Carnaval de Nice 2026, 2027 et 2028

Dates du Carnaval de Nice

Le Carnaval de Nice a lieu aux dates suivantes :

  • du mercredi 11 février au dimanche 1er mars 2026
  • du mardi 9 au dimanche 28 février 2027
  • du mercredi 9 au dimanche 27 février 2028

La date, située en février-mars, est variable.

Historiquement, le calendrier du carnaval était déterminé par celui du Carême : les réjouissances culminaient à Mardi gras, veille du mercredi des Cendres. Le Carnaval de Nice moderne s’est progressivement affranchi de ce calendrier religieux. Toujours organisé en février ou au début du mois de mars, il est aujourd’hui programmé en tenant compte des vacances scolaires afin de favoriser la présence des familles.

Peut-on assister gratuitement au carnaval ?

Selon un ancien usage, il est possible d’assister gratuitement aux corsos (défilés) diurnes et nocturnes sous réserve de se présenter intégralement déguisés. Attention : cette gratuité ne s’applique qu’aux zones piétonnes (les places en tribunes demeurent payantes), et les batailles de fleurs ne sont pas concernées par ce dispositif. Pour y prétendre, le costume doit être complet, respecter la charte de l’événement et ne pas se borner à quelques accessoires. Cette astuce nécessite tout de même la délivrance d’un billet dont le nombre reste limité.

Pourquoi le Carnaval a-t-il lieu en février-mars ?

La durée du carnaval s’est peu à peu étendue pour combler les touristes qui se rendaient à Nice et sur la Côte d’Azur spécialement pour l’événement. Le Mardi gras ne constitue plus un repère immuable pour déterminer la date du carnaval. Désormais, les organisateurs privilégient les dates des vacances scolaires afin de faciliter la venue des familles locales et de celles des autres zones scolaires.

Origine du Carnaval de Nice

Quand le carnaval de Nice est-il né ?

Il est difficile de dater l’origine exacte du carnaval de Nice. La première mention connue remonte à 1294 : des chroniques signalent le séjour à Nice du comte de Provence Charles II d’Anjou, venu « pour y passer les jours joyeux de carnaval »1. Les fêtes du carnaval de Nice ne sont par la suite citées que lors du passage de hauts dignitaires2.

Le Carnaval de Nice sous sa forme moderne, avec ses défilés organisés, ses chars ordonnés et ses tribunes est bien plus récent. Il date de 1873, année de création d’un comité des fêtes chargé de mettre en place et de structurer l’événement afin de faire rayonner la ville. C’est cette date moderne qui sert de repère pour célébrer l’anniversaire du carnaval.

Origine du carnaval

Les origines exactes du carnaval sont difficiles à établir. Il s’inspire de plusieurs célébrations païennes ancestrales, fêtées dans différentes cultures. La ressemblance avec la fête romaine des Saturnales, lors de laquelle l’ordre social était momentanément renversé, est souvent évoquée. Période où tous les excès sont possibles, le carnaval offre à la société un défouloir fugace.

Au début du Moyen Âge, l’Église catholique adopte progressivement nombre de fêtes populaires païennes et les adapte à sa liturgie. Cette dernière insère le carnaval dans le cycle précédant la période Carême, notamment lors des « jours gras », au premier rang desquels est fêté le Mardi gras. Le carnaval, période de permissivité canalisée, devient ainsi le prélude au Carême, qui est lui un temps de réflexion, d’abstinence et de jeûne.

Étymologie

L’origine du mot « carnaval » demeure incertaine. Il dériverait de l’italien (issu du latin) « carne levare », signifiant « enlever la chair ». Le terme ferait ainsi référence à la période d’abstinence et de restriction alimentaire au cours de laquelle les croyants sont invités à manger maigre jusqu’à Pâques.

Histoire du Carnaval de Nice

Au cours de son histoire, le Carnaval connaît un glissement : d’une fête populaire, il se transforme en événement mondain avant de devenir un spectacle touristique structuré.

Affiche du Carnaval de Nice (1938).
Affiche du Carnaval de Nice (1938). Halloween HJB / CC-Zero

Une fête populaire spontanée

Originellement, les réjouissances du carnaval de Nice se composent de bals, mascarades (troupes mobiles de personnes masquées et déguisées) et danses. Jongleurs, mimes et autres feux de joie sont aussi de la partie. Ces réjouissances se déroulent dans les rues étroites de la vieille ville. Il s’agit alors d’une fête annuelle spontanée, rassemblant les Niçois dans la rue pour un moment collectif de lâcher-prise et de bouleversement de l’organisation sociale.

