Date et origine de Shim'hat Torah

Drapeau de Sim'hat Torah
Drapeau de Sim'hat Torah (RonAlmog / CC-by)

Dates de Shim'hat Torah

Shim'hat Torah (aussi écrit Simhat Torah) est prévu aux dates suivantes :

  • mardi 2 octobre 2018
  • mardi 22 octobre 2019
  • dimanche 11 octobre 2020

Simhat Torah, littéralement « Joie de la Torah », est célébrée le 23 Tichri dans le calendrier hébreu, c’est une fête joyeuse qui marque la fin du cycle annuel des lectures hebdomadaires de la Torah et son recommencement.

Sim’hat Torah, l’achèvement du cycle de lecture annuel

Aussi écrit : Aussi Simhat Torah, Simchat Torah.

La fête de Simhat Torah est apparue au Moyen Age. Elle est célébrée en même temps que la fête de Chemini Atzeret, soit le 22 Tichri, en Israël et le lendemain, le 23 Tichri, dans le reste du monde. Elle marque la fin ainsi que le recommencement du cycle annuel de lecture qui constitue le cœur des offices à la synagogue.

La mise en place progressive du lectionnaire

Dans le judaïsme s’est mis progressivement mise en place la lecture rituelle de la Bible et surtout de la Torah, c’est-à-dire des cinq premiers livres de la Bible – Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome – réputés avoir été écrits par Moïse. Depuis au moins le Ier siècle de notre ère, celle-ci, considérée comme une ordonnance de Moïse, a lieu chaque semaine lors de l’office synagogal du samedi matin1.

Flavius Josèphe, Contre Apion II, 175 : « [Moïse] a proclamé la loi l'enseignement le plus beau et le plus nécessaire ; ce n'est pas une fois, ni deux ni plusieurs, qu'il faut l'entendre : mais il a ordonné que chaque semaine, abandonnant tous autres travaux, on se réunit pour écouter la Loi et l'apprendre exactement par cœur. »2

Le rite des lectures hebdomadaires de la Torah et des lectures spéciales des jours de fête figure Mishna, un recueil rabbinique composé vers 200 de notre ère3. Il s’agit d’une lecture continue : le texte de la Torah est divisé en sections nommées « péricopes » – en hébreu, une parasha – et on reprend chaque semaine à l’endroit où l’on s’était arrêté la semaine précédente. La lecture ne se fait pas dans une édition imprimée, mais sur un rouleau manuscrit comme c’était le cas dans l’Antiquité. On appelle ce rouleau un Sefer Torah.

L’ordre du texte est interrompu durant les jours de fête annuelle, parce qu’on y lit les passages de la Torah et des livres bibliques attribués aux prophètes – cette seconde lecture se nomme la haftara – relatifs à la fête en question4. Dans l’Antiquité, les modalités de division de la Torah en parashot pouvaient varier selon les communautés : le Talmud atteste que les communautés qui vivaient en Palestine mettaient trois ans pour compléter un cycle de lecture5 alors qu’en Babylonie, le lectionnaire était annuel.

Une fête née d’une polémique sur la lecture de la Torah

Cette divergence entraina une polémique entre rabbins, qui débattaient de la manière de faire la plus opportune. Les rabbins babyloniens, dont le cycle de lecture annuel s’achevait et recommençait le deuxième jour de la fête de Chemini Atzeret, soit le 23 Tichri6, décidèrent de solenniser cette date en faisant un jour de réjouissance centrée sur la Torah. C’est ainsi qu’apparu au IXe siècle la fête auquel on donna le nom de Simhat Torah, la « joie de la Torah ».

Au XIIe siècle, grâce à l’autorité du célèbre rabbin Moïse Maimonide, qui codifia dans son œuvre Mishne Torah les 54 parashot du lectionnaire annuel7, celui-ci s’imposa dans la quasi-totalité des communautés juives8, et avec lui progressivement la fête de Simhat Torah.

L’office de Simhat Torah à la synagogue

Lors de l’office Simhat Torah, les rouleaux de la Torah sont portés en procession autour de l’estrade à sept reprises. On procède ensuite à la lecture de la dernière parasha, c’est-à-dire la fin du Deutéronome. Tous les membres de la congrégation se succèdent sur l’estrade pour prononcer la bénédiction sur la Torah, et on recommence la lecture autant de fois que nécessaire. Les enfants n’ayant pas atteint la majorité religieuse participent également au rituel.

La dernière personne à lire la fin du Deutéronome et celle qui enchaine pour recommencer le cycle avec la première parasha de la Genèse ont des rôles particulièrement important. La cérémonie inclut également la récitation de poème dédiés et d’hymnes joyeux. Les fidèles expriment fréquemment leur joie par des danses tandis que les enfants agitent de petits drapeaux colorés.

Maureen Attali

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