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Dates des fêtes juives 2026, 2027 et 2028
La liste ci-dessous présente les principales fêtes juives :
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Shabbat
- du vendredi 2 à 16:47 au samedi 3 janvier 2026 à 17:57
- du vendredi 9 à 16:55 au samedi 10 janvier 2026 à 18:05
- du vendredi 16 à 17:05 au samedi 17 janvier 2026 à 18:15
- du vendredi 23 à 17:15 au samedi 24 janvier 2026 à 18:25
- du vendredi 30 à 17:26 au samedi 31 janvier 2026 à 18:36
- du vendredi 6 à 17:38 au samedi 7 février 2026 à 18:48
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Roch Hodech
- lundi 19 janvier 2026
- mardi 17 et mercredi 18 février 2026
- jeudi 19 mars 2026
- vendredi 17 et samedi 18 avril 2026
- dimanche 17 mai 2026
- lundi 15 et mardi 16 juin 2026
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Tou Bichvat
- lundi 2 février 2026
- samedi 23 janvier 2027
- samedi 12 février 2028
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Jeune d'Esther
- lundi 2 mars 2026
- lundi 22 mars 2027
- jeudi 9 mars 2028
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Pourim
- mardi 3 mars 2026
- mardi 23 mars 2027
- dimanche 12 mars 2028
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Jeûne des premiers-nés
- mercredi 1er avril 2026
- mercredi 21 avril 2027
- lundi 10 avril 2028
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Pessa'h
- du jeudi 2 au jeudi 9 avril 2026
- du jeudi 22 au jeudi 29 avril 2027
- du mardi 11 au mardi 18 avril 2028
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Yom HaShoah
- mardi 14 avril 2026
- mardi 4 mai 2027
- lundi 24 avril 2028
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Yom Haatsmaout
- mercredi 22 avril 2026
- mercredi 12 mai 2027
- mardi 2 mai 2028
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Pessa'h Sheni
- vendredi 1er mai 2026
- vendredi 21 mai 2027
- mercredi 10 mai 2028
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Lag Ba'omer
- mardi 5 mai 2026
- mardi 25 mai 2027
- dimanche 14 mai 2028
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Journée de Jérusalem (Yom Yeroushalayim)
- vendredi 15 mai 2026
- vendredi 4 juin 2027
- mercredi 24 mai 2028
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Chavouot
- vendredi 22 et samedi 23 mai 2026
- vendredi 11 et samedi 12 juin 2027
- mercredi 31 mai et jeudi 1er juin 2028
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17 Tammouz
- jeudi 2 juillet 2026
- jeudi 22 juillet 2027
- mardi 11 juillet 2028
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Tisha Beav
- jeudi 23 juillet 2026
À Paris, début le mercredi à 21:44 et fin le jeudi à 22:28 - jeudi 12 août 2027
À Paris, début le mercredi à 21:15 et fin le jeudi à 21:59 - mardi 1er août 2028
À Paris, début le lundi à 21:32 et fin le mardi à 22:15
- jeudi 23 juillet 2026
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Tou be’av
- mercredi 29 juillet 2026
- mercredi 18 août 2027
- lundi 7 août 2028
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Roch Hachana
- samedi 12 et dimanche 13 septembre 2026
À Paris, début le vendredi à 19:56 et fin le dimanche à 20:55 - samedi 2 et dimanche 3 octobre 2027
À Paris, début le vendredi à 19:14 et fin le dimanche à 20:13 - jeudi 21 et vendredi 22 septembre 2028
À Paris, début le mercredi à 19:36 et fin le vendredi à 20:34
- samedi 12 et dimanche 13 septembre 2026
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Jeûne de Guédalia
- lundi 14 septembre 2026
- lundi 4 octobre 2027
- dimanche 24 septembre 2028
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Yom Kippour
- lundi 21 septembre 2026
À Paris, début le dimanche à 19:37 et fin le lundi à 20:38 - lundi 11 octobre 2027
À Paris, début le dimanche à 18:55 et fin le lundi à 19:56 - samedi 30 septembre 2028
À Paris, début le vendredi à 19:16 et fin le samedi à 20:17
- lundi 21 septembre 2026
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Souccot
- du vendredi 25 septembre au dimanche 4 octobre 2026
Début des festivités le vendredi soir - du vendredi 15 au dimanche 24 octobre 2027
Début des festivités le vendredi soir - du mercredi 4 au vendredi 13 octobre 2028
Début des festivités le mercredi soir
- du vendredi 25 septembre au dimanche 4 octobre 2026
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Chemini Atseret
- samedi 3 et dimanche 4 octobre 2026
- samedi 23 et dimanche 24 octobre 2027
- jeudi 12 et vendredi 13 octobre 2028
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Sim'hat Torah
- dimanche 4 octobre 2026
- dimanche 24 octobre 2027
- vendredi 13 octobre 2028
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Hanouka
- du vendredi 4 au samedi 12 décembre 2026
Début des festivités le vendredi soir - du vendredi 24 décembre 2027 au samedi 1er janvier 2028
Début des festivités le vendredi soir - du mardi 12 au mercredi 20 décembre 2028
Début des festivités le mardi soir
- du vendredi 4 au samedi 12 décembre 2026
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10 Tevet
- dimanche 20 décembre 2026
- dimanche 9 janvier 2028
- jeudi 28 décembre 2028
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Pourim katan
- dimanche 21 février 2027
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Chouchan Pourim katan
- lundi 22 février 2027
Un grand merci au site calj.net, indiqué par un visiteur, pour la précision dans les dates des fêtes juives.
