Fête des belles-mères 2026, 2027 et 2028

Dates de la fête des belles-mères

La fête des belles-mères en France est prévue aux dates suivantes :

En France, la fête des belles-mères a lieu le dernier week-end d’octobre.

Il s’agit d’une fête symbolique, non inscrite dans le calendrier républicain ou un texte de loi.

Origine de la fête des belles-mères

La fête des belles-mères concerne originellement la mère de la conjointe ou du conjoint. Cette dernière occupe aussi souvent le rôle de grand-mère dans la famille. Désormais, cette fête concerne aussi la nouvelle compagne ou épouse au sein d’une famille recomposée.

Le saviez-vous ?

Les anglophones distinguent la seconde épouse d’un homme (« step-mother ») de la mère d’un époux ou une épouse (« mother-in-law »). Dans l’argot britannique de la fin du XIXe siècle, les belles-mères font l’objet de nombreuses railleries et taquineries. « Mother-in-law » désignait un mélange de bières vieilles et amères1.

Aux États-Unis

Une première tentative le 15 juin

Dans le sillage de l’instauration de la fête des mères en 1908 et de la fête des pères en 1910, des collectifs défendant les belles-mères voient le jour aux États-Unis dans les années 1920. Ces groupes entendent à la fois lutter contre les railleries dont font l’objet les belles-mères et les réhabiliter dans la société2.

Clara A. Griswold3 est une figure importante du combat mené pour la défense des droits et de la dignité des belles-mères. Elle préside l’Association des belles-mères, domiciliée au 37 Piedmont Street à Boston4, qui un mois après sa création le 1er août 1923 est déjà forte de 125 membres. Dans la foulée, la militante entreprend un voyage à New York afin de mobiliser des soutiens influents pour lancer un mouvement à l’échelle nationale. Elle espère créer des antennes dans tous les États de l’Union et, à terme, convaincre les législateurs de différents États de soutenir l’adoption d’une loi reconnaissant une journée des belles-mères.

Dans le cadre de sa campagne, Clara A. Griswold sollicite Mme Lemira Goodhue, belle-mère du président des États-Unis Calvin Coolidge, et lui propose le poste de présidente honoraire de l’organisation5. Cette dernière, fervente défenseure de l’idée d’une fête des belles-mères, apporte son soutien à la cause.

« J’aimerais voir instituer une journée nationale des belles-mères. »6
Lemira Goodhue (belle-mère du président des États-Unis Calvin Coolidge)

Les illustrateurs s'amusent souvent du subtil équilibre que doivent trouver belle-mère, fille et gendre.
Les illustrateurs s'amusent souvent du subtil équilibre que doivent trouver belle-mère, fille et gendre. (C) cpcr958 (Ebay)

L’association se mobilise sur tous les fronts. Elle dénonce les railleries des humoristes, les allusions désagréables dans les médias et ne plie pas devant les figures d’autorité. Par exemple, lors du procès de la famille Rousseau divisée par des querelles familiales entre générations, le juge chargé du dossier ose une remarque sarcastique sur la distance nécessaire entre la maison des mariés et celle de la belle-mère. Selon les dires du juge Rosenwasser, une distance de deux milles est « suffisante pour ne pas mettre en péril le bonheur des enfants »7. Une remarque désobligeante à laquelle Clara A. Griswold réagit en adressant une missive au juge afin de lui demander une entrevue.

Ligne de conduite à respecter

Si une part de bonne volonté est requise de la part de tous les protagonistes pour maintenir de bonnes relations, Mme Griswold suggère toutefois aux belles-mères de suivre quelques règles élémentaires8 :

  1. Ne pas vivre avec le jeune couple marié, car cela conduit irrémédiablement au malheur de chacun ;
  2. Ne rendre visite que de manière occasionnelle, et jamais plus d’une fois par semaine ;
  3. Appliquer scrupuleusement une conduite de « non ingérence » dans les affaires domestiques des filles et fils mariés.

L’Association décrète rapidement le 15 juin « journée des belles-mères »9 et entend inscrire ce rendez-vous dans le temps.