À la Renaissance, l’Église tente de freiner les excès de la fête3. En 1539, un édit nomme des « abbés de fous », dont la mission est de planifier et de réglementer les festivités afin d’en assurer la sécurité. La société niçoise est scindée en quatre groupes, chacun disposant d’un bal qui lui est propre : le bal de la noblesse est organisé devant la loggia ou au palais ducal (centre du pouvoir), celui des marchands place de l’Évêché, devant la cathédrale, celui des artisans sur la place Saint-François, et celui des ouvriers et pêcheurs place de la Condamine. Les participants sont expressément tenus de se présenter déguisés et masqués pour circuler librement d’un bal à l’autre.

Montée en puissance des veglione

Au XVIIe et XVIIIe siècle, alors que la cité niçoise grandit, une scission s’opère. Les classes privilégiées préfèrent se réunir au sein des « veglione », des bals intimistes et raffinés, donnés dans des salons privés ou théâtres. La fête aristocratique s’isole tandis que se tiennent, en proche banlieue, de grands festins populaires organisés tous les dimanches du premier dimanche de Carême jusqu’à Pâques4.

Le carnaval est interrompu pendant la période révolutionnaire, excepté en 1794 pour célébrer la reprise de Toulon5. Au début du XIXe siècle, il connaît un léger regain malgré un encadrement de plus en plus restrictif6.

Apparition des corsos et batailles de confetti

Illustration pour « The Graphic » de la bataille de confetti à Nice (place de la Préfecture) (mars 1891).
Illustration pour « The Graphic » de la bataille de confetti à Nice (place de la Préfecture) (mars 1891). Osvaldo Tofani / Public domain

Le premier corso de gala (défilé suivant un parcours précis, dans une grande avenue — historiquement « le cours ») est organisé en 1830, afin de saluer la venue du souverain Charles-Félix7. En son honneur, les notables niçois richement vêtus défilent au sein d’une trentaine de voitures et calèches sur le cours Saleya. Les occupants s’envoient l’un l’autre de petites dragées. La bataille de projectiles est née et devient un élément incontournable du carnaval.

Les carnavaliers — qu’ils soient résidents ou hivernants — prennent vite l’habitude de se jeter au visage des bouquets de fleurs, dragées, bonbons ou cigares. D’autres projectiles, moins élégants, sont aussi utilisés : légumineuses (haricots, pois chiches), de la farine, des coquilles d’œufs remplies de farine ou de suie, et les fameux confetti (boulettes de plâtre très dures8). Pour s’en protéger, les participants les plus investis dans la bataille sont contraints de porter des masques en métal9.

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« Celui qui veut prendre part à la bataille emporte avec lui ses munitions et, le visage protégé par un grillage en fil de fer, la tête resserrée par un bonnet, armé d’une petite pelle qui sert à lancer les confetti, se jette bravement dans la mêlée ; alors gare au premier qui l’attaque. »10

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« Nice fabrique des confetti par milliards pendant son carnaval. La consommation de cette mitraille des pierrots est telle, vers le soir, qu’on ne peut traverser certaines rues, où la bataille a été violente, sans enfoncer dans les confetti jusqu’au mollet ; il y en a une couche de vingt centimètres. »11

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« Qui n’a pas vu le carnaval de Nice ne peut s’en faire une idée bien exacte ni comprendre qu’une population entière puisse arriver à ce degré de folie qui la fait se ruer tout à coup dans la rue pour se lancer mutuellement à la tête de petites boulettes de plâtre. Et cependant combien de nos jolies mondaines appartenant à la colonie étrangère se précipitent au sein de la mêlée, au milieu des bruits de la foule, des piétinements des chevaux, des cris des masques et des notes aigres des fanfares. »12

Le saviez-vous ?

Les confettis en papier n’apparaissent qu’en 1892.

Bataille de confettis au Carnaval de Nice 1914.
Bataille de confettis au Carnaval de Nice 1914. Unknown authorUnknown author / Public domain
Stand de marchand de confettis (1934).
Stand de marchand de confettis (1934). Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain

Ainsi, au milieu du XIXe siècle, le carnaval se compose essentiellement de défilés de voitures et de combats spontanés de projectiles. Les autorités cherchent toutefois à contenir la foule et prévenir tout débordement. Au gré d’arrêtés, elles interdisent les jets de projectiles dangereux ou salissants13.

