Foire du Trône 2026, 2027 et 2028

Dates de la Foire du Trône

La Foire du Trône aura lieu aux dates suivantes :

  • du vendredi 27 mars au lundi 25 mai 2026
  • du vendredi 26 mars au dimanche 23 mai 2027
  • du vendredi 31 mars au lundi 5 juin 2028

La date est mobile. Les visiteurs disposent de plusieurs semaines pour assister à cette fête foraine, dont l’entrée est libre.

Au cours de son histoire, la foire porte successivement les noms de foire Saint-Antoine, foire au pain d’épice1, foire de Pâques, (plus rarement) foire du petit-Lendit2, puis foire du Trône. Cette foire est indissociable de la date de Pâques, qui à l’origine marquait son lancement.

Origine de la Foire du Trône

La Foire du Trône est intimement liée à l’histoire de l’Abbaye Saint-Antoine-des-Champs, fondée en 1198 et située aujourd’hui dans le 12e arrondissement de Paris3. À l’origine, il s’agit d’un petit marché rassemblant quelques vendeurs. L’événement disparaît à la Révolution, puis renaît en 1805 sous la forme d’une foire. Au fil du temps, il accueille de plus en plus de saltimbanques, jusqu’à devenir une fête foraine majeure. La Foire du Trône est l’une des plus anciennes foires parisiennes et l’un des plus importants rendez-vous forains de la capitale.

Différentes versions quant à son origine

Les historiens ne sont pas unanimes sur la date de création de la foire : certains la font remonter à 1719 (date de la création d’une mini-foire dans l’enclos de l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs), d’autres à 12224. Le récit populaire pousse volontiers encore plus loin le curseur et relie son apparition à la tradition du pain d’épice vendu par les disciples de saint Antoine en l’an 957. Cette date a été retenue pour fêter le millième anniversaire de la foire en 1957. Ainsi, l’histoire de la Foire du Trône a été reconstruite et mythifiée au fil du temps.

Une famine en cause

Saint Antoine par Martin Schongauer (entre 1480 et 1485).
Saint Antoine par Martin Schongauer (entre 1480 et 1485). CC0 Paris Musées / Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris

Une tradition tardive fait remonter l’origine de la Foire au pain d’épice à 957. À cette période, une famine aurait frappé le village de Picque-Puce, proche de Paris. Pour y remédier, les religieux associés au culte de saint Antoine auraient distribué un pain composé de seigle, de miel et d’épices aux affamés. Ils auraient par la suite obtenu l’autorisation de vendre ce pain aux épices. La véracité de cette anecdote n’est pas attestée et n’est pas compatible avec la date d’édification de l’abbaye, souvent évoquée dans ces récits.

L’anniversaire de 1957

Les forains choisissent pourtant cette date pour fêter symboliquement le millième anniversaire de l’événement en 1957. Pour l’occasion, ils construisent une maquette de l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs. Certains se déguisent en moines et distribuent des cochons en pain d’épice aux passants5. Alors qu’à cette époque les oppositions contre la foire se multiplient, les marchands insistent sur la dimension historique de la fête pour la sauver. Le temps leur donnera raison.

Dans la continuité de la foire au lard

Selon une autre version6, les moniales de l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs auraient obtenu en 1222 le droit de vendre leurs produits (porcs, miel, pains et pâtisseries - dont le pain d’épice), lors de la foire au lard qui se tenait durant la Semaine sainte. Fortes de leur succès, elles auraient décroché le droit de créer leur propre foire en dehors de Paris. Cette dernière aurait grossi et accueilli d’autres marchands, des jongleurs et des forains. La véracité de ce récit n’est, elle non plus, pas attestée.

Une foire religieuse et intimiste

Une ultime version fait remonter la création de la foire à l’année 1719, date de la tenue d’un mini-marché dans l’enclos de l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs.

L’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs s’endettant peu à peu, l’idée d’établir une grande foire à l’extérieur de l’abbaye afin de générer des recettes émerge. La proposition officielle des moniales est présentée à plusieurs reprises7, mais n’aboutit pas.