Sous le feu des critiques

Les critiques fusent tandis que des collectifs essaient d’instaurer une fête des belles-mères. Pourquoi créer de toutes pièces une journée des belles-mères alors qu’elles sont déjà célébrées lors de la fête des mères ? Certains observateurs soulignent avec cynisme que si l’initiative est soutenue par des millions de jeunes couples, c’est aussi par nécessité. Accablés par la Grande Dépression, ces derniers sont contraints d’accueillir leur belle-mère sous leur toit et, pour certains, de compter sur sa générosité pour subsister.

Par son action, l'association entend mettre en avant tout l'amour et l'attention qu'une belle-mère apporte dans la famille.
Par son action, l'association entend mettre en avant tout l'amour et l'attention qu'une belle-mère apporte dans la famille. Annie Spratt / unsplash

Mars 1934 : Amarillo (Texas)

La première fête des mères se tient à Amarillo, dans l’État du Texas (États-Unis) en 1934. Gene Howe, rédacteur-éditeur pour le journal local Amarillo Globe-News, en est le créateur. Au travers de cet événement, il souhaite faire amende honorable après avoir blessé sa belle-mère, Mme Nellie Donald, et provoqué un tollé au sein de la communauté locale à la suite de la diffusion d’un propos jugé vexant dans une de ses chroniques. Dans son texte polémique, Howe associait la présence de sa belle-mère dans son foyer à celle d’une garnison militaire (« the standing army out at our house »)10.

Un homme sans tact…

Couverture de la biographie de Gene A. Howe. Le personnage du « Tactless Texan » entoure son portrait.
Couverture de la biographie de Gene A. Howe. Le personnage du « Tactless Texan » entoure son portrait. (DR)

« The Tactless Texan » est une chronique quotidienne à la tonalité humoristique et à la verve franche, publiée dans le journal Amarillo Globe-News (lui-même issu de la fusion des journaux Globe et Daily News). Gene Howe11, son auteur, la signe sous le pseudonyme de Erasmus R. Tack12. Dans ces colonnes, il alimente et commente toute la vie locale : mise en relation de couple, recherche de foyer pour les chiens errants… Howe y tient aussi des propos parfois cinglants. Charles A. Lindbergh ou la chanteuse d’opéra Marie Garden en font les frais13. « The Tactless Texan » est illustrée par un personnage aux traits farceurs et aux yeux qui louchent — inspiré de l’acteur Ben Turpin — dénommé « Old Tack ». Certaines chroniques sont compilées en éditions annuelles, publiées sous le titre « Them Texas »14.

Au travers de cette fête, Gene Howe entend présenter publiquement ses excuses à sa belle-mère, mais aussi mettre l’ensemble des belles-mères à l’honneur. Pour l’épauler dans son entreprise, il sollicite l’aide de Mme C.C. Cunningham, une habitante d’Amarillo, qui active son réseau. Sept des 70 belles-mères contactées acceptent d’apporter leur soutien à l’organisation de l’événement15. Le club local des belles-mères est né.

La date du 5 mars 1934 est retenue. Elle coïncide volontairement avec la journée d’ouverture de la quatrième édition annuelle du grand marché aux bestiaux d’Amarillo, qui agrège des centaines d’éleveurs bovins. Ainsi, les organisateurs s’assurent la venue de visiteurs en ville.

Pour mobiliser les habitants et faire connaître son projet, Gene Howe lance un concours dans les colonnes de son journal : celui du plus beau poème en l’honneur des belles-mères. L’animateur radio Will Rogers mentionne l’événement lors de son émission dont la diffusion est nationale16. Les studios Universal et Paramount envoient des caméramans pour couvrir la journée.

Le jour J, toute la ville se met au diapason du slogan : « A mother-in-law is a mother who has made good. »17 Orchestres, commande de bouquets de pois de senteur et réservation de places de théâtre pour les invitées… La facture s’élève à 3 000 dollars (environ 65 000 euros)18.