Malgré sa jovialité, le carnaval perd en faste et les têtes couronnées se font de plus en plus rares. En cause, les événements politiques (guerre de 1870, Commune) qui ont un impact direct sur sa fréquentation, les élites et riches hivernants se détournant de la Riviera au profit de la côte italienne.

Carnaval de Nice moderne

Bascule en 1873

Pour lutter contre cette désertion14, un Comité des fêtes du carnaval est créé en 1873 à l’initiative d’Andriot Saëtone, chef de service au bureau de bienfaisance et inspecteur des enfants assistés à la Préfecture des Alpes Maritimes et consul de Grèce et d’Argentine, et avec l’appui de la mairie. Composé de membres issus de la noblesse et de la bourgeoisie locale et européenne15, ce comité se fixe pour objectif de renforcer l’attractivité de la ville et de lui « rendre son ancienne splendeur »16. Il entend « donner à ces fêtes toute l’ampleur désirable et élargir le programme des exhibitions »17. Le produit des réjouissances sera consacré aux œuvres de charité et de bienfaisance18.

Parmi ses mesures phares, le Comité du carnaval instaure des concours avec distribution de prix pour distinguer les chars, cavalcades, mascarades, masques les mieux décorés19. Il espère ainsi créer une émulation entre les participants. Il fait aussi ériger une imposante tribune permettant aux personnes les plus aisées de profiter d’une vue imprenable sur les défilés. Ce nouveau programme confine les festivités plus populaires au Vieux-Nice.

Affiche « L'hiver à Nice », d'Alexis Mossa (1889) détaillant le programme des festivités.
Affiche « L'hiver à Nice », d'Alexis Mossa (1889) détaillant le programme des festivités. Mossa, Alexis (1844-1926). IllustrateurChéret, Jules (1836-1932). Illustrateur / Public domain
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« La promenade du Cours avait été décorée avec un goût parfait. On avait déposé des milliers de lanternes vénitiennes en forme d’arc très évasées. […] Une immense tribune, décorée avec luxe, s’élevait sur les trois côtés de la place de la Préfecture. La transformation de ce quartier de Nice était vraiment un prodige. »20

Parmi les chars de cette première édition, on trouve notamment celui de la Ville de Nice (le Soleil de Nice), un char consacré à la lavandière Catherine Ségurane21, un représentant l’Enfer, un mettant en scène une charge de carabiniers contre des brigands, un autre figurant des marins ou encore un réunissant des Pierrots22. Le défilé de grands chars en carton-pâte devient une spécialité.

Avec la création du comité, le carnaval opère un virage : il se mue en un « carnaval-spectacle », pris en main par les pouvoirs afin de répondre à une stratégie touristique et des logiques économiques. Ce nouveau modèle s’inscrit dans une époque où Nice veut redorer son éclat dans l’intention de mieux correspondre au raffinement des étrangers en visite et de devenir un pôle touristique de renommée internationale. À la même période, les casinos et hôtels de luxe fleurissent et de grands travaux urbains sont réalisés dans la ville23. Dans cette perspective, le carnaval constituera un divertissement central lors du séjour hivernal des touristes.

Bataille de fleurs

Bataille de fleurs pendant le carnaval (1914).
Bataille de fleurs pendant le carnaval (1914). Unknown authorUnknown author / Public domain

La bataille de fleurs est instaurée en 1876 à l’initiative du poète Alphonse Karr. Elle se tient sur la promenade des Anglais, à distance des batailles de confetti. À l’origine, les corsos sont composés de voitures hippomobiles, entièrement recouvertes d’œillets roses ou blancs24. En prévision de la grande bataille de fleurs, les véhicules sont chargés de bouquets et des kiosques de vente au détail sont installés le long du parcours du défilé.

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« Les bouquets traversent la rue, retombent en gerbe. Dans l’air, ce ne sont plus que fleurs ; un vrai bouquet de feu d’artifice. Il en vient de la foule amoncelée des deux côtés de la chaussée ; il en arrive des estrades ; il en sort des voitures ; il en tombe des balcons ; il en pleut des fenêtres. »25

La bataille de fleurs divise le carnaval en deux sous-événements : d’un côté, le carnaval populaire avec ses batailles de confettis dans le Vieux-Nice (cours Saleya, place de la Préfecture et rue Saint-François-de-Paule) ; de l’autre, une fête distinguée avec ses défilés et batailles de fleurs.