En 1719, tandis que la communauté subit un nouvel échec concernant sa demande, un petit marché découvert d’une journée, le lundi de Pâques, est tout de même instauré dans l’enclos de l’abbaye. Les quelques étals vendent du pain d’épice — ce qui laisse à penser que la tradition du pain d’épice était déjà bien implantée localement —, des pâtisseries, des objets fantaisie et proposent des animations et des jeux. La petite foire Saint-Antoine est reconduite chaque année. En 1722, le futur roi Louis XV, alors enfant, s’y rend8.

1805 : renaissance de la foire

La foire disparaît à la Révolution française, puis avant de réapparaître en 1805. Le commerce ne constitue plus l’essentiel de l’activité et des saltimbanques s’y greffent. Elle accueille des forains et leurs spectacles et gagne rapidement du terrain au gré de l’afflux des marchands et saltimbanques. Ainsi, la préfecture de police dénombre une vingtaine de forains en 1805, une soixantaine en 1823, 150 en 1841, 200 en 1852, 1600 en 18619, et plus de 2 400 en 188010.

À compter de 1841, les forains sont autorisés à s’installer sur le rond de la future place de la Nation, qui devient bientôt le point central du rendez-vous. Les artères et rues environnantes sont aussi occupées. La foire s’étire également dans le temps. À partir de 1860, elle dure deux semaines (avec une prolongation éventuelle de huit jours).

Plusieurs facteurs expliquent son succès : la foire est située près d’une grande concentration de population. Idéalement placée dans l’agenda, il s’agit de la première fête de printemps. Enfin, elle a lieu pendant les vacances de Pâques, ce qui facilite la venue des enfants et des familles.

Pourquoi l’appelle-t-on Foire du Trône ?
Carte postale de la place de la Nation à Paris avec ses deux colonnes (date inconnue).
Carte postale de la place de la Nation à Paris avec ses deux colonnes (date inconnue). DR / Ebay Carte postale Sale

La Foire du Trône tire son nom de l’ancienne place sur laquelle elle s’est longtemps tenue (de 1841 à 1963)11. Cet espace reçoit cette dénomination en 1660 à la suite de l’entrée solennelle à Paris du couple royal formé par Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche. Pour l’occasion, un trône (« haut dais ») est aménagé. En 1793, la place est rebaptisée « place du Trône-Renversé » et sert pendant quelques semaines de lieu de mise à mort par guillotine. Elle reprend son ancien nom en 1805, puis devient la place de la Nation en 188012. Au milieu du XIXe siècle, les terminologies « Foire au pain d’épice » et « Foire du Trône » sont toutes deux utilisées pour désigner l’événement.

1861 : la foire devient payante pour les forains

Désireuses de « régulariser l’existence de cette foire franche »13, les autorités décident de taxer les emplacements. En vertu de l’arrêté du 19 mars 186114, signé par le préfet Georges Eugène Haussmann, les forains, marchands et saltimbanques sont désormais soumis à un droit de place. Ils doivent payer un droit d’occupation de « 10 centimes par mètre superficiel et par jour ». Les propriétaires des théâtres et attractions équivalentes sont pour leur part assujettis à un « droit des pauvres », mis en place par l’administration de l’Assistance publique15. En 1862, il faut s’acquitter de 1,5 franc pour chaque mètre de façade16.

La Ville de Paris a visé juste. Entre 1861 et 1876, les recettes collectées doublent et les droits générés par la Foire du pain d’épice représentent à elles seules les deux tiers des sommes perçues pour l’ensemble des fêtes foraines de la capitale17.

La foire au pain d'épices, par Jules Després (1879).
La foire au pain d'épices, par Jules Després (1879). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
La foire au pain d'épices, sur le rond-point de la barrière du Trône, par J. Morin (2e moitié du XIXe siècle).
La foire au pain d'épices, sur le rond-point de la barrière du Trône, par J. Morin (2e moitié du XIXe siècle). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Combat d'ours à l'intérieur d'une baraque de la foire au pain d'épice, par Auguste-André Lançon (1875).
Combat d'ours à l'intérieur d'une baraque de la foire au pain d'épice, par Auguste-André Lançon (1875). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Promenade de Sa Majesté l'Empereur à la foire au pain d'épice (Barrière du Trône), par Godefroy-Durand (1866).
Promenade de Sa Majesté l'Empereur à la foire au pain d'épice (Barrière du Trône), par Godefroy-Durand (1866). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris

La fréquentation de la foire s’essouffle à partir de 188518 avant de redémarrer au sortir de la Première Guerre mondiale, les Parisiens ayant envie de légèreté et de s’évader. Le même phénomène de déclin suivi d’une hausse à l’issue du conflit se produit lors de la Seconde Guerre mondiale.