Vue de Polk Street (Amarillo, Texas), grande artère de la ville qui a accueilli les défilés.
Vue de Polk Street (Amarillo, Texas), grande artère de la ville qui a accueilli les défilés. (C) Pittsburgh Postcards / Ebay

Programme de la journée

La fête s’organise autour de plusieurs temps forts : un défilé en centre-ville, un déjeuner et, clou de la journée, une remise de prix sur la scène du Paramount Theater19.

Six mille personnes se réunissent lors du défilé sur Polk Street. En fin de journée, les décorations pleuvent sur les planches du théâtre pour récompenser la belle-mère la plus âgée, la plus jeune, la plus mince, la plus corpulente…20 Nellie Donald, belle-mère de Gene Howe, reçoit, sous les ovations du public, celle de « la belle-mère la plus majestueuse et la plus belle ».

« Je suis reconnaissante envers mon gendre, mais il n’aurait pas pu faire grand-chose sans le soutien des autres. Je suis reconnaissante envers tous les habitants d’Amarillo. Ils ont rendu ma vie bien plus agréable. Je me sens encore seule, mais ce n’est rien comparé au malheur que j’ai dû endurer intérieurement il y a quelques années. Il y a une dimension humaine dans ce mouvement des belles-mères. Mon souhait le plus cher est que chaque belle-mère de ce pays puisse y trouver le bonheur et la satisfaction qu’il m’a apportés. »21
Nellie Donald, belle-mère de Gene Howe

Retranscription du courrier adressé par Nellie Donald (belle-mère de Gene Howe) à l'agence Associated Press (mars 1938).
Retranscription du courrier adressé par Nellie Donald (belle-mère de Gene Howe) à l'agence Associated Press (mars 1938). (C) Icalendrier

Reconduction de l’événement

En 1935, pour la seconde édition, le comédien Ben Turpin assure le rôle de maître de cérémonie22. Un cortège constitué de 17 groupes, deux unités de la garde nationale et des cow-boys et cow-girls anime la journée. La cérémonie de remise de prix est reconduite. Heureux hasard, Mme Claude Miller, belle-mère du gouverneur James V. Allred, est nommée la belle-mère la plus distinguée du Texas23. Aucune belle-mère n’est oubliée pour autant : chacune reçoit un bouquet de pois de senteur, un insigne d’honneur et profite de douces attentions (une glace gratuite, du café…)24.

« Il est plus que probable que la fête des belles-mères, lancée à Amarillo, s’étendra à l’ensemble des États-Unis et au monde entier, comme l’a fait la fête des mères. Personnellement, je pense que les belles-mères méritent autant, voire plus, d’honneur que les mères. […] Avant tout, pour être belle-mère, il faut d’abord être mère. Une belle-mère est une mère accomplie. »25
Gene Howe

Le rendez-vous gagne en ampleur chaque année. Les écoles ferment exceptionnellement pour l’occasion et les décorations envahissent la ville. Grâce à son journal, Howe mobilise une communauté toujours plus grande et fait évoluer les mentalités. Le parrainage de cette fête est aussi un levier bienvenu pour le journal qui gagne ainsi en visibilité.

Des femmes reçoivent des distinctions.
Des femmes reçoivent des distinctions. Brett Jordan / unsplash

1938 : une édition hors du commun

Lors de la cinquième édition, la première dame Eleanor Roosevelt, de passage dans la région pour un cycle de conférences, est conviée en tant qu’invitée d’honneur. Le 9 mars 1938, plus de 125 000 personnes — soit près de quatre fois la population d’Amarillo à l’époque26 — bravent les 4 °C pour assister à l’événement. Cette journée attire de nombreux Texans, mais aussi des habitants des États voisins du Nouveau-Mexique et l’Oklahoma27. Journalistes et agences de presse sont au rendez-vous ainsi que l’humoriste Ben Turpin28.

Le cortège suit le tracé de Polk Street et traverse 26 pâtés de maisons29. Il doit durer trois heures.

