Jardiner avec la lune

Jours feuilles

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Jardiner avec la lune

Type de jour
  • Jours feuilles
Périodes néfastes
Phase lunaire
Lune décroissante
Dernier croissant
Trajectoire lunaire
Lune montante
+2.3°
Constellations
  • Poissons Eau

Aperçu 7 jours

Définition

Les adeptes de la sélénoculture jardinent en fonction du cycle lunaire. Cette pratique condense plusieurs niveaux d’informations, ce qui la rend parfois complexe pour un néophyte :

Des données collectées naît un agenda associant à chaque jour calendaire une activité ou une typologie de végétal à prioriser. Cet agenda est nommé calendrier lunaire, calendrier biodynamique ou encore calendrier lunaire biodynamique.

Télécharger votre calendrier de jardinage sur notre page dédiée.

Avertissement : L’efficacité des pratiques évoquées dans cet article, en grande partie héritières directes de la biodynamie (elle-même issue de l’anthroposophie), n’a pas été démontrée scientifiquement.

Principes fondamentaux

Historiquement, les hommes tiraient de l’étude des phases lunaires des repères pour établir le calendrier agricole1. Avec le développement de la biodynamie au XXe siècle, l’attention s’est focalisée sur la trajectoire lunaire et la position dans les constellations.

Les informations présentées ci-après s’appuient sur des observations ancestrales, enrichies par la vision de la biodynamie.

La phase lunaire

Pendant un mois synodique (d’une durée de 29,530 59 jours), la Lune suit deux mouvements : une phase croissante (de la nouvelle lune à la pleine lune) au cours de laquelle la portion éclairée augmente, et une phase décroissante (de la pleine lune à la nouvelle lune) au cours de laquelle cette portion lumineuse diminue. Chaque phase dure environ 14,8 jours.

Une lunaison complète.
Une lunaison complète. (C) Icalendrier

Phase croissante

Elle se caractérise par la présence grandissante de la « lumière lunaire ». Cette période permettrait le développement de ce qui se situe au-dessus du sol : tiges, feuilles, fleurs et fruits. Elle est par conséquent considérée comme favorable aux semis de légumes aériens.

Selon certains, il serait préférable d’attendre la deuxième partie de la phase croissante (après le premier quartier) pour semer. Plus encore, les semis réalisés deux jours avant la pleine lune offriraient des rendements supérieurs.

Cas particulier de la vigne et des champignons

La phase croissante constituerait la meilleure période pour tailler la vigne faible ; cela limiterait le risque d’une trop grande proportion de bois au détriment des fruits. A contrario, cette période ne serait pas judicieuse pour mettre le vin en bouteille.

De leur côté, les champignons pousseraient en abondance trois jours avant la nouvelle lune. La période de cueillette optimale correspondrait à la première semaine de la phase croissante.

Phase décroissante

Le décours se caractérise par la perte progressive de la « lumière lunaire ». Au cours de cette phase, il serait plus opportun de semer des légumes à produits souterrains. La phase décroissante favoriserait l’enracinement et la consolidation des végétaux.

Plus largement, cette période serait aussi propice à :

En résumé

Vigueur et croissance sont associées à la lune croissante, renforcement et stabilité à la phase décroissante.

Ce cycle synodique est souvent mobilisé pour gérer au mieux les ressources : en lune croissante, les fruits et légumes seront récoltés dans le but d’être conservés ; en lune décroissante, les récoltes, jugées plus savoureuses, seront plutôt consommées.

Ce rythme synodique est considéré comme secondaire en biodynamie.

Dictons populaires

Les dictons météorologiques regorgent de conseils sur la façon de jardiner en bonne intelligence avec la Lune. La lune vieille (entre le dernier quartier et la nouvelle lune) est souvent jugée néfaste pour planter3 :

« En lune dure, rien pousse ni trésit [réussit] »,
« Ne sème rien au décours, pour sûr tu y perdrais ton coup »,
« Quand décroîtra la lune, ne sème chose aucune. »

Ces assertions, non généralisables à toutes les régions, sont démenties par d’autres formules :

« Sème ta graine dans le déclin, tu auras du grain »,
« Sème ta graine au décours, elle germera toujours »4,
« Corne pointue, terre fendue ; corne levée, terre mouillée »,
« Ne sème pas dans le croissant, il faucille avant toi. »5

La trajectoire (ou déclinaison)

La position de la Lune dans le ciel n’est pas constante et sa proximité avec l’horizon varie. Lorsque la Lune s’en éloigne, elle est montante (ou ascendante). Lorsqu’elle s’en rapproche, elle est descendante. Chaque période dure environ 13,6 jours.