1964 : déménagement sur la pelouse de Reuilly

Mais le mécontentement monte du côté des résidents de la place de la Nation qui dénoncent les désagréments occasionnés par la forte concentration de personnes sur un espace réduit et peu adapté (campement des forains, manque d’hygiène en l’absence de sanitaires, nuisances sonores, vols et agressions…) et la fermeture des voies de circulation dans la zone. Les revendications, relayées par le député Roger Frey qui demandait le déplacement de l’événement, conduisent au transfert de la foire sur la pelouse de Reuilly (dans le bois de Vincennes, près de la Porte Dorée) en 1964. Elle s’y déroule toujours.

Foire du Trône au petit matin.
Foire du Trône au petit matin. Groume / CC-BY-SA 2.0
Guerre des enchères

Les forains qui souhaitaient participer à la Foire du Trône devaient décrocher leur emplacement aux enchères. En 1975, ce système d’adjudication avait rapporté 1 million de francs [soit 828 000 euros en 2025], une somme divisée de manière égale entre la caisse des écoles du 12e arrondissement (arrondissement où se tient la foire) et les caisses des écoles de la Ville. En 1976, les emplacements les plus recherchés s’étaient arrachés pour 80 000 et 100 000 francs [soit entre 60 000 et 75 000 euros en 2025]19. Comme le prévoyait le règlement, un forain décrochant quatre années consécutives la même place en devenait automatiquement bénéficiaire pour la cinquième année20. Ce système s’est arrêté à la fin des années 199021. Désormais, l’attribution des emplacements est effectuée par les services municipaux compétents, après examen des dossiers22.

Pourquoi se rendait-on à la foire ?

Spectacle lors de la Foire du Trône (circa 1890).
Spectacle lors de la Foire du Trône (circa 1890). Le Préau des photos / Ebay

La foire est tout à la fois un espace de distraction, de découverte et d’étonnement. Pléthore d’activités y sont proposées par les « rois de la banque » (la « banque » désignant la baraque des forains).

Au XIXe siècle, le public se presse pour prendre part aux spectacles vivants. Il assiste tantôt à des représentations spectaculaires comme celle de la femme colosse, de l’homme sauvage, du veau à trois têtes, de l’avaleur de sabres ou encore de l’homme canon, ainsi qu’à des spectacles de danse. Des drames historiques sont aussi joués. Ils prennent pour sujet Jeanne d’Arc ou du Guesclin, le thème du réveil de Vénus ou la métamorphose de Galathée23. Des combats de boxe ou de lutte sont également assurés. Dans une ambiance survoltée, ces derniers mettent aux prises un spectateur-complice (surnommé « baron ») avec un lutteur24. Dans les allées de la foire, bateleurs, acrobates et équilibristes et musiciens font aussi le spectacle.

Les Parisiens sont ravis de retrouver leurs repères immuables et les mêmes spectacles sont inlassablement joués et rejoués chaque année. C’est la cohue pour avoir la meilleure place. Une réduction de 50 % est par ailleurs attribuée aux enfants et aux militaires pour les représentations.

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« Les Parisiens retrouveront avec plaisir les “rois de la banque” (…) autour desquels gravitent paillasses, clowns, athlètes, prestidigitateurs, magiciens en jaquettes, et pétomanes. »25

Foule devant les manèges à la Foire du Trône.
Foule devant les manèges à la Foire du Trône. Agence Rol / Public domain

La présence d’animaux des ménageries contribue au dépaysement. Dans les ménageries, les passants croisent des animaux exotiques et rares (comme les éléphants), des animaux savants ou des fauves domptés.

La foire se structure autour de plusieurs temps forts : l’élection de la reine de la Foire, le concours d’enfants déguisés, la parade ou encore la retraite aux flambeaux.

Les enfants profitent aussi des manèges mécaniques : balançoires, chevaux de bois, bateaux sur terre et montagnes russes, ainsi que des spectacles de marionnettes et d’automates.