La célébration bat son plein. Un char de 50 mètres transportant près de 600 belles-mères défile sous les yeux des spectateurs, dont la Première dame. Il est suivi, entre autres, par une quinzaine de chars fleuris, un groupe d’agents de la police routière à moto, une cinquantaine de fanfares, un train miniature long de plus 70 mètres, un collectif de belles-mères amérindiennes d’une réserve Navajo et un groupe de beaux-pères30. Un char est dédié aux victimes du Dust Bowl, la grande vague de tempêtes ayant détruit et asséché toutes les terres agricoles alentour.

Un bouquet géant composé de 5 00031 roses American Beauty est offert à Mme Roosevelt32. Seule une grue peut tracter ce bouquet hors du commun pesant, avec son armature et son système d’irrigation, plus d’une tonne (1 130 kg). Un bouquet de pois de senteur, fleur symbolique de l’organisation, est aussi remis à chaque belle-mère présente33.

L’événement dépasse les frontières de l’État. Les gouverneurs du Nouveau-Mexique, du Colorado, de l’Oklahoma et du Kansas ont fait le déplacement pour représenter leurs États. Sont aussi au rendez-vous des représentants de l’armée de Fort Sill et des gardes nationaux du Texas et du Nouveau-Mexique.

L’édition de 1938 reste la plus marquante dans l’histoire de la ville. La fête des belles-mères essaime dans d’autres villes. Cinq gouverneurs, dont James V. Allred (Texas), inscrivent cette fête informelle comme célébration officielle.

En 195934, selon un journal de Louisiane, une douzaine d’États ont proclamé le troisième dimanche d’avril, journée de la fête des belles-mères.

La célébration de la fête des belles-mères monte en puissance tout au long du XXe siècle.
La célébration de la fête des belles-mères monte en puissance tout au long du XXe siècle. Annie Spratt / unsplash

Le saviez-vous ?

  • Plusieurs célébrités occupent successivement le poste de président national de la fête des mères : parmi eux, la star de cinéma Spring Byington et l’acteur George Gobel.
  • En 1958, la belle-mère du président des États-Unis Dwight D. Eisenhower, Elivera Doud, est nommée « belle-mère de l’année » par le comité de la fête des belles-mères de New York35. Le jury entend mettre en lumière la façon exemplaire dont elle incarne « les qualités de compréhension et dévouement » contribuant à l’unité de la famille américaine36.

Nouvelle jeunesse grâce aux fleuristes

Caricature de la belle-mère (Frick, 1960).
Caricature de la belle-mère (Frick, 1960). (C) Antiquariat-Voelkel / Ebay

Dans les années 1970, l’American Society of Florists et le Florists’ Transworld Delivery s’emparent de la fête des belles-mères. Ils déplacent l’événement le quatrième dimanche du mois d’octobre.

En 1976, la FDT lance des campagnes publicitaires dans deux villes du Midwest pour faire connaître la fête des belles-mères. L’accueil favorable du public les encourage à passer à l’étape supérieure. L’année suivante, un programme national de promotion est lancé, notamment grâce à des campagnes publicitaires télévisées37. Environ 700 000 commandes sont enregistrées auprès 16 000 boutiques membres de FTD38. De leur côté, les éditeurs de cartes de vœux ne croient pas dans le potentiel commercial de cette fête, a minima à court terme39. Les rayons papeterie restent vides et les clients doivent improviser pour adresser leurs vœux par écrit40.

La FTD lance des concours locaux à travers le pays. Chaque belle-mère sélectionnée localement intègre alors un second tour, au niveau national. La gagnante remporte notamment un voyage en Californie et une place pour participer à la Rose Bowl Parade, un grand défilé de chars fleuris41.

Étape symbolique, l’événement figure dans l’édition 1977 du célèbre Calendrier des événements annuels de Chase (Chases’Calendar of Annual Events), qui répertorie les jours fériés, anniversaires et autres commémorations42. Mais la journée mobilise moins le grand public. Le lobbying auprès des membres du Congrès se poursuit pour essayer de transformer la fête en un rendez-vous annuel officiel à l’échelle nationale.