Phases lunaires et déclinaison sont deux cycles distincts. Compte tenu de leur différence de durée, ils sont désynchronisés. Selon la date, une pleine lune peut être en phase montante ou descendante.

Trajectoire montante

En lune montante, les liquides internes des végétaux monteraient plus volontiers dans la partie aérienne. Cette phase serait dès lors parfaite pour semer, greffer et faire germer, cueillir et récolter, faire une taille superficielle.

Trajectoire descendante

En lune descendante, l’activité végétative se ferait sous terre. Les jardiniers se concentreront sur le travail du sol et en profiteront pour planter, butter, tailler, bouturer, repiquer, rempoter, labourer, étendre du compost ou couper du bois.

En résumé

Au cours de la phase montante, les flux « montent » et se concentrent dans la partie aérienne du végétal. En phase descendante, ils « redescendent ». L’activité horticole s’adapte en conséquence.

Phases lunaires et trajectoire au cours de la lunaison.
Phases lunaires et trajectoire au cours de la lunaison. (C) Icalendrier

Les constellations

Le calendrier biodynamique prend aussi en compte en continu la constellation traversée par la Lune lors de son parcours. Cette information est centrale dans la conception théorisée par Maria Thun.

Dans la continuité des principes astrologiques, les constellations, nommées par signes, sont réparties entre quatre éléments (feu, terre, air et eau), eux-mêmes associés à un type de végétation. Le passage devant ces constellations favoriserait le développement du végétal correspondant.

Contrairement à l’astrologie, ce sont les constellations du zodiaque sidéral — plus proche des repères astronomiques — et non tropical qui sont utilisées. Par ailleurs, le calendrier biodynamique intègre les différences d’étendue des constellations, et ne repose pas sur un découpage en 12 portions égales de 30 degrés. Pour autant, Ophiuchus n’est pas pris en compte.

Lire : Principes fondamentaux en astrologie.

Les associations éléments-jours

(C) Icalendrier

L’élément feu (associé aux signes astrologiques Bélier, Lion et Sagittaire) correspond aux jours fruits/graines ; la terre (Taureau, Vierge et Capricorne) aux jours racines ; l’air (Gémeaux, Balance et Verseau) aux jours fleurs, et l’élément eau (Cancer, Scorpion, Poissons) aux jours feuilles.

Dans cette conception, l’élément feu englobe la notion de chaleur (température) et l’élément air, la question de la luminosité.

L’association de la lune, du zodiaque et des quatre éléments conduit à la distinction suivante :

Les jours fruits/graines

Associés à l’élément feu, les jours fruits/graines englobent tout ce qui, au sens large, est récolté pour le fruit (entité aérienne, à la suite d’une floraison) et les graines.

Sont concernés :

Attention : si ce sont les feuilles des produits fruits ou graines qui intéressent le jardinier (ex : feuilles de haricots verts), la plante bascule en « jours feuilles ».

Les jours racines

Associés à l’élément terre, les jours racines comprennent les végétaux qui se trouvent dans ou au niveau du sol.

Sont concernés :

Les jours fleurs

Associés à l’élément air, les jours fleurs incluent les végétaux récoltés pour les fleurs comestibles ainsi que les fleurs décoratives (ornementales).

Sont concernés :

Les jours feuilles

Associés à l’élément eau, les jours feuilles couvrent ce qui est composé de feuillage tendre.

Sont concernés :

Il est déconseillé de récolter les jours feuilles les produits destinés à la conservation. Pour cela, il vaut mieux privilégier les jours fleurs ou fruits.

(C) Icalendrier
Point de vigilance

Les cycles des constellations, des phases de la Lune, de la trajectoire et de la distance Terre-Lune étant désynchronisés, les plages horaires par type de végétal peuvent être réduites. Ainsi, une journée calendaire peut abriter plusieurs types de jours biodynamiques.

Périodes néfastes

Lors d’agencements astronomiques spécifiques — les éclipses lunaires et solaires, les nœuds lunaires7 et les positions orbitales lunaires extrêmes (périgée et apogée) —, l’action de la Lune sur la Terre serait décuplée8. Les activités horticoles (semis, récoltes) et viticoles (surtout le travail en cave) sont vivement déconseillées à ces moments précis.