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« On y voit des hercules, des cirques, des physiciens, des chevaux de bois, des bascules, des chemins de fer aériens. Il y a même des somnambules qui prédisent sans mentir, aux jobards trop crédules le passé, le présent, l’avenir ! »26

Chanson « À la foire au pain d’épice » (1875)

Progressivement, les spectacles optiques (photographie et cinéma forain) se développent. Panoramas optiques, théâtre d’ombres chinoises, projection d’images animées font leur apparition. C’est ensuite au tour des ménages à sensations de remporter la préférence du public.

Affiche : « Nouma-Hawa du Cirque d'Hiver et sa lionne indomptable - Foire au pain d'épices, place de la Nation » (entre 1873 et 1883).
Affiche : « Nouma-Hawa du Cirque d'Hiver et sa lionne indomptable - Foire au pain d'épices, place de la Nation » (entre 1873 et 1883). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris
Affiche de 1889 : « Magneta - Foire aux pains d'épice ».
Affiche de 1889 : « Magneta - Foire aux pains d'épice ». CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris

Le fameux gâteau aux épices en forme de cochon

Pour rien au monde, petits et grands ne repartiraient de la foire sans leur gâteau au pain d’épice. L’un des rituels emblématiques de la foire consiste d’ailleurs à faire inscrire son nom ou celui de la personne à qui il est destiné sur un gâteau en pain d’épice en forme de cochon.

Pourquoi cette forme si particulière ?

Au Moyen Âge, les Antonins (ordre hospitalier de Saint-Antoine) élevaient des porcs voués à l’entretien de leurs établissements et à leurs œuvres charitables. Ces animaux circulaient dans les villages et les villes, souvent munis d’une clochette afin de les reconnaître27.

À compter du XVe siècle, le cochon devient l’un des attributs permettant d’identifier saint Antoine le Grand dans l’iconographie chrétienne28. Lorsque la Foire naît, elle reprend les attributs du saint. Des gâteaux en pain d’épice sont alors cuisinés, entre autres, dans des moules en forme de cochon.

Les passants prennent pour habitude d’acheter le gâteau en pain d’épice et d’orner leur boutonnière avec. Les vendeurs le personnalisent avec la mention du prénom, ajoutée en dernière minute dessus. Selon une croyance populaire, le gâteau apporterait même à son bénéficiaire la protection de Saint-Antoine.

Au XIXe siècle, des effigies en pain d’épice des hommes célèbres de l’année sont réalisées tous les ans29, ce qui constitue pour eux une consécration ultime.

« À la foire au pain d'épices », par H. Démare (Le Grelot : journal illustré, politique et satirique, n°526, 8 mai 1881)
« À la foire au pain d'épices », par H. Démare (Le Grelot : journal illustré, politique et satirique, n°526, 8 mai 1881) A la foire au pain d'épices, par H. Démare - Heidelberg University Library, Germany - Public Domain.
Représentation de Louis‑Adolphe Thiers. « La foire aux pains d'épice », par Gill (L'Eclipse, n°393, dimanche 7 mai 1876).
Représentation de Louis‑Adolphe Thiers. « La foire aux pains d'épice », par Gill (L'Eclipse, n°393, dimanche 7 mai 1876). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Affiche de la "Foire aux pains d'épices » (1933).
Affiche de la "Foire aux pains d'épices » (1933). G. Preux (18??-19??). Velox Publicité, 92 avenue des Champs-Elysées, Paris. / Public domain

La Foire du Trône de nos jours

Installée sur la pelouse de Reuilly, la Foire du Trône s’étend aujourd’hui sur plus de 10 hectares. Elle se tient chaque année de fin mars à fin mai. Elle rassemble plus de 250 attractions et manèges et accueille environ 3 000 000 de visiteurs chaque année. Son accès est gratuit, les visiteurs ne réglant que les attractions à l’unité.

La Foire du Trône est connue pour ses manèges à sensations : le grand huit King, les montagnes russes Jet, les nacelles rotatives Maxximum, Extreme, Top Spin, Booster Maxx, Inversion 360, Fly Zone et V-Maxx.

