pour imaginer le sourire intrigant et exagéré du personnage du chat de Cheshire10 dans Alice au pays des merveilles11.
La déclinaison dans le ciel
La phase croissante ou décroissante est distincte de la déclinaison. Cette dernière indique la position de la Lune dans le ciel et correspond à la trajectoire en arc de cercle que décrit le satellite par rapport à l’équateur céleste. Pour l’observateur terrestre, elle se traduit par une trajectoire quotidienne plus haute ou plus basse au-dessus de l’horizon. Lorsque la Lune s’éloigne de l’horizon, elle est montante (ou ascendante). Quand elle s’en rapproche, sa déclinaison est descendante. Phase croissante/décroissante et déclinaison montante/descendante ne sont pas reliées.
Comment savoir si la Lune est montante ou descendante ?
La Lune change de déclinaison tous les 13,6 jours. Ce mouvement est indépendant des phases croissante et décroissante de l’astre. La déclinaison de la Lune est précisée dans les éphémérides et calendriers lunaires, mais elle peut être déterminée simplement. Il suffit d’observer deux nuits consécutives la position de la Lune par rapport à un point fixe de référence au même horaire. Si la seconde nuit la lune semble plus haute que la première nuit, elle est en phase montante ; dans le cas contraire, elle est en phase descendante. Ce cycle est inversé entre hémisphère Nord et hémisphère Sud.
Luminosité de la Lune
La Lune n’émet pas de lumière. Elle réfléchit une partie de la lumière solaire qu’elle reçoit. Cette lumière provient directement du Soleil, mais aussi indirectement de la Terre qui réfléchit sur elle une partie de la lumière solaire que la Terre reçoit. L'albédo de la Lune (c’est-à-dire le pouvoir réflecteur d’un corps recevant une énergie lumineuse d’une source extérieure) est particulièrement bas : environ 0,12, sur une échelle de 1 correspondant à un reflet intégral12. La Lune absorbe donc 88 % de la lumière qu’elle reçoit. En fonction du relief lunaire (massifs montagneux, mers…), l’intensité lumineuse de la Lune varie13. La capacité d’absorption importante de la Lune, liée à sa géologie14, explique par ailleurs pourquoi la température monte très haut lorsque l’astre est éclairé (près de 130 °C) et s’effondre lorsque l’astre ne reçoit plus de lumière (- 170 °C)15.
Seule une moitié de la sphère lunaire est visible depuis la Terre. L’éclairage de cet hémisphère (ou « face » dans le langage courant16) toujours identique change au cours de la lunaison.
À garder à l'esprit
La durée de la rotation de la Lune sur elle-même est la même que celle de sa révolution autour de la Terre (mois sidéral). L’égalité entre ces deux vitesses de rotation fait que c’est toujours la même face de la Lune qui est visible depuis la Terre. Si la Lune ne tournait pas sur elle-même, toute la surface sphérique apparaîtrait au fil de sa révolution.
Face cachée de la lune
La face cachée de la Lune depuis la Terre — ou face obscure — n’est pas privée de lumière solaire directe pour autant. Par exemple, lorsque la Lune est en quadrature par rapport à la Terre et au Soleil, la face visible de la Lune depuis le point de vue de la Terre n’est pas la même que celle depuis le point de vue du Soleil. Dans cette configuration, la moitié de la face visible de la Lune depuis la Terre est éclairée. Mais du point de vue du Soleil, une face entière est éclairée. Cette dernière est alors composée pour moitié d’une partie visible depuis la Terre, et pour l’autre moitié, d’une face cachée depuis la Terre.
Toutes les faces de la Lune sont donc éclairées à un moment ou un autre de sa révolution. Tout comme la face visible, la « face cachée » alterne environ entre deux semaines de lumière et deux semaines d’obscurité. Ainsi, elle n’est pas plongée dans une nuit permanente.
Pour éviter toute ambiguïté, les anglophones utilisent volontiers le terme « far side of the moon » (le côté opposé, le plus éloigné) et non les expressions « face cachée » ou « face obscure ».