Par convention, les almanachs bloquent la journée calendaire entière même si, astronomiquement, la configuration « problématique » est de courte durée. Ces fenêtres « à éviter » peuvent représenter jusqu’à 6 jours par cycle lunaire.

Vendredi et samedi saints

Certains calendriers biodynamiques considèrent le vendredi saint et le samedi saint précédant Pâques comme des « jours gris ». Ils sont jugés problématiques et peu propices aux activités horticoles.

Lune et météorologie

L’apparence de la Lune donnerait par ailleurs des indications quant aux conditions météorologiques9 :

« Si la Lune a des taches bien visibles, beau temps, froid en hiver. »
« La Lune rouge ou dorée annonce du vent. »
« Un grand cercle à la Lune annonce la pluie, prochaine si le halo est loin de la lune, lointaine s’il en est près. »
« La lune pâle est pluvieuse, la rougeâtre toujours venteuse, la blanche amène le beau temps.  »

Les années comptant 13 lunes (lire lune bleue et lune noire) seraient par nature des années de mauvais temps.

Règle météorologique du maréchal Bugeaud

Un dicton, attribué au maréchal Bugeaud, postule que Lune et conditions météorologiques sont liées. Quinze années d’observations lui auraient appris que « la Lune se comporte comme le quatrième jour 10 fois sur 12, comme le cinquième jour 11 fois sur 12, si le temps ne change pas au sixième »10. La règle s’est diffusée plus largement sous une autre forme : « Le temps se comporte 11 fois sur 12 pendant toute la durée de la Lune comme il s’est comporté au cinquième jour de la Lune, si le sixième jour le temps est resté le même que le cinquième, et 10 fois sur 12 comme le quatrième, si le sixième ressemble au quatrième. » Le dicton latin « primus, secundus, tertius, nullus ; quartus aliquis ; quintus, sextus qualis, tota lune talis » [premier, deuxième, troisième [jours], rien ; quatrième [jour] un indice ; cinquième, sixième [jours], [prédisent] la qualité de tout le reste de la lunaison] résumait peu ou prou les mêmes observations11.

Origine

Vision anthroposophique de Steiner

Le mouvement de la biodynamie apparaît alors que le monde agricole connaît de nombreux changements (mécanisation, industrialisation des engrais et pesticides). À rebours de cette course à la modernité émerge une vision plus naturelle et en harmonie avec la nature, incarnée par le philosophe Rudolf Steiner12. Guidé par l’envie de restaurer un lien entre l’homme et les mondes spirituels, il donne en 1924 un cycle de huit conférences intitulé « Cours aux agriculteurs ».

L’agriculture biodynamique postule que les forces cosmiques — dont la Lune — influencent la biologie des cultures. Selon cette conception, la gravité de la Lune — à l’origine du phénomène des marées — et la luminosité de l’astre agiraient sur les cultures13. Cela n’a pas été formellement démontré.

La biodynamie recommande de suivre un calendrier aligné sur le rythme lunaire pour organiser les périodes de semis et de récoltes. Elle interdit l’usage d’engrais, de pesticides et d’herbicides industriels, et préconise l’emploi de préparations végétales et minérales afin de « dynamiser » les sols.

Engrais spécifiques

Préparation biodynamique de « bouse de corne », aussi appelée préparation « 500 ».
Préparation biodynamique de « bouse de corne », aussi appelée préparation « 500 ». Martist / CC BY-SA 4.0

Rudolf Steiner recommande le recours à des préparations, essentiellement à partir de bouse de vache, censées soutenir la production. Dans le cas de la « bouse de corne », la matière première — issue idéalement d’un animal en gestation — est insérée dans une corne de vache et reste enterrée pendant un hiver avant d’être répandue14. Dans d’autres formules, la bouse de vache est amendée de préparations (à base d’ortie, de camomille ou de pissenlit) et stockée dans des organes d’animaux (vessie de cerf ou crânes de chat15). Sont aussi utilisés du quartz, des plumes et pelages d’animaux.

