Date et origine du Yom Haatsmaout

Célébration de Yom Ha'atzmaut
Célébration de Yom Ha'atzmaut / © myjewishlearning

Dates du Yom Haatsmaout

Le Yom Haatsmaout (Jour de l'indépendance) est prévu aux dates suivantes :

  • jeudi 9 mai 2019
  • mercredi 29 avril 2020
  • jeudi 15 avril 2021

Cette fête a lieu entre le 3 et le 6 du mois d'Iyar dans le calendrier hébreu.

Yom Haatsmaout, le « Jour de l’indépendance » de l’état d’Israël

Aussi écrit : Yom Haʿatzmaout

La commémoration annuelle de l’indépendance de l’état d’Israël est célébrée depuis 1949 entre le 3 et le 6 Iyar, une date qui tombe au mois d’avril ou de mai du calendrier grégorien. Fête nationale israélienne, sa dimension religieuse est débattue, et son observance donc très variable d’une communauté à une autre.

La fête nationale israélienne

L’indépendance de l’état d’Israël a été proclamée le 14 mai 1948 – date qui correspondait cette année-là au 5 du mois d’Iyar dans le calendrier hébraïque ‒ soit quelques heures avant l’expiration du mandat que les Britanniques exerçaient sur la Palestine depuis 1923 suite à la dislocation de l’empire ottoman. Dès l’année suivante, l’assemblée israélienne (en hébreu, Knesset) vota une loi qui conférait le statut de fête nationale à la date anniversaire de la déclaration d’Indépendance suivant le calendrier hébraïque1. Comme les fêtes juives les plus solennelles, le Jour de l’indépendance débute à la tombée de la nuit dans la soirée du 4 Iyar et se poursuit jusqu’au coucher du soleil le jour suivant.

Un prélude : Yom Hazikaron en l’honneur des combattants défunts

Cérémonie militaire en hommage aux soldats défunts au mur occidental
Cérémonie militaire en hommage aux soldats défunts au mur occidental © Isranet

La veille du Jour de l’indépendance2 est d’abord observé un « Jour du souvenir » en mémoire des combattants morts lors de la guerre d’indépendance israélienne ainsi que de tous les soldats israéliens tombés depuis cette date sur le champ de bataille et des victimes du terrorisme. Pendant 24 heures, tous les magasins et lieux de divertissements sont fermés. A deux reprises, le 3 Iyar à 20h et le 4 Iyar à 11h, une sirène retentit à travers tout le pays. La population observe alors deux minutes de silence et suspend son activité : le trafic routier en particulier est à l’arrêt. Des prières publiques sont récitées dans les cimetières militaires en présence des soldats d’active. Les différentes chaînes de télévisions et stations de radio diffusent des programmes consacrés aux actions glorieuses des soldats défunts, tandis que dans les écoles, on honore les anciens élèves tombés au combat.

Une cérémonie officielle accompagnée de multiples festivités

Dès le coucher du soleil dans la soirée du 4 Iyar, à Jérusalem, le drapeau israélien du cimetière militaire du mont Herzl, qui avait été mis en berne pour le Jour du souvenir, est à nouveau hissé en haut du mât. Les autorités politiques du pays – le chef d’état, le Premier ministre ou le président de la Knesset ‒ prononcent un discours de remerciement aux différentes unités des forces armées qui défilent avec leurs étendards3. Des performances artistiques sont également proposées et, lors d’une cérémonie nommée hadlakat masuot, 12 torches, représentant symboliquement les 12 tribus bibliques d’Israël, sont allumées par 12 citoyens choisis pour leur action exemplaire dans différents domaines. Dans de nombreuses villes israéliennes, les rues sont piétonnisées, des spectacles et des feux d’artifice sont organisés.

Dans la journée du 5 Iyar, le président israélien remet traditionnellement des décorations militaires et l’armée ouvre certaines de ses bases militaires au public. Le même jour ont lieu différents événements culturels majeurs du pays, notamment le concours biblique mondial (Hidon HaTanakh), une compétition de connaissance la bible hébraïque destinées aux collégiens et lycéens ainsi que la remise des Prix Israël, la plus haute distinction culturelle et scientifique du pays. Les habitants ont quant à eux coutume de décorer leur logement de drapeaux israéliens et d’organiser des pique-niques à cette occasion.

Cérémonie de l’allumage des torches
Cérémonie de l’allumage des torches © gov.il

Le débat sur la dimension religieuse du Jour de l’indépendance

En 1951, la décision du grand rabbinat israélien de conférer au Jour de l’indépendance le statut de fête religieuse mineure a engendré de nombreuses oppositions et déclenché un intense débat sur la nature de la fête, lequel n’est toujours pas résolu4. En conséquence, les pratiques religieuses qui lui sont associées varient considérablement. Dans les synagogues israéliennes dépendant du grand rabbinat, beaucoup récitent à cette occasion le Hallel, un ensemble constitué des Psaumes 113 à 118 et qui caractérise la liturgie des grandes fêtes de réjouissances de la Torah5 ; à l’inverse, d’autres rituels, comme la récitation de la bénédiction traditionnellement associée au Hallel, restent peu répandus. Dans les communautés appartenant au mouvement dit du « sionisme religieux »6, une liturgie spécifique a été élaborée pour le Jour de l’indépendance : elle combine des éléments empruntés à d’autres fêtes juives, notamment Pessah7, Hosanna Rabba8, Roch Hachana9 et Hanoucca10. Les communautés dites « massorti »11 procèdent quant à elles à une lecture publique d’une section12 de la Torah13 lors d’un office synagogal, comme c’est le cas lors de la célébration des fêtes juives14.

L’observance du Jour de souvenir et du Jour de l’Indépendance dans les communautés juives en dehors d’Israël

En conséquence de ces dissentions, le statut du Jour de l’indépendance est également très contrasté dans les communautés juives vivant en dehors d’Israël. Suivant le courant auxquels elles appartiennent, les congrégations insèrent des prières spéciales dans l’office, célèbrent des offices spécifiques ou n’accomplissent aucun rituel particulier. En revanche, le jour de la fête est souvent l’occasion pour les institutions et associations juives d’organiser des manifestations culturelles et festives indépendantes de la liturgie synagogale.

Barbecues le jour de la célébration, une tradition récente chez les Israéliens
Barbecues le jour de la célébration, le rituel du mangal, une tradition récente chez les Israéliens © Deborah Sinai/Flash 90

Une date fréquemment décalée

Bien que la déclaration d’indépendance de l’état d’Israël ait été proclamée le 5 Iyar de l’année 1948, sa commémoration annuelle n’a lieu à la même date que dans le cas où celle-ci tombe un mercredi. En effet, pour éviter que le Jour du Souvenir ou que le Jour de l’Indépendance ne tombe un jour de sabbat15, il a été décrété que, les années où le 5 Iyar tomberait un vendredi ou un samedi, la fête serait célébrée le jeudi précédent (le 3 ou le 4 Iyar) tandis que, les années où le 5 Iyar tomberait un lundi, la fête serait célébrée le lendemain mardi 6.

Maureen Attali

Fêtes religieuses

Boutique

Éphéméride

Mardi 17 Septembre Semaine 38 | Renaud PGibbeuse décroissante

L'éphéméride sur votre site ?
Intégrez notre widget en 2 clics !

À ne pas manquer

Archives complète de Calendriers Saga Outils de calcul pour les dates Calendrier des soldes Changement d'heure été / hiver Les années bissextiles Les saisons de l'année : hiver, printemps, été, automne Histoire des calendriers Les signes astrologiques Icônes de calendrier

Découvrez aussi

Fête du jour