À ce jour, la fête des belles-mères n’a obtenu aucune reconnaissance législative aux États-Unis. Elle continue d’être célébrée de manière informelle.

En France

La fête des belles-mères se fait une place en France dans les années 2000-2010, sous l’impulsion des acteurs du commerce, notamment les fleuristes. Elle concerne essentiellement les nouvelles compagnes au sein des familles recomposées. La fête, informelle, mobilise peu.

« Une proposition, en l’espèce, serait de lancer une fête des beaux-parents — comme il y a une fête des mères et une fête des pères. La proposition peut sembler gadget, symbolique et marketing. […] On doit pouvoir trouver des entreprises — des fleuristes, des brasseries, des bijoutiers — qui pourraient, en se faisant de la publicité, faire de la publicité à une fête des beaux-parents. Concrètement, il s’agirait seulement d’une journée (un samedi ou un dimanche) dédiée aux beaux-parents, aux belles-mères et aux beaux-pères. Arrêtée à une date précise, comme les autres fêtes de ce type, il s’agirait d’un moment où l’on peut — si on le souhaite — se faire plaisir, se reconnaître, se remercier. Naturellement, la proposition sera moquée et critiquée. […] La fête du beau-parent sera certainement montrée du doigt comme palliatif à un véritable statut. Alors quel est vraiment l’intérêt ? L’intérêt de toutes ces fêtes est qu’elles sont libres. Ni normes, ni obligations, ni dépenses publiques. Vous êtes libre, familialement, de célébrer ou de ne pas célébrer. Il n’est même pas nécessaire d’inscrire une fête des belles-mères et des beaux-pères sur un calendrier officiel. Il faut simplement aménager un moment pour des événements. Pour se faire plaisir. »43

Une tendre attention.
Une tendre attention. Paul / CC-BY-SA 2.0
Le pois de senteur est la fleur symbolique offerte aux belles-mères à Amarillo.
Le pois de senteur est la fleur symbolique offerte aux belles-mères à Amarillo. OrniCosa / CC-BY 2.0

La fête des belles-mères dans le monde

La fête des belles-mères n’est pas célébrée dans de nombreux pays. Les personnes concernées sont alors célébrées lors de la fête des mères et/ou la fête des grands-mères.

Brésil : une histoire insolite

En 1955, une fête des belles-mères — en l’occurrence la mère du conjoint masculin — se tient le 1er novembre dans la ville de Sorocaba (état de São Paulo), sur l’idée d’un libraire local. De nos jours, les belles-mères brésiliennes sont fêtées à la fin du mois d’avril. Deux théories expliquent pourquoi les Brésiliens célèbrent cette fête. La première remonte à 1958. Les agents fédéraux subissent alors moult retards de versements de leurs salaires. Au cours de cette période éprouvante pour les ménages, de nombreuses belles-mères apportent un soutien financier. Juscelino Kubitschek, à la tête du pays de 1956 à 1961, encourage ses concitoyens à remercier les belles-mères pour leur acte de solidarité en instaurant une journée spéciale44.

La seconde est plus cocasse. Elle concerne un industriel britannique installé au Brésil pour raisons professionnelles, qui aurait été victime d’un malencontreux malentendu linguistique. Fait notable : ce dernier collectionne des animaux et possède, entre autres, un anaconda (« cobra » en portugais). En 1961, il fait partie de la liste des invités à un repas organisé par le président Jânio Quadros. Sont aussi conviées les épouses et belles-mères (« sobra ») des invités. Confondant les deux termes, le malheureux industriel se serait présenté au dîner accompagné de son animal…

Références

  1. « Mother-in-law », Etymonline, (s.d.)

  2. Dans son édition du 27 mai 1903, le journal La Mayenne évoque la disparition « quelque peu tragique » de la « Ligue contre les abus des belles-mères », créée à Chicago. Cette dernière a cessé à la suite de l’interruption de belles-mères dans les locaux du club.