Meilleurs jours de semis selon Kolisko

En 1946, Lily et Eugen Kolisko16 tentent de déterminer l’influence de la phase de lunaison sur le développement de semis. Ils réalisent des essais sur des carottes, tomates et pois17 qu’ils plantent à deux moments du cycle lunaire : deux jours avant la nouvelle lune et deux jours avant la pleine lune. Ils obtiennent des résultats impressionnants et en tirent la conclusion suivante :

« Lorsque toutes ces plantes sont semées deux jours avant la pleine lune, la croissance et les rendements à la récolte sont toujours supérieurs à ceux obtenus quand les semis sont réalisés juste avant la nouvelle lune et ceci, même si les semis de nouvelle lune précèdent ceux de pleine lune. »18

Lily Kolisko

En d’autres termes, la croissance et les rendements des semis réalisés avant la pleine Lune sont toujours meilleurs que ceux effectués avant la nouvelle Lune. Leurs résultats empiriques n’ont jamais fait l’objet de résultats statistiques ni de publications scientifiques19.

Photographies de l'expérience de Lily et Eugen Kolisko sur des carottes. À gauche, des carottes dont les semis ont été réalisés deux jours avant la pleine lune ; au centre, deux jours avant la nouvelle lune ; à droite, deux jours avant la pleine lune suivante.
Photographies de l'expérience de Lily et Eugen Kolisko sur des carottes. À gauche, des carottes dont les semis ont été réalisés deux jours avant la pleine lune ; au centre, deux jours avant la nouvelle lune ; à droite, deux jours avant la pleine lune suivante. (C) DR

Calendrier lunaire de Maria Thun

En 1963, Maria Thun20 (infirmière de formation) veut analyser l’effet des constellations du zodiaque sur les plantations. Chaque jour elle plante des radis21 afin d’observer leur développement en fonction des constellations22. Elle arrive à la conclusion que « la position des planètes [ici la Lune] par rapport aux signes du zodiaque est fondamentale, mais que la sensibilité des plantes aux rythmes cosmiques est plus évidente en sol très humifère qu’en sol bien minéralisé »23. De ses constatations naît la répartition des jours fruits/graines, racines, fleurs et feuilles.

Fait insolite : Maria Thun relève « de très fortes variations de rendements dans les essais de semis qu’elle a réalisés heure par heure pour une même impulsion zodiacale »24.

Sa démarche expérimentale s’appuyant sur ses ressentis et non des paramètres objectifs, elle n’est pas scientifiquement validée.

Regard critique

En quoi les croyances de la biodynamie sont-elles contestables ?

Selon les adeptes de la biodynamie, la variation de la gravité lunaire jouerait sur la croissance des plantes, et plus précisément sur ses liquides, et donc sa sève. Or la gravité exercée par la Lune sur la Terre est environ 300 000 fois inférieure à la gravité terrestre. Son influence est donc très limitée et soumise à des variations minimes. Si la Lune est bien à l’origine du phénomène des marées, ses forces d’attraction ne peuvent agir dans un jardin.

L’éclairement lunaire, lui, change bien au cours de la lunaison. Mais là encore, son influence est impalpable par rapport à celle du Soleil (soit 128 000 fois inférieure lors d’une journée moyenne)25.

« Agriculture of Tomorrow », de Lily et Eugen Kolisko.
« Agriculture of Tomorrow », de Lily et Eugen Kolisko. (C) DR

Pas de validité scientifique

Diverses études tendant à démontrer l’efficacité de la biodynamie ne sont pas jugées comme recevables par la communauté scientifique. Y sont pointés des écueils méthodologiques, des biais de sélection, l’absence de résultats statistiques, la réinterprétation a posteriori de résultats26. Dès 1946, une méta-analyse intégrant les travaux de Kolisko, publiée par Cyril Beeson27 dans Nature relevait peu d’effet notable et considérait que la biodynamie n’est d’aucune utilité pour l’horticulture.

En conclusion

L’influence de la Lune sur les productions est infinitésimale et passe invariablement après d’autres facteurs : « Le rôle de la qualité des sols, de l’alimentation hydrique, de la température, de l’ensoleillement, du contrôle des ravageurs est immensément plus important que celui du cycle lunaire. »28

Lire aussi : saints de glace ; lune rousse.

