Les Nuits des étoiles 2026, 2027 et 2028

Dates des Nuits des étoiles

Les Nuits des étoiles auront lieu aux dates suivantes :

  • du vendredi 7 au dimanche 9 août 2026
  • du vendredi 30 juillet au dimanche 1er août 2027 (estimée)
  • du vendredi 21 au dimanche 23 juillet 2028 (estimée)

La date est mobile. Cette manifestation annuelle de plusieurs jours se déroule à proximité du 12 août, nuit qui connaît généralement un pic d’étoiles filantes.

Originellement nommée Nuit des étoiles filantes, la manifestation a été rebaptisée Nuit des étoiles, puis Nuits des étoiles lorsqu’elle a été étendue à plusieurs jours.

Dates des Perséides

L’essaim des Perséides est visible pendant environ un mois.

  • du vendredi 17 juillet au lundi 24 août 2026
    pic d'activité le 12 et 13 août, taux horaire zénithal 100 THR
  • du samedi 17 juillet au mardi 24 août 2027 (estimée)
    pic d'activité le 12 et 13 août
  • du lundi 17 juillet au jeudi 24 août 2028 (estimée)
    pic d'activité le 12 et 13 août

D'autres pluies d'étoiles filantes sont visibles au cours de l'année.

Qu’est-ce qu’une étoile filante ?

Une étoile filante est un phénomène lumineux qui se produit lorsqu’un résidu d’astéroïde ou de comète situé sur la trajectoire autour du Soleil pénètre l’atmosphère terrestre. Lors de leur course orbitale, les comètes laissent des particules derrière elles. Ces dernières, regroupées en essaim plus ou moins dense, suivent leur comète d’origine. Au cours de sa révolution autour du Soleil, la Terre peut couper l’orbite d’une comète. Certaines poussières de comète rentrent à grande vitesse dans l’atmosphère terrestre et se consument. Selon l’orientation des particules par rapport à la Terre (collision frontale ou non), la vitesse d’impact est d’environ 10 km/sec ; elle peut grimper jusqu’à 70 km/sec1. Les particules forment alors des traînées lumineuses plus ou moins brillantes, parfois visibles plusieurs secondes. Elles proviennent d’une même zone, nommée « radiant », associée à la constellation dont elles semblent émaner.

Traînée de météore.
Traînée de météore. theilr / CC-BY-SA 2.0

À quoi correspondent les Perséides ?

L’essaim météorique des Perséides correspond aux débris (poussière et glace) laissés dans son sillage par la comète Swift-Tuttle2. Les météores en question semblent provenir d’une zone près de la constellation de Persée, qui par association lui a donné son nom.

Pourquoi la date change-t-elle chaque année ?

Les étoiles filantes ont lieu tous les jours, mais leur nombre varie au fil de l’année. La date des Nuits des étoiles correspond à la plage annuelle lors de laquelle l’orbite des Perséides rencontre l’orbite terrestre. Cette configuration, propice aux étoiles filantes, s’étire sur plusieurs semaines et connaît son summum entre le 11 et le 13 août. Selon les années, en théorie, entre 40 et 100 étoiles filantes traversent le ciel chaque heure3.

Les organisateurs désiraient initialement faire coïncider l’événement avec le pic d’activité de la pluie des Perséides, mais deux contraintes ont modifié la donne :
– la qualité des conditions d’observation : lors de la pleine lune, l’intensité lumineuse altère grandement les conditions d’observation. Dans ce cas, il est préférable d’opter pour une phase de la lune plus propice (idéalement le croissant avant le premier quartier).
– l’agenda médiatique et la présence d’intervenants : la soirée du vendredi a été privilégiée pour des enjeux d’audience télévisuelle et de disponibilité des animateurs des clubs.

La manifestation s’est ainsi désynchronisée du pic d’activité. De nos jours, elle est encore décalée lors des nuits de pleine lune.