Libration lunaire
Au cours de son déplacement, la Lune oscille un peu de gauche à droite et d’avant en arrière. Ce balancement, appelé libration lunaire, est lié à l’inclinaison de l’orbite lunaire et celle de l’axe de rotation de la Lune17. La libration lunaire offre des vues légèrement différentes de l’astre au fil de sa révolution. Si seuls 50 % de sa surface est visible à un moment donné, l’agrégation des diverses observations a permis de découvrir environ 58 % de la surface lunaire.
Qu’est-ce que la lune cendrée ?
L’expression désigne la lueur grisâtre du centre du disque lunaire en phase de fin croissant (juste avant ou juste après la nouvelle lune), lorsque la zone grise occupe la majorité du disque visible. Elle s’explique par la réflexion par la Terre de la lumière renvoyée en amont par la Lune. Pour désigner l’effet de ce clair de Terre, les anglophones utilisent l’expression « The old moon in the new moon’s arms » (la vieille lune dans les bras de la nouvelle).
Lunes spéciales astronomiques
Nouvelle lune
La nouvelle lune correspond à la phase de lunaison lors de laquelle la Lune est en syzygie de conjonction avec la Terre et le Soleil. La Lune est entièrement sombre. La néoménie (le premier jour du mois lunaire) marque le début d’une nouvelle lunaison.
Pleine lune
La pleine lune correspond au moment de la lunaison où le disque de la lune est entièrement lumineux. La Lune est alors en syzygie d’opposition avec la Terre et le Soleil. La pleine lune se situe à mi-chemin du cycle de la lunaison.
Superlune
La superlune correspond au moment où la Lune — en phase de pleine lune ou de nouvelle lune — passe au niveau du périgée, le point de l’orbite lunaire le plus proche de la Terre.
Microlune
La microlune correspond au moment où la Lune — en phase de pleine lune ou de nouvelle lune — passe au niveau du point le plus éloigné de la Terre sur l’orbite lunaire (l’apogée).
Éclipse lunaire
Lors d’une éclipse lunaire, le satellite disparaît entièrement ou en partie dans l’ombre de la Terre. L’éclipse lunaire peut être totale, partielle ou pénombrale.
Qu’est-ce que le saros ?
Le saros équivaut à une période de 6 585,32 jours (soit environ 18 ans 11 jours et 8 heures). Il correspond à une période de 223 lunaisons (ou mois synodiques). Découvert par les Chaldéens, le saros permet de prédire les éclipses solaires et lunaires.
Lunes spéciales calendaires
Lune bleue
Le terme « lune bleue » désigne la seconde pleine lune au sein d’un mois calendaire. Il peut aussi marquer la présence d’une quatrième pleine lune au sein d’une saison. Dans ce cas, il désigne la troisième pleine lune du cycle en question.
Lune noire
Le terme « lune noire » désigne la seconde nouvelle lune d’un même mois calendaire. Il s’agit de l’équivalent de la lune bleue pour la nouvelle lune.
Noms des lunes
Chaque pleine lune porte un surnom. Le plus usité provient du Old Farmer’s Almanac, qui reprend et adapte des nominations amérindiennes traditionnelles. À l’origine, le nom désignait la lunaison complète.
Reprise tableau [dates des pleines lunes année 0 // troisième entrée de la page Noms des lunes]
La première lune suivant l’équinoxe d’automne est appelée « lune des moissons » (harvest moon)18. Elle est immédiatement suivie par la « lune du chasseur » (hunter’s moon). Ce sont les deux lunes les plus connues. En Europe, la « lune des moissons » est parfois renommée « lune des vendanges » ou « lune du labour »19.
Lune et jardinage
La Lune a toujours constitué un repère incontournable pour les activités agraires et horticoles. Au XXe siècle s’est développée une lecture anthroposophique du lien entre le cosmos et la nature qui a donné naissance au calendrier lunaire ou calendrier biodynamique.
Références
Cette différence d’inclinaison explique pourquoi l’alignement du Soleil, de la Terre et de la Lune ne produit pas systématiquement une éclipse.