Références

  1. Noëlle Dorion et Jacques Mouchotte, « Jardiner avec la Lune : mythe ou réalité ? », Jardiner autrement, Société nationale d’horticulture de France, 2017

  2. Le bois coupé avant la nouvelle lune présenterait « une meilleure résistance à la pluie et conviendrait mieux à la fabrication d’ustensiles de cuisine destinés à aller sur le feu ». Bernd Brunner, « Petite histoire de la lune », Hors collections, Paris, Armand Colin, 2013

  3. Ivan Jovanovic, « Soleil et lune dans la parémiologie française et serbe », Revue du Centre européen d’études slaves [en ligne], Langues en contact, 7, La revue, mis à jour le : 03/12/2021

  4. Colette Bourrier-Reynaud, Le temps, d’un cadran lunaire piémontais à l’horloge atomique. In: Pratique et mesure du temps. Actes du 129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, « Le temps », Besançon, 2004. Paris : Éditions du CTHS, 2011. pp. 137-148. (Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, 129-5)

  5. Ivan Jovanovic, « Soleil et lune dans la parémiologie française et serbe », Revue du Centre européen d’études slaves [en ligne], Langues en contact, 7, La revue, mis à jour le : 03/12/2021

  6. Les poireaux sont souvent classés en « légumes feuilles » dans d’autres calendriers.

  7. Moments où la trajectoire de la Lune (son orbite) coupe l’écliptique.

  8. La physique prouve que cette action est négligeable en ce qui concerne les végétaux.

  9. Colette Bourrier-Reynaud, Le temps, d’un cadran lunaire piémontais à l’horloge atomique. In: Pratique et mesure du temps. Actes du 129e Congrès national des sociétés historiques et scientifiques, « Le temps », Besançon, 2004. Paris : Éditions du CTHS, 2011. pp. 137-148. (Actes des congrès nationaux des sociétés historiques et scientifiques, 129-5)

  10. Dans un courrier adressé au duc d’Aumale en date du 18 décembre 1842, le maréchal annonce : « Je le répète, il faut consulter la lune et le baromètre avant de vous mettre en route. Le cinquième et le sixième jour de la lune étant beaux et le baromètre montant, vous avez de grandes chances d’avoir du beau temps durant tout le reste de la lune. Si le temps ne s’arrange qu’à la fin du premier quartier, vous avez encore de très bonnes chances, quoique moins assurées. Si le temps est *mauvais au cinquième et au sixième jour de la lune et qu’il continue à l’être après la fin du premier quartier, il y a onze chances sur douze que toute la lune sera en mauvais temps. » *in Jules Rouch, « Les méthodes de prévision du temps », Paris, Éd. Felix Alcan, 1924

  11. Jules Rouch, « Les méthodes de prévision du temps », Paris, Éd. Felix Alcan, 1924

  12. Jean-Jacques Ingremeau rappelle que Rudolf Steiner n’a pas étudié l’agriculture. Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020.

  13. Pour les chercheurs, les progrès agronomiques et génétiques prouvent que ces rapprochements relèvent des pseudosciences. Des facteurs internes (endogènes) et externes (exogènes) influent sur la croissance et le développement des plantes. « Agricultural beliefs on moon influence », Espores : la veu del Botanic, Universitat de Valencia, 26 février 2021 ; Mayoral, Olga, Jordi Solbes, José Cantó et Tatiana Pina, « What Has Been Thought and Taught on the Lunar Influence on Plants in Agriculture? Perspective from Physics and Biology », Agronomy 10, 2020, n° 7 : 955

  14. Jean-Jacques Ingremeau précise : « La »bouse de corne”, dite « préparation 500 », est fabriquée avec de la bouse de vache (si possible gestante) insérée dans une corne de vache, puis enterrée tout un hiver (pour « capter les forces cosmiques »). Elle doit ensuite être « dynamisée », c’est-à-dire diluée et brassée dans de l’eau au sein d’un chaudron de préférence en cuivre, avec un « vortex énergique sans causer de projection d’eau », à raison d’environ 100 g par hectare. Elle est censée favoriser la vie du sol, les racines, renforcer le lien entre la plante et le sol et rendre les cultures plus résistantes à la sécheresse. » Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020

  15. Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020

  16. Kolisko E. et Kolisko L. (1946). Agriculture of Tomorrow. Published by Kolisko archive, iii-74

  17. Leurs expérimentations portent aussi sur du blé, du maïs, des épinards…

  18. Noëlle Dorion et Jacques Mouchotte, « Jardiner avec la Lune : mythe ou réalité ? », Jardiner autrement, Société nationale d’horticulture de France, 2017

  19. Noëlle Dorion et Jacques Mouchotte, « Jardiner avec la Lune : mythe ou réalité ? », Jardiner autrement, Société nationale d’horticulture de France, 2017

  20. Thun M. (1964). Nine years observation of cosmic influences on annual plants (translated from Lebendige Erde Jan/Feb 1963). Star and Furrow (22). 11-17

  21. Les expérimentations de Maria Thun concernent les racines et les fruits. Rien n’a été cherché pour les jours fleurs et jours feuilles.