D’une nuit à plusieurs

Le glissement de date entraîne un changement de nom : la « Nuit des étoiles filantes » devient la « Nuit des étoiles » afin d’élargir le champ d’action de la manifestation et de supprimer toute référence directe aux étoiles filantes. À partir de 1995, certains clubs proposent deux nuits consécutives d’observation pour augmenter les chances de profiter d’un temps clément. L’initiative est reprise à l’échelle nationale en 2000. La manifestation « Nuits des étoiles » peut s’étirer sur une, deux ou trois nuits, à la convenance des organisateurs locaux4.

Pourquoi les Perséides sont-elles appelées larmes de saint Laurent ?

Martyre de saint Laurent (1475).
Martyre de saint Laurent (1475). Jl FilpoC / CC BY-SA 4.0

Les pluies d’étoiles des Perséides sont aussi désignées « larmes de saint Laurent » en référence au martyr chrétien, fêté le 10 août dans la liturgie catholique. La date correspond au jour où il fut brûlé vif sur le gril en 258 après J.-C. À chaque date anniversaire, les étoiles filantes des Perséides seraient une résurgence symbolique des larmes versées par le supplicié.

Pourquoi fait-on un vœu au passage d'une étoile filante ?

Une explication souvent reprise attribue aux Grecs, et plus précisément à Ptolémée, la tradition de faire un vœu au passage d’une étoile filante. Selon ce récit, les étoiles tomberaient lorsque les dieux écartent la voûte céleste pour observer les humains : un moment idéal pour leur adresser une demande, puisqu’ils seraient à ce moment-là particulièrement attentifs. Aucune source antique connue ne confirme toutefois cette interprétation.

Dans de nombreuses cultures, les étoiles filantes ont été considérées comme des présages ou comme des manifestations du lien entre le ciel et la terre : âme d’un défunt, apparition d’un ange ou d’un démon, message d’une divinité5… Leur caractère soudain et exceptionnel aurait favorisé la croyance selon laquelle les vœux formulés à leur passage pouvaient être exaucés.

Au XXe siècle, le film Pinocchio, produit par les studios Disney en 1940, popularise largement le motif voisin du vœu adressé à une étoile. En effet, Geppetto confie à « l’étoile à souhaits » (wishing star)6 son désir de voir Pinocchio devenir un véritable petit garçon7. Le film et la chanson When You Wish Upon a Star contribuent ainsi à ancrer durablement le vœu fait aux étoiles dans l’imaginaire collectif.

Comment bien observer les étoiles filantes ?

Paré pour l'observation.
Paré pour l'observation. Virginia State Parks / CC-BY 2.0

Aucun matériel d’astronomie (jumelles, télescope, lunettes astronomiques) n’est requis pour profiter des nuits d’étoiles filantes. Il est vivement recommandé de sortir des zones urbaines et de s’éloigner de toute pollution lumineuse pour vivre pleinement l’expérience. Vêtements chauds, sièges confortables ou plaids seront les bienvenus.

Origine des Nuits des étoiles

Les Nuits des étoiles — anciennement Nuit des étoiles filantes (NEF) — sont une manifestation astronomique d’observation et de vulgarisation scientifique. Créées par les associations scientifiques et astronomiques, elles se sont structurées et faites connaître du grand public au début des années 1990 grâce à la télévision.

Levier de vulgarisation et de promotion

Pour les organisateurs, la NEF répondait à deux objectifs : donner au grand public l’envie d’observer le ciel étoilé et lui offrir la possibilité de le faire gratuitement pendant les vacances estivales8.

Cela s’inscrit dans un mouvement d’ampleur de diffusion de la culture scientifique et technique. Il s’agit tout à la fois de démocratiser l’astronomie, et de générer un engouement autour de la discipline.