Les fêtes juives
Un calendrier festif élaboré sur le temps long
Les fêtes juives les plus anciennement attestées sont celles qui sont réputées avoir été instaurées par Dieu et qui sont donc intégrées dans la Torah, c’est-à-dire les 5 premiers livres de la Bible hébraïque dont la rédaction est attribuée à Moïse. Il est question d’une une fête hebdomadaire, le sabbat), d’une fête mensuelle (Roch Hodech) et d’une série de fêtes annuelles. Comme dans toutes les civilisations antiques, la fête est avant tout définie comme une offrande de sacrifices, moment de rapprochement entre les hommes et la divinité. Parmi elles, les fêtes de pèlerinage au temple de Jérusalem qui marquaient les temps forts du calendrier agro-pastoral furent interprétées comme des commémorations de grands épisodes de la Bible. Contrairement au sens le plus courant du mot « fête en français », les fêtes juives comprennent non seulement des occasions de réjouissance, mais également des pratiques de deuil que l’on peut qualifier de « fête triste » ; néanmoins, ces deux catégories ne sont pas hermétiques : Kippour est ainsi une fête de pénitence marquée par un jeûne mais interprétée comme une occasion joyeuse.
Les destructions successives du temple de Jérusalem (en 587/6 av. n.è. par les Babyloniens, en 70 de n.è. par les Romains) et la dispersion des communautés juives ont conduit à l’élaboration de rituels indépendant du sanctuaire de Jérusalem. Par ailleurs, le calendrier festif des communautés juives n’a cessé de s’enrichir au cours des siècles, que ce soit par le développement festif de rituels et de récits antiques ou par l’ajout de commémorations d’événements historiques.
Il est donc possible de reconstituer au moins en partie la chronologie de l’apparition des fêtes juives :
- Les fêtes prescrites par la Torah : le sabbat, Roch Hodech, Roch Hachana, Kippour, Souccot, Chemini Atseret, Pessah, Chavouot.
- Les fêtes dont l’origine se trouve dans d’autres livres de la Bible hébraïque : jeûne de Guédalia, jeûne du 10 Tevet, jeûne du 17 Tammouz, Tisha beav, Pourim.
- Les fêtes instaurées dans l’Antiquité, aux époques hellénistiques et romaine : Hanoucca, jeûne des premiers-nés, Tou beav.
- Les fêtes apparues entre la fin du Moyen Age et le début de la période moderne : Simhat Torah, jeûne d’Esther, Lag Baomer, Tou bishvat.
- Les fêtes et commémorations apparues dans la deuxième moitié du XXe siècle : Yom Haatsmaout et Yom HaShoah.
En outre, les fêtes juives n’ont pas toutes connu une évolution linéaire : certaines sont pendant une longue période tombée en désuétude avant de réapparaître. Au cours du temps, des significations nouvelles sont venues d’ajouter à celle(s) d’origine.
Hiérarchie des fêtes et disparités d’observance
Du point de vue religieux, toutes les fêtes n’ont pas la même importance. Concernant les fêtes annuelles, il existe des fêtes considérées comme majeures : ce sont les fêtes de réjouissance qualifiées de yom tov (en français, « jour faste ») ainsi que Kippour et Tisha beav. Par opposition, les autres fêtes et jours de jeûne sont dits mineurs. Globalement et malgré quelques exceptions, les fêtes les plus importantes sont les fêtes de la Torah définies comme des jours fériés et d’« assemblée sacrée ». Les plus observées par les fidèles sont celle de Pessah, au printemps, ainsi que celle de Kippour, qui a lieu pendant la séquence automnale des fêtes de Tishri. Durant cette période de 3 semaines s’enchaînent Roch Hachana, le jeûne de Guedalia, Kippour, Souccot, Hochana Rabbah, Chemini Atseret et Simhat Torah.
Beaucoup de fêtes ont une double voire une triple dimension : elles se caractérisent à la fois par des offices à la synagogue, des rites individuels et ainsi que des pratiques domestiques accomplies dans le cadre de la famille. Ainsi, toutes les fêtes de réjouissance sont l’occasion de repas particulièrement copieux et élaborés. Parmi les autres rituels les plus connus, on peut citer le jeûne intégral accompagnés de pratiques d’affliction notamment lors de Kippour, la construction de cabanes à Souccot, l’allumage de bougies à Hanoucca, les déguisements à Pourim et l’abstention de la consommation de tout aliment comportant de la farine levée à Pessah.