  22. Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020

  23. Noëlle Dorion et Jacques Mouchotte, « Jardiner avec la Lune : mythe ou réalité ? », Jardiner autrement, Société nationale d’horticulture de France, 2017

  24. Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020

  25. Jean-Jacques Ingremeau précise : « l’idée que la lumière de la Lune 4 puisse avoir un impact sur les plantes est plutôt fantaisiste. […] La lumière reçue par une plante pendant une nuit de pleine Lune équivaut à celle reçue lors du passage d’un nuage devant le soleil durant un dixième de seconde. De plus, la durée du jour varie quotidiennement (elle augmente ou diminue de plus de deux minutes pendant la moitié des jours de l’année). Cette variation journalière équivaut ainsi à la quantité de lumière de 20 000 nuits de pleine Lune. Le jour du semis a donc bien plus d’influence de ce point de vue que les phases de la Lune ! ». Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020

  26. Jean-Jacques Ingremeau, « Cultiver avec la Lune : superstition ou technique validée ? », AFIS Science, 330, mis en ligne le 2 février 2020

  27. Cette méta-analyse comprend les travaux de Kolisko. In Beeson, C.F.C. (1946). The moon and plant growth, Nature (158), 572-3. DOI: 10.1038/158572a0 ; la même année, il publie : Beeson C. F. C. (1946). Forestry, horticulture and the moon. Forestry abstracts (8) 191-198

  28. Noëlle Dorion et Jacques Mouchotte, « Jardiner avec la Lune : mythe ou réalité ? », Jardiner autrement, Société nationale d’horticulture de France, 2017

Lire aussi

Articles scientifiques (sous norme APA), cités dans leurs articles respectifs par Noëlle Dorion et Jacques Mouchotte, et Jean-Jacques Ingremeau :

  1. Kolisko E. et Kolisko L. (1946). Agriculture of Tomorrow. Published by Kolisko archive, iii-74

  2. Thun M. (1964). Nine years observation of cosmic influences on annual plants (translated from Lebendige Erde Jan/Feb 1963). Star and Furrow (22). 11-17

  3. Spiess, H. (1990). Chronobiological investigations of crops grown under biodynamic management. II. Experiments with seeding dates to ascertain the effects of lunar rhythms on the growth of little radish (Raphanus sativus, cv. Parat). Biological Agriculture & Horticulture 7 (2). 179-189. DOI :10.1080/01448765.1990.9754544

  4. Cappelli, M., Alias, S. & Tauri, L. (1982). Research on intraspecific variation in holm oak (Quercus ilex). Preliminary note: the germination capacity of the various 15 provenances. Atti dell’Istituto di Ecologia e Selvicoltura, Universita degli Studi, Padova (4) 23-60 (Abstract)

  5. Zürcher, E. (2001). Lunar Rhythms in forestry traditions-Lunar-correlated phenomena in tree biology and wood properties. Earth, Moon and Planets (85/86) 463-478. DOI:10.1023/A:1017018821490

  6. Kollerstrom, N. & Staudenmaier, G. (2001). Evidence for Lunar-Sidereal Rhythms in Crop Yield: A Review. Biological Agriculture and Horticulture, 19, 247-259. DOI:10.1080/01448765.2001.9754928

  7. Deleuran, L. C. & Andersen, U. (2008). Experiments on cultivation following the Maria Thuns Sowing Calendar. Gron Viden, Markbrug (329) 8 p. (Abstract)

  8. Beeson, C.F.C. (1946). The moon and plant growth, Nature, 158, 572-3. DOI: 10.1038/158572a0

  9. Mäder, P. et al. (2002), Soil Fertility and biodiversity in Organic Farming, Science, 296 :1694-7. DOI:10.1126/science.1071148

  10. Chalker-Scott, L. (2013). The Science Behind Biodynamic Preparations : A Literature Review, HortTechnology, 23 :814-19. DOI:10.21273/HORTTECH.23.6.814

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