Vue depuis la grande roue à la Foire du Trône.
Vue depuis la grande roue à la Foire du Trône. jeangui111 / CC-BY 2.0
Stand de peluches à la Foire du Trône (2018).
Stand de peluches à la Foire du Trône (2018). JJ Georges / CC BY-SA 4.0

Anciennes photos de la Foire du Trône

Voici une sélection de photographies d'archives de la Foire du Trône :

Élection de la reine de la Foire (1922) : (de g. à dr.) Gabrielle Profit, Paulette Fanni (reine) et Rose Delépine.
Élection de la reine de la Foire (1922) : (de g. à dr.) Gabrielle Profit, Paulette Fanni (reine) et Rose Delépine. Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Élection de la reine de la Foire (1933) : (de g. à dr.) Simone Pilac, Solange Poussin, Rachelle Cohen.
Élection de la reine de la Foire (1933) : (de g. à dr.) Simone Pilac, Solange Poussin, Rachelle Cohen. Bibliothèque nationale de France, Public domain, via Wikimedia Commons
Manège (autodrome) à la Foire du Trône (1928).
Manège (autodrome) à la Foire du Trône (1928). Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Fête des enfants à la foire du Trône (1925).
Fête des enfants à la foire du Trône (1925). Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Passants lors de la Foire du Trône (1916).
Passants lors de la Foire du Trône (1916). Français : Opérateur Z (code armée). / CC BY-SA 4.0
Foule lors de la Foire du Trône (1916).
Foule lors de la Foire du Trône (1916). Français : Opérateur Z (code armée). / CC BY-SA 4.0
Foule rassemblée devant un manège à la Foire du Trône (date inconnue).
Foule rassemblée devant un manège à la Foire du Trône (date inconnue). Agence de presse Meurisse. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Photographe à la Foire aux Pains d’épices (1933).
Photographe à la Foire aux Pains d’épices (1933). Katrina Doerner Photographs / Ebay

Paroles de la chansonnette « À la foire au pain d'épice » :

Paroles de la chansonnette « À la foire au pain d'épice » (Louis Gabillaud et Charles Pourny)
Paroles de la chansonnette « À la foire au pain d'épice » (Louis Gabillaud et Charles Pourny) DR

Références

  1. Aussi orthographiée foire au pain d’épices ou foire aux pains d’épices.

  2. La foire du Lendit est l’une des plus anciennes foires en région parisienne. Créée en 1109, elle était située route de Saint-Denis, sur le lieu d’observation et de pèlerinage d’un fragment de Croix acquis par la cathédrale de Paris. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  3. Fondée en 1198, l’abbaye de Saint-Antoine-des-Champs (située dans le 12e arrondissement de Paris) sert d’espace de repentance aux anciennes prostituées. Devenue abbaye royale, elle donne son nom à tout le quartier (le faubourg Saint-Antoine). Elle sert désormais d’hôpital (hôpital Saint-Antoine).

  4. Agnès Rosolen évoque Hillairet ou Funk-Brentano d’une part, et le docteur Dubief d’autre part. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  5. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  6. « Il était une fois le 12e… 15 avril 1900 », Histoire et patrimoine du 12e, n° 16, avril 2024

  7. La première fois, en 1666, l’abbesse s’oppose au projet. La seconde fois, en 1719, la demande ne parvient pas jusqu’au roi car un des derniers intermédiaires (l’abbé de Rocheblanche) est au même moment incarcéré à la Bastille pour escroqueries, recel de documents officiels et commerce avec le Malin. In Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  8. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  9. Agnès Curel, « Extension du domaine forain : transformation des lieux de fêtes et spectacles de curiosités à Paris (1840-1860) ». Pauline Beaucé, Sandrine Dubouilh, Cyril Triolaire, « Les espaces du spectacle vivant dans la ville. Permanences, mutations, hybridité (XVIIIe-XXIe siècles) », Presses universitaires Blaise Pascal, 2021, Histoires Croisées

  10. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985 ; « Il était une fois le 12e… 15 avril 1900 », Histoire et patrimoine du 12e, n° 16, avril 2024