  3. Plusieurs éléments ont poussé Clara Griswold à s’engager pour cette cause. Proche de sa belle-mère, elle dit avoir été très peinée pour elle lorsque pendant une représentation à laquelle elles assistaient, un comédien a fait une blague de mauvais goût sur les belles-mères. Une fois devenue elle-même belle-mère, elle a mesuré à quel point les blagues à l’encontre des belles-mères étaient permanentes. Les prises de position de Lemira Goodhue (belle-mère du président Coolidge) et de l’homme politique George Mitchell l’ont convaincue de passer à l’action. In The Gaffney Ledge, 11 septembre 1923

  4. « Mother-in-law Day », The Imperial Valley Press, 11 septembre 1923, p. 4

  5. « Opens fight to aid Mothers-in-law », The Evening Star Washington, 12 septembre 1923, p. 22

  6. George T. Hook, « Mother-in-law joke doomed by new order », The South Bend News-Times, 14 octobre 1923, p. 21

  7. « Anecdotes : La protection des belles-mères », L’Écho nogentais, 26 septembre 1923

  8. George T. Hook, « Mother-in-law joke doomed by new order », The South Bend News-Times, 14 octobre 1923, p. 21

  9. Albert Apple, « The Referee : Mother-in-law », Perth Amboy Evening News, 21 septembre 1923

  10. L’expression grinçante de Howe souligne l’idée d’une présence envahissante, à la fois permanente et bruyante.

  11. Gene Howe est aussi connu dans le monde journalistique pour les aveux exclusifs qu’il avait réussi à extirper à A. D. Payne, un avocat coupable d’avoir tué son épouse et mutilé son fils. Afin de toucher l’argent de l’assurance de son épouse pour convoler avec sa maîtresse, ce dernier avait placé une bombe dans le véhicule familial. Voir « Gene Howe », Kansas Press Association, (s.d.) et « The Press : Tactless Texan », Time, publié le 18 août 1930.

  12. Il utilise aussi la signature Kernal E. Rasmus (ou Erasmus) Tack.

  13. Caden Keenan, « National Mother-in-law day, rooted in the high plains », My High Plains, publié le 20 octobre 2022, mis à jour le 19 octobre 2023.

  14. Cette expression est un clin d’œil au phrasé typique des cow-boys texans qui mentionnent leur bétail à l’aide du déterminant « them » et non « their ». In Townsend Godsey, « A Kansan kept Texans laughing at themselves », (s.d.), extrait du dossier documentaire de la Bibliothèque d’État du Kansas sur Gene Alexander Howe.

  15. Joseph S. Fowler et Stuart W. Showalter, « Evening network news selection : A confirmation of news judgment », Journalism Quarterly, 51 (4), 1974, pp. 712-715.

  16. Delbert Trew, « Parade honoring mothers-in-law drew thousands », Texasescapes.com, 8 juin 2009

  17. Le slogan pourrait être traduit ainsi : « une belle-mère est une mère qui s’est montrée à la hauteur », « qui a accompli sa mission avec brio » ou encore « qui a su faire ses preuves ». In Jean Newton, « Through a Woman’s eyes : Mother-in-law’s day », The Tribune Independent, 5 mai 1934

  18. Nea Service, « Fourth annual Mother-in-law day, march 9 », Waterbury Evening Democrat, 4 mars 1938, p. 12. En vertu de l’inflation et des taux de change, l’enveloppe correspond à un budget compris entre 60 000 et 70 000 euros (en 2025).

  19. Delbert Trew, « It’s all trew : Parade honoring mothers-in-law drew thousands », 8 juin 2009, Texas Escapes

  20. Sinead O’Carroll, « Did you know Mothers-in-law day was a thing ? », The Daily Edge, 9 mars 2013

  21. Courrier de Nellie Donald adressé à Associated Press, republié par le Pampa Daily News du 8 mars 1938 dans l’article : « Mother-in-law of Howe says she is «Lonesome » ».