Dans les années 1970, la section Astronomie de la Fédération nationale des clubs scientifiques (FNCS) soutient en priorité le développement de l’astronomie expérimentale de loisirs9. Au début des années 1980, l’Association nationale sciences, technique, jeunesse (ANSTJ)10 entend faire découvrir aux novices les subtilités de ce champ scientifique. Ainsi, en 1985, l’opération « métro à ciel ouvert » est lancée à Paris. Elle dure 15 jours et se tient dans 16 stations de métro. Selon les organisateurs, l’événement touche plusieurs millions de visiteurs11.

Focus « Métro à ciel ouvert »

En 1985, l’ANSTJ et la Régie autonome des transports parisiens (RATP) s’associent pour faire découvrir l’astronomie au plus grand nombre. Ponctuée d’ateliers et expositions, « métro à ciel ouvert » mobilise des centaines d’animateurs pendant 15 jours. À cette occasion, deux stations de métro abritent des planétariums ; à Saint-Augustin, des fresques et sculptures d’inspiration astronomique sont réalisées sous les yeux des visiteurs ; la station Auber est pour sa part ornée d’une immense carte du ciel phosphorescente de 11 mètres de diamètre. Clou de l’événement : une rame de wagons étêtée, équipée de télescopes et avec 200 invités à son bord, circule jusqu’au pont de Passy pour une soirée unique d’observation12.

En 1987, une Nuit nationale d’observation des étoiles filantes, coproduite par l’Association française d’astronomie (AFA) et l’ANSTJ, est organisée par quelques dizaines de clubs régionaux qui assurent localement des soirées d’observation. En 1989, des animations itinérantes sont programmées autour du lancement du satellite Hipparcos13.

1991 : passage à l’échelle nationale grâce à la TV

« Fin 1990, avec des copains de l’ANSTJ et du journal Ciel et Espace, nous rêvions d’une fête des étoiles sur le mode de la Fête de la musique. Descendez dans le pré avec vos télescopes, faites en profiter les autres, avions-nous envie de dire à nos amateurs d’astronomie. De son côté, France 2 voulait faire une émission d’astronomie avec l’astrophysicien Hubert Reeves. Nous sommes entrés en contact, et c’est ainsi qu’est née la nuit des étoiles filantes, en août 1991. »14

Eric Piednoël (Association française d’astronomie)

La télévision se saisit de l’événement, qui ainsi gagne en ampleur. En 1991, la chaîne publique Antenne 2 (qui deviendra France 2 l’année suivante) produit et finance un programme spécial pour l’occasion15 16. Pendant 4 heures, elle diffuse en deuxième et troisième partie de soirée une émission en direct — relayée sur France Inter — depuis le Théâtre de la Pleine Lune de Gourgoubès (Hérault), un théâtre antique qui, grâce à des collecteurs particuliers, utilise la lumière de la Lune comme unique source d’éclairage17. Des duplex avec trois sites d’observation (Aniane (Hérault), Nice (Alpes-Maritimes) et Pleumeur-Bodou (Côtes-d’Armor) sont mis en place. Les présentateurs, accompagnés de convives dont l’astronome Hubert Reeves et Daniel Kunth, incitent régulièrement les téléspectateurs à quitter leur petit écran afin d’observer le ciel18. Ces derniers sont encouragés à transmettre leurs questions aux prestigieux invités sur un standard téléphonique et une ligne Minitel dédiés (36-15, code RF19).

La première édition connaît un succès fulgurant. Elle devance ses concurrents sur la tranche 22h-0h40 et réalise 32 % des parts de marché (4,8 points Médiamat), ce qui équivaut à environ de 4 millions de téléspectateurs. Entre le 10 et le 11 août, le Minitel d’Antenne 2 enregistre 36 000 appels20. La mobilisation sur le terrain est aussi très positive puisque près de 100 000 personnes se rendent dans les zones d’observation animées par les bénévoles21.