Au fil du temps, la bataille des fleurs gagne en ampleur. Des chars longs de 7 mètres, mobilisant plusieurs corps de métiers pour leur élaboration, font leur apparition. Ils sont décorés à la dernière minute, les jours précédant le défilé. Le travail est fastidieux et gigantesque : les fleurs sont piquées une à une dans des blocs de mousse ; il en va de même les pétales, qui sont collés individuellement26.

Chaque année, une reine épaulée par ses dauphines anime le défilé. Elles lancent des fleurs sur le public. La bataille des fleurs entend être l’incarnation de l’élégance et un levier de distinction pour la ville. Elle soutient aussi l’économie locale de production horticole.

Bataille de fleurs pendant le carnaval (1914).
Bataille de fleurs pendant le carnaval (1914). Unknown authorUnknown author / Public domain
Cortège avec des spectateurs lors de la Bataille de fleurs à Nice ; une jetée avec des bâtiments en arrière-plan (circa 1900).
Cortège avec des spectateurs lors de la Bataille de fleurs à Nice ; une jetée avec des bâtiments en arrière-plan (circa 1900). Rijksmuseum / Public Domain
Le saviez-vous ?

La ville de Pasadena (Californie) s’est inspirée du modèle niçois pour créer en 1890 « The tournament of roses parade », devenu l’un des principaux défilés de chars fleuris au monde.

Public au rendez-vous

La nouvelle formule du carnaval trouve son public. En 1876, on estime que plus de 30 000 étrangers se sont rendus à Nice pour assister aux festivités27. Une expansion possible grâce au déploiement du réseau ferré qui facilite la venue des touristes28.

À la fin du siècle, le carnaval gagne en notoriété. En 1889, les festivités attirent plus de 80 000 visiteurs et génèrent un bénéfice de plus de 57 000 francs pour un budget de 206 000 francs29. Dans la compétition que se livrent les stations balnéaires majeures de la Côte d’Azur, Nice sort comme la grande gagnante et son carnaval devient le plus couru à la Belle Époque.

Dans les années 1950 et 1960, le carnaval se transforme un rendez-vous de masse attirant plus d’un demi-million de touristes chaque année30.

Insolite

En raison des plaintes des commerçants locaux, les organisateurs imposent à compter de 1885 un code couleur pour les défilés. Les participants sont ainsi amenés à renouveler leur garde-robe, ce qui soutient l’économie régionale31.

Affiche « Carnaval de Nice » d'Adolphe Léon Willette (entre 1880 et 1900).
Affiche « Carnaval de Nice » d'Adolphe Léon Willette (entre 1880 et 1900). CC0 Paris Musées / Musée Carnavalet – Histoire de Paris
Affiche des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (1914).
Affiche des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (1914). https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/chemins-de-fer-de-paris-a-lyon-et-a-la-mediiterannee-carnaval-de-nice-1914

Le roi du carnaval

À l’origine, le roi du carnaval est un polichinelle, à savoir un personnage de bouffon, à la fois ventru et bossu, issu de la commedia dell’arte. Son effigie en paille trône place de la Préfecture tout au long des réjouissances.
Il gagne en importance en 1882 lorsque, sur une idée d’Alexis Mossa, un char est spécialement confectionné pour lui. En référence au bouffon de François Ier, le polichinelle géant est rebaptisé Triboulet royal (ou Sa Majesté Triboulet). Pour l’occasion, le calendrier des fêtes est rallongé afin que son char, accompagné d’un cortège royal, réalise une arrivée triomphale à Nice, marquant ainsi en grande pompe le début des festivités. Les clés de la ville lui sont symboliquement remises le temps des réjouissances. À compter de 1893, la Reine du carnaval bénéficie elle aussi d’un char.

Avec le temps, l’apparence du roi32 s’assagit et devient de plus en plus solennelle. Sa représentation évolue d’un personnage gargantuesque malicieux et fêtard à celle d’un Roi-Soleil majestueux avec moins de référence à la culture niçoise33.

De nos jours, les chars du Roi et de la Reine du Carnaval sont accompagnés de celui de leur fils Carnavalon. Le char de Sa Majesté Carnaval, le plus haut de tous, reste exposé pendant toute la durée du carnaval sur la place Masséna.

Le roi du Carnaval de Nice (2014