  22. Vestel Lott (AP), « Mother-in-law day observed in Texas », The Daily Mining Journal, 5 mars 1935

  23. Vestel Lott (AP), « Mother-in-law day observed in Texas », The Daily Mining Journal, 5 mars 1935

  24. Vestel Lott (AP), « Mother-in-law day observed in Texas », The Daily Mining Journal, 5 mars 1935

  25. Caden Keenan, « National Mother-in-law day, rooted in the high plains », My High Plains, publié le 20 octobre 2022, mis à jour le 19 octobre 2023.

  26. « Eleanor Roosevelt visits for Mothers-in-law day », Amarillo Globe-News, publié le 13 août 2010 ; dans son journal « My Day » du 10 mars 1938, Eleanor Roosevelt écrit : « On m’a dit qu’Amarillo comptait environ 50 000 habitants, mais au moins 100 000 personnes étaient alignées dans les rues aujourd’hui. », in The George Washington University, Projet Eleanor Roosevelt Papers, Digital edition, March 10, 1938

  27. Gregory R.C. Hasman, « Amarillo Globe-News : how did Gene Howe and the Globe-News help guide Amarillo, Texas through the Dust Bowl and Great Depression ? », Thèse préparée pour le degré de Master of Arts, Université du Nord Texas, mai 2015

  28. Hugh Allen Anderson, « Eugene Alexander Howe : A pionner journalist and conservationist », Texas State Historical Association, publié le 1er février 1995, mis à jour le 30 avril 2025. Un char lui est d’ailleurs dédié.

  29. The George Washington University, Projet Eleanor Roosevelt Papers, Digital edition, March 10, 1938

  30. Joseph S. Fowler et Stuart W. Showalter, « Evening network news selection : A confirmation of news judgment », Journalism Quarterly, 51 (4), 1974, pp. 712-715

  31. De nombreuses sources évoquent un bouquet de 4 000 roses (voire 6 000 roses). Quel que soit le décompte exact, le bouquet marque les esprits par sa démesure.

  32. Selon les sources, ce bouquet a été offert au nom du maire d’Amarillo, Ross D. Rogers, et de Gene Howe, ou par Lewis P. Fields, au nom du Mother-in-law club original.

  33. Nea Service, « Fourth annual Mother-in-law day, march 9 », Waterbury Evening Democrat, 4 mars 1938, p. 12

  34. « Sunday will be Mother-in-Law Day », The Shreveport Journal, 17 avril 1959

  35. Registre national des lieux historiques, Formulaire d’inscription de la maison de John et Eliva Doud (Denver County, Colorado), History Colorado ; « Doud, Elivera 1958 », [223423], Denver Public Library Digital Collections, consulté en septembre 2025

  36. Extraits du Denver Post, du 16 avril 1958, cité in Registre national des lieux historiques, Formulaire d’inscription de la maison de John et Eliva Doud (Denver County, Colorado), History Colorado

  37. En 1977, Allen Smyth, directeur de la publicité pour la FTD, concède que son organisme coopère avec l’organisation new-yorkaise appelée Mother-in-Law’s Council. « Mother-in-Law’s Day », The Daily Progress, 22 octobre 1977

  38. James Walsh, « Mother-in-law’s day : good idea or just god business ? », The Journal News, 20 octobre 1978

  39. James Walsh, « Mother-in-law’s day : good idea or just god business ? », The Journal News, 20 octobre 1978

  40. « Mother-in-law wasn’t in the cards », The Province, 27 octobre 1977

  41. Barbara Pusch, « Mother-in-law day ? », The Palm Beach Post, 22 octobre 1977

  42. « Sanction push clamor on for Mothers-in-law day », The Tennessean, 3 octobre 1977

  43. Julien Damon, « Quel statut pour les beaux-parents ? », Futuribles, n° 406, mai-juin 2015, pp. 49-55

  44. Cette théorie est défendue par l’historien Oswaldo Munteal.

Lire aussi

  1. Yannick Ripa (dir.), « L’étonnante histoire des belles-mères », Paris, Belin, 2015, 334 pages. Travail, genre et sociétés, 2020/2 n° 44, p. 207-208.

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