  11. Mairie de Paris, « Place de la Nation (11e et 12e arrondissements) - historique », DHAAP - DAC, (s.d.)

  12. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  13. Agnès Curel, « Extension du domaine forain : transformation des lieux de fêtes et spectacles de curiosités à Paris (1840-1860) ». Pauline Beaucé, Sandrine Dubouilh, Cyril Triolaire, « Les espaces du spectacle vivant dans la ville. Permanences, mutations, hybridité (XVIIIe-XXIe siècles) », Presses universitaires Blaise Pascal, 2021, Histoires Croisées

  14. Recueil des actes administratifs - Préfecture de la Seine, « Foire aux jambons et au pain d’épice - approbation du tarif des droits de place - numéro 37, 2e division », 1861, n° 3, p. 73

  15. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  16. Agnès Curel, « Extension du domaine forain : transformation des lieux de fêtes et spectacles de curiosités à Paris (1840-1860) ». Pauline Beaucé, Sandrine Dubouilh, Cyril Triolaire, « Les espaces du spectacle vivant dans la ville. Permanences, mutations, hybridité (XVIIIe-XXIe siècles) », Presses universitaires Blaise Pascal, 2021, Histoires Croisées

  17. Agnès Rosolen, Lionel Mouraux, « De la foire au pain d’épice à la foire du Trône », L.M., 1985

  18. On dénombre « seulement » près de 1 500 forains en 1896. In Le Matin, 5 avril 1896

  19. En 1949, le prix de base de l’emplacement linéaire étaient de 2 000 ou 1 500 francs [soit 7 500 ou 5 500 euros en 2025]. « La Foire du Trône aura lieu », Le Monde, 31 mars 1949

  20. Les forains doivent aussi s’acquitter d’une contribution aux charges pour l’animation et l’aménagement ainsi que pour la publicité. Jean Perrin, « Les saltimbanques font toujours recette », Le Monde, 20 avril 1976

  21. Conseil municipal, « DFAECG 35 - Tarification des emplacements forains de la foire du Trône pour 1999 », Débat Delib, Paris, mars 1999

  22. « L’attribution des emplacements est assurée par la Ville, après avis d'une commission consultative présidée par la Maire de Paris (ou son représentant). Cette commission est composée de représentants des directions parisiennes intéressées et de chaque organisation foraine régulièrement déclarée (désignée par la Maire de Paris pour son action en faveur de la foire du Trône). Des représentants de la Préfecture de police et des services de secours sont également conviés. » Chambre régionale des comptes - Île-de-France, « Rapport d’observations définitives et sa réponse : les animations emblématiques conduites sur le domaine public - Ville de Paris. Exercices 2010 et suivants », 7 novembre 2017

  23. Frontis, « Notes parisiennes : la foire aux pain d’épices », L’Événement, 17 avril 1900

  24. Frontis, « Notes parisiennes : la foire aux pain d’épices », L’Événement, 17 avril 1900

  25. Frontis, « Notes parisiennes : la foire aux pain d’épices », L’Événement, 17 avril 1900

  26. « À la foire au pain d’épice », chansonnette chantée par Melle Élise Faure, aux Ambassadeurs ; parole de Louis Gabillaud, musique de Charles Pourny ; Paris, Ph. Feuchot Ed. Palais Bonne Nouvelle, 1875

  27. Une anecdote rapporte le statut privilégié des porcs des Antonins à Paris. En effet, le 13 octobre 1131, le prince Philippe (15 ans), fils aîné du roi Louis VI le Gros, décède à la suite d’une chute de cheval dans un faubourg de Paris. En cause : un porc domestique en libre circulation qui a fait trébucher l’équidé. À la suite du drame, les cochons ne sont plus autorisés à divaguer dans Paris. Sont exclus de cette interdiction les animaux appartenant aux Antonins. Lire Michel Pastoureau, « Histoire d'une mort infâme : le fils du roi de France tué par un cochon (1131) », Bulletin de la Société nationale des antiquaires de France, 1992, 1994. pp. 174-176 ; Suger, « Vie de Louis VI le Gros », éd., trad. H.Waquet, coll : Les classiques de l'histoire de France au Moyen Âge (11), Paris, 1929.

  28. Didier Plassard, « Saint Antoine, son cochon et ses monstres », Littérature monstre, Ed. Yanna Kor et al., Presses universitaires de Liège, 2020

  29. Frontis, « Notes parisiennes : la foire aux pain d’épices », L’Événement, 17 avril 1900

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