Les jours fériés des fêtes annuelles majeures de la Torah, sauf Kippour, sont redoublés en dehors d’Israël, ce qui conduit à des variations de dates entre les fidèles vivants en Israël et ceux qui vivent ailleurs dans le monde. Enfin, il faut noter qu’il n’existe pas d’autorité religieuse centrale universellement reconnue par tous les fidèles juifs, et que le judaïsme contemporain est composé de différents courants, lesquels n’observent pas toutes les fêtes de la même façon. Certaines fêtes et jeûnes mineurs ne sont ainsi pas observés par tous les fidèles, voire seulement par une minorité. De plus, il existe des fêtes locales qui ne sont célébrées que par une seule communauté.
La mise en place progressive d’un calendrier luni-solaire.
La Bible ne donne que de rares indices sur le calendrier hébraïque originel, et les spécialistes débattent de la nature exacte du calendrier ou des calendriers en vigueur dans les royaumes de Juda et d’Israël à l’Age du Fer. La majorité des chercheurs pensent qu’au plus tard au VIe siècle av. notre ère, influencées par les Babyloniens, les communautés juives adoptèrent majoritairement un calendrier lunaire, où le début de chaque mois était défini par la nouvelle lune. Il existe néanmoins des exceptions, dont la plus célèbre est la communauté dite des manuscrits de la Mer morte installée à Qumrân, laquelle utilisa un calendrier solaire jusqu’à sa disparition au Ier siècle de n.è.
L’année lunaire, constituée de 12 lunaisons, comporte 11 jours de moins que l’année solaire, définie par la révolution de la terre autour du soleil. La conséquence de ce décalage est que lorsqu’on adopte des mois lunaires, le début de chaque mois a lieu chaque année 11 jours plus tôt que l’année précédente. Dans les calendriers strictement lunaires, il n’y a donc aucun lien entre les mois et les saisons, comme c’est le cas actuellement dans le calendrier musulman. Or, la majorité des fêtes juives définies dans la Torah sont intrinsèquement liées aux saisons. Pour que les mois correspondent chaque année à la même saison, il faut faire coïncider les mois lunaires avec l’année solaire par un système de rattrapage qu’on nomme l’intercalation. On élabore ainsi un calendrier dit luni-solaire.
Si, dès le IVe siècle av. n.è., les Babyloniens mirent en place un système d’intercalation fixe fondé sur des calculs astronomiques, qu’on appelle communément le cycle métonique, ce n’était pas le cas des communautés juives dont le calendrier était à l’époque empirique : le début d’un nouveau mois était proclamé après l’observation du premier croissant de lune. D’après la tradition rabbinique juive du Talmud, après une première tentative au cours du IIe siècle de n.è., c’est au IVe siècle de n.è. que le rabbin Hillel II aurait introduit un calendrier juif fondé sur le cycle métonique. Vraisemblablement œuvre d’un processus long et collectif, ce calendrier se diffusa progressivement et s’imposa définitivement dans toutes les communautés juives dès le début du Moyen Age.
Ce calendrier est composé de 12 mois lunaires qui durent chacun alternativement 29 ou 30 jours. Pour rattraper le retard pris chaque année sur la révolution solaire, on intercale tous les 2 ou 3 ans (les années 3, 6, 8, 11, 14, 17 et 19 du cycle métonique de 19 ans) un mois supplémentaire en redoublant le mois nommé Adar.
Tableau récapitulatif des fêtes juives
| Date | Nom |
|---|---|
| A partir du coucher du soleil le vendredi jusqu’à la tombée de la nuit le samedi | Sabbat |
| Le 1er jour de chaque mois hébraïque | Roch Hodech La nouvelle lune |
| 1-2 Tishri | Roch Hachana Nouvel An |
| 3 Tishri | Jeûne de Guédalia |
| 10 Tishri | Yom Kippour Grand Pardon |
| 15-21 Tishri | Souccot Fête des Tentes |
| 21 Tishri | Hoshanna Rabba Grand Hosanna |
| 22 (et 23) Tishri | Chemini Atseret Le 8e jour de clôture |
| 23 Tishri (ou 22) | Simhat Torah La joie de la Loi |
| 25 Kislev-2 ou 3 Tevet | Hanoucca La Dédicace |
| 10 Tevet | Jeûne du 10 Tevet |
| 15 Shevat | Tou Bishvat Nouvel an des arbres |
| 13 Adar | Jeûne d’Esther |
| 14/15 Adar du premier mois d’Adar lors des années embolismiques | Pourim katan Petit Pourim |
| 14 Adar | Pourim La fête des sorts |
| 15 Adar | Pourim Shushan Pourim de Suse |
| 14 Nissan | Jeûne des premiers-nés |
| Soir du 14 Nissan 21 (ou 22) Nissan | Pessah Pâque |
| 27 Nissan | Yom HaShoah Jour du Souvenir des victimes juives du génocide nazi |
| 4 Iyyar | Yom Hazikaron Jour du Souvenir |
| 5 Iyyar | Yom Haatsmaout Jour de l’indépendance |
| 18 Iyyar | Lag Baomer Le 33e jour de l’Omer |
| 6 Sivan | Chavouot La Pentecôte |
| 17 Tammuz | Jeûne du 17 Tammouz |
| 9 Av | Tisha beav Le jeûne du 9 av |
| 15 Av | Tou Beav Fête de l’Amour |
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