En astronomie, la distance entre deux astres est calculée à partir de leurs centres respectifs et non de la surface la plus proche de l’autre astre observé. Selon les calculs de Frank Espenak, de 2000 avant J.-C. à 3000 après J.-C., la distance du périgée lunaire varie de 356 355 à 370 399 km (soit une variation de 13 984 km), et celle de l’apogée de 404 042 à 406 725 km (soit une variation de 2 683 km). Lire : Fred Espenak, « Full Moon at Perigee (full supermoon): 2001 to 2100 Greenwich mean time », Astropixels.com, (s.d.)
Ce, en vertu de la loi des aires des Kepler.
Notons par ailleurs que lorsqu’un observateur se rapproche d’une sphère, la proportion de sphère visible devient plus petite, mais occupe un angle de plus en plus important. Il existe donc réellement une variation entre l’apogée et le périgée, bien que celle-ci soit peu observable.
Si la Terre tournait dans l’autre sens (d’est en ouest), la lune se lèverait à l’ouest pour se coucher à l’est.
L’écart entre la durée moyenne et la durée vraie peut s’élever à plus ou moins sept heures. Lire « Les mouvements de la Terre et de la Lune — En savoir plus : la lunaison vraie », Ressources libres - Lumières sur l’Univers, UFE - Observatoire de Paris - PSL, (s.d.)
L’adjectif « synodique » est issu du grec « sunodikos », évoquant la conjonction des astres, terme lui-même issu de « sunodos », signifiant l’assemblée, la réunion. Entrée « Synodique », Dictionnaire de l’Académie française, 9e édition.
Charles-Henri Eyraud, « Les mouvements de la lune », IMCCE - Institut français de l’éducation, (s.d. - circa 2015)
Camille Flammarion, « Astronomie populaire : description générale du Ciel », Paris, Éd. Marpon et Flammarion, 1881, p. 132
L’expression « grin like a Cheshire cat » (sourire comme un chat du Cheshire) est utilisée dès la fin du XVIIIe siècle. Son origine n’est pas clairement identifiée. Lire Pascal Tréguer, « Origin of the phrase ‘To grin like a cheshire cat’ », Word histories, (s.d.)
« Alice’s Adventures in Wonderland » a été publié en 1865. Pour plus d’informations sur le chat du Cheshire de Lewis Caroll, lire Mickael Tolveg, « Le chat du Cheshire : entre folie, mystère et magie dans l’univers d’Alice au Pays des Merveilles », Rencontres ciné, mis à jour le 17 septembre 2025
L’albédo de la Terre est estimé entre 0,30 et 0,34.
Plusieurs facteurs font varier l’intensité du clair de lune : la phase de lune, la distance entre la Terre, la Lune et le Soleil, les hauts plateaux lunaires, la qualité et la quantité d’air que traverse la lumière. Lire Bernd Brunner, Petite histoire de la Lune, Paris, Armand Colin, 2013
La surface de la Lune est recouverte d’une fine couche de poussière nommée régolithe.
« Moon facts », Nasa, publié le 15 novembre 2017
La sphère étant une forme géométrique dont chaque point de la surface est à équidistance du centre, elle ne possède pas strictu senso de face. Le terme est toutefois utilisé pour désigner la moitié de sphère vue depuis un point de vue déterminé. Lorsque le point de vue change, la face concernée suit le même mouvement.
L’orbite de la lune étant légèrement inclinée par rapport au plan équatorial de la Terre, depuis la Terre, la lune se balance de gauche à droite. L’inclinaison est au maximum lorsque la lune traverse le plan équatorial. L’axe de rotation de la lune sur elle-même est lui aussi un peu incliné par rapport à son plan orbital, ce qui crée un mouvement d’avant en arrière. Lorsque l’axe est dirigé vers la Terre, le pôle Nord de la lune est un peu visible ; de l’autre côté de l’orbite, le pôle Sud devient à son tour plus visible. Les variations de la distance Terre-Lune et de la vitesse orbitale participent aussi de l’effet de libration lunaire.
Si la lune des moissons tombe en octobre, la lune de septembre reprend le nom de « lune du maïs » afin de laisser à celle d’octobre le nom de « lune des moissons » (au lieu de « lune du chasseur »). La lune de novembre devient à la fois « lune du chasseur » et « lune du castor ».
« Histoire de Lune », Société astronomique du Havre, mis en ligne le 13 juillet 2023, consulté en novembre 2025