« Nous étions emballés, les responsables de la chaîne également. On n’avait pas l’idée d’en faire une série, mais on a recommencé l’année suivante, et ainsi de suite, d’année en année. »22

Hubert Reeves

Pour la deuxième édition, France 2 (ex-Antenne 2) propose aux associations de coécrire l’émission. La Société astronomique de France (SAF) répond présente.

Observateur d'étoiles filantes.
Observateur d'étoiles filantes. Tom Nguyen / CC-BY 2.0

Au fil du temps, le programme devient un « succès audiovisuel et socioculturel »23 mobilisant le niveau local, les coordinateurs nationaux et les médias. Son impact ne se dément pas puisqu’il réunit près de 2,5 millions de téléspectateurs chaque année24. De grands journaux se joignent à l’initiative, et des journaux locaux et magazines (Télérama, l’Événement du jeudi ou Okapi par exemple) éditent et diffusent spécialement des cartes du ciel25.

Il en est de même sur le terrain. Le ministère de la Recherche et de la Technologie dégage des fonds pour faciliter la coordination des soirées d’observation. Du côté des associations et clubs d’astronomie, le taux de participation des bénévoles augmente constamment.

Le saviez-vous ?

En 1992, le ministère de la Recherche et de la Technologie devient le ministère de la Recherche et de l’Espace26.

Un thème annuel

Avec le temps, la NEF a offert aux astronomes l’occasion de faire état de l’avancée de leurs recherches et leurs découvertes. Chaque année, un thème est associé à l’événement (Voie lactée, éclipse, Lune, Saturne, Mars, l’exploration spatiale…).

Après plus de 10 ans de diffusion, l’émission télévisée est arrêtée en 2003. La manifestation se poursuit sur le terrain grâce au soutien du Centre national d’études spatiales (CNES), Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et Airbus Defence and Space27.

« L’intérêt de ces Nuits, c’est leur diversité. Ça va de la conférence superformelle d’un grand professeur à la petite initiative du club du coin qui va sur un terrain de foot et demande à ce qu’on éteigne les lumières pour pouvoir observer le ciel. »28

Alain Cirou, directeur de l’AFA

Selon le souhait des organisateurs, la manifestation encourage en toute simplicité, lors d’une période de détente, les rencontres entre initiés et grand public. Elle n’a pas vocation à s’ériger en grand-messe de la discipline29, l’observation du ciel devenant ainsi un loisir, et même une source d’intérêt touristique… et philosophique.

« Les étoiles filantes qui résistent à la volatilisation tombent lentement, sur le sol, on en trouve partout, poussières riches de fer et de nickel, décelant leur origine. Nous en respirons, nous en avalons, et nous portons ainsi en nous un peu de ciel. »30

« Imaginez que, dans toute la France, des clubs d’astronautes amateurs vont organiser des veillées pour initier les profanes. Qu’ils soient scientifiques professionnels ou simples passionnés, les amoureux du ciel ne sont pas des gens comme les autres. Ils parlent en années-lumière et relativisent spontanément tout. »31

Claude Sérillon (co-présentateur TV de la Nuit des étoiles 1995)

Lieux protégés pour observer les étoiles

La France compte plusieurs espaces exempts de pollution lumineuse favorables à l’observation nocturne du ciel. Le label RICE (pour Réserve internationale de ciel étoilé), décerné par l’International Dark-Sky Association, leur a été délivré. Il s’agit :

  • de la réserve du pic du Midi (Hautes-Pyrénées),
  • du parc national des Cévennes (Lozère/Gard),
  • du parc régional des Landes de Gascogne (Gironde/Landes),
  • de la réserve Alpes Azur Mercantour (Alpes-Maritimes/Alpes-de-Haute-Provence),
  • du parc régional du Morvan (Nièvre/Saône-et-Loire),
  • du parc régional de Millevaches (Corrèze/Creuse/Haute-Vienne)
  • et du parc régional du Vercors (Drôme/Isère).

La Nuit des étoiles à l’étranger

L’initiative française essaime à l’étranger. Des animations et rendez-vous d’observation se sont tenus, ou se tiennent chaque année ou de manière plus occasionnelle, en Tunisie, en Belgique, au Maroc, en Suisse, en Algérie, en Albanie, au Bénin, en Italie, en Espagne, en Lettonie et au Mexique32.

Autres pluies d’étoiles filantes majeures

Des pluies d’étoiles filantes (meteor showers) se rencontrent toute l’année. Elles se répètent tous les ans à la même période et sont nommées d’après la constellation dont elles semblent émaner. Voici les pluies majeures visibles depuis la France métropolitaine :

Essaim Mois Acmé Constellation Visibilité depuis la France métropolitaine Note
Quadrantides janvier 3–4 jan. Bouvier (anciennement Quadrant mural) Très favorable Essaim potentiellement très intense. Pic bref et météo hivernale souvent défavorable.
Lyrides Avril 22–23 avr. Lyre Très favorable Essaim ancien et modé.
Êta Aquarides Mai 5–6 mai Verseau Peu favorable Liées à Halley. Meilleures aux tropiques et dans l’hémisphère sud.
Bootides de juin Juin 27 juin Bouvier Observable Essaim très variable, souvent faible.
Delta Aquarides du Sud Juillet 30–31 juil. Verseau Peu favorable Météores souvent faibles, mieux visibles plus au sud.
Alpha Capricornides Juillet 30–31 juil. Capricorne Observable Faible en nombre.
Perséides Août 12–13 août Persée Très favorable Essaim le plus populaire en France : nuits d’été, activité forte, nombreux météores rapides.
Aurigides Août / sept. 31 août–1 sept. Cocher Observable Essaim secondaire.
Draconides Octobre 8–9 oct. Dragon Observable Souvent faible.
Orionides Octobre 21–22 oct. Orion Très favorable Deuxième grand essaim lié à Halley.
Taurides du Sud Octobre / nov. 10 oct. / début nov. Taureau Très favorable Faible cadence.
Taurides du Nord Novembre 11–12 nov. Taureau Très favorable Chevauchement possible avec les Taurides du Sud.
Léonides Novembre 16–18 nov. Lion Très favorable Activité normale modérée.
Andromédides Novembre ~9–14 nov. Andromède / Poissons Peu favorable Essaim surtout historique (fortes pluies au XIXe siècle).
Géminides Décembre 13–14 déc. Gémeaux Très favorable Souvent l’essaim le plus abondant de l’année.
Ursides Décembre 21–22 déc. Petite Ourse Très favorable Essaim discret et souvent éclipsé par les Géminides.
Les dates exactes d’acmé sont indicatives. Elles peuvent légèrement varier selon les années.

« La Terre coupe environ 300 nuages de poussières cométaires par an. Mais certains comportent peu de particules et donc peu d’étoiles filantes. D’autres sont en hiver, difficilement observables. »33

Sylvain Bouley (planétologue)

Pour un observateur situé en France métropolitaine, les trois essaims les plus impressionnants sont ceux des Géminides, des Quadrantides et des Perséides.

Nuit d'été pendant les Perséides.
Nuit d'été pendant les Perséides. Dave Dugdale / CC-BY-SA 2.0 / www.learningDSLRVideo.com

La pluie d’octobre 1933

La nuit du 9 octobre 1933 est restée dans les mémoires comme celle d’un feu d’artifice céleste. Au cours de cette avalanche d’étoiles filantes (Draconides), leur nombre a été évalué à au moins 120 par minute à Nice34. Même tempo à Montpellier où la cadence était de plusieurs à la seconde. En Gironde, « elles surgissaient de tous les points du ciel en même temps ; tantôt elles se présentaient par groupes de cinq ou six, tantôt elles apparaissaient comme des étoiles doubles ou triples », rendant leur décompte très difficile35. Si le 9 octobre 1933 les étoiles « fusaient à jet presque continu », les témoins ayant assisté à la pluie d’étoiles filantes du 27 novembre 1885 (comète de Biéla) dirent qu’elle fut encore plus admirable que celle de 1933.

Gravure astronomique ancienne représentant la pluie d'étoiles filantes du 9 octobre 1933.
Gravure astronomique ancienne représentant la pluie d'étoiles filantes du 9 octobre 1933. PrintsFromHeavenCom / Etsy
Photographie des météores du 9 octobre 1933 (au centre, l'étoile Vega). Photographie F. Quénisset (Observatoire de Juvisy). Image tirée d'un contretype du cliché original, sur lequel les traînées ont été renforcées pour être mieux visibles.
Photographie des météores du 9 octobre 1933 (au centre, l'étoile Vega). Photographie F. Quénisset (Observatoire de Juvisy). Image tirée d'un contretype du cliché original, sur lequel les traînées ont été renforcées pour être mieux visibles. F. Quénisset / L'astronomie (vol. 47 - 1933)
Carte montrant les trajectoires d'étoiles filantes observées par M. et Mme F. Le Coultre de 19h20 à 21 heures, le 9 octobre 1933 à Maisse (Seine-et-Oise).
Carte montrant les trajectoires d'étoiles filantes observées par M. et Mme F. Le Coultre de 19h20 à 21 heures, le 9 octobre 1933 à Maisse (Seine-et-Oise). L'astronomie (vol. 47 - 1933)

Références

  1. Ce qui équivaut respectivement à 36 000 km/h et à 252 000 km/h.

  2. Le nom officiel de la comète est 109P/Swift-Tuttle. Dans le langage courant, elle est désignée du nom de deux de ses découvreurs : Lewis Swift et Horace Tuttle.

  3. On parle de ZHR (Zenithal Hourly Rate) ou THZ (taux horaire zénithal) pour désigner cette fréquence.

  4. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, « « Nuit des étoiles » events (1991–2008) and their impact on the French astronomical leisure landscape », Symposium S260 (The Role of Astronomy in Society and Culture) - 2009, Paris, France

  5. Nadège Lucas, « Étoiles filantes : entre mystères, légendes et symbolismes », National Geographic, 27 octobre 2023, consulté en juillet 2026

  6. Notons qu’il s’agit d’une étoile fixe scintillante et non d’une étoile filante.

  7. « Gepetto wishes upon a star », extrait de Pinocchio (1940)

  8. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, « « Nuit des étoiles » events (1991–2008) and their impact on the French astronomical leisure landscape », Symposium S260 (The Role of Astronomy in Society and Culture) - 2009, Paris, France

  9. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, Gérard H. Gautier, « Loisir aérospatial et astronomique : la saga de l’Association nationale des clubs scientifiques II : de 1975 à 2000 », La revue pour l’histoire du CNRS, 2011, Médiation et médiatisation de la science, 27-28, pp. 48-57

  10. Devenue Planète Sciences au début des années 2000.

  11. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, Gérard H. Gautier, « Loisir aérospatial et astronomique : la saga de l’Association nationale des clubs scientifiques II : de 1975 à 2000 », La revue pour l’histoire du CNRS, 2011, Médiation et médiatisation de la science, 27-28, pp. 48-57

  12. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, Gérard H. Gautier, « Loisir aérospatial et astronomique : la saga de l’Association nationale des clubs scientifiques II : de 1975 à 2000 », La revue pour l’histoire du CNRS, 2011, Médiation et médiatisation de la science, 27-28, pp. 48-57

  13. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, Gérard H. Gautier, « Loisir aérospatial et astronomique : la saga de l’Association nationale des clubs scientifiques II : de 1975 à 2000 », La revue pour l’histoire du CNRS, 2011, Médiation et médiatisation de la science, 27-28, pp. 48-5

  14. Propos d’Éric Piednoël dans le Libération du 08/08/1997, cités in Jean-Claude Beacco dir., « Chapitre 4 : Représentations de la science », L’astronomie dans les médias, Presses Sorbonne Nouvelle, 1999, pp. 139-195

  15. Selon Olivier Las Vergnas et Éric Piednoël, l’implication personnelle de Pierre-Henri Arnstam, co-producteur du Téléthon et responsable des opérations spéciales de France 2, a été décisive.

  16. À l’origine, il devait s’agir d’une « Nuit de la science ». L’émission s’est recentrée sur l’astronomie à la suite de l’intervention de l’astrophysicien Daniel Kunth.

  17. « La nuit des étoiles filantes : le firmament sous haute surveillance », Le Monde, 4 août 1991

  18. « La nuit des étoiles filantes », Le Monde, 10 août 1991

  19. « La nuit des étoiles filantes : le firmament sous haute surveillance », Le Monde, 4 août 1991

  20. « La tête dans les étoiles et Antenne 2 au firmament », Le Monde, 8 septembre 1991

  21. Alain Constant, « Des étoiles dans les yeux », Le Monde Télévision, 6-7 août 2000

  22. Alain Constant, « Des étoiles dans les yeux », Le Monde Télévision, 6-7 août 2000

  23. Guylaine Guéraud-Pinet, « Formes et traitement médiatiques d’explorations : La médiatisation des origines de la vie et la vie extraterrestre à la télévision française et sur YouTube (1959-2018) », Questions de communication, 2022, n° 2, pp. 159-185

  24. Le journaliste Alain Constant résume ainsi son succès : « Réussissant à être à la fois pointue sur le plan scientifique mais accessible et compréhensible pour le grand public, multipliant les possibilités d’intervention des téléspectateurs auprès des éminentes personnalités scientifiques présentes en plateau, “La Nuit des étoiles« est devenue une émission emblématique du service public » ; Alain Constant, « Des étoiles dans les yeux », Le Monde Télévision, 6-7 août 2000

  25. « Rendez-vous avec la Voie lactée », Le Monde, 18 juillet 1993

  26. Décret n° 92-392 du 15 avril 1992 relatif aux attributions du ministre de la Recherche et de l’espace.

  27. Guillaume Cannat, « Trois nuits des étoiles pour découvrir l’astronomie », Le Monde, publié le 4 août 2016, modifié le 5 août 2016

  28. Eva Blum-Dumontet, « Trois jours pour découvrir la vie mouvementée des astres », Le Monde, publié et modifié le 10 août 2012

  29. Eva Blum-Dumontet, « Trois jours pour découvrir la vie mouvementée des astres », Le Monde, publié et modifié le 10 août 2012

  30. Société astronomique de France, « La pluie d’étoiles filantes du 9 octobre 1933 », G. C. F., L’Astronomie, vol. 47, 1933, pp. 489-514

  31. Jean-Louis André, « Dans la lucarne : la Nuit des étoiles. À l’observation du ciel d’été, on peut préférer, pour la cinquième année consécutive, une soirée en compagnie de Claude Sérillon et Hubert Reeves », Le Monde, 30 juillet 1995

  32. Olivier Las Vergnas, Éric Piednoël, « « Nuit des étoiles » events (1991–2008) and their impact on the French astronomical leisure landscape », Symposium S260 (The Role of Astronomy in Society and Culture) - 2009, Paris, France

  33. Audrey Dufour, « Pour ses 30 ans, la Nuit des étoiles revient aux sources », La Croix, 6 août 2021

  34. Société astronomique de France, « La pluie d’étoiles filantes du 9 octobre 1933 », René Schlumberger (Nice)., L’Astronomie, vol. 47, 1933, pp. 489-514

  35. Société astronomique de France, « La pluie d’étoiles filantes du 9 octobre 1933 », L’Astronomie, vol. 47, 1933, pp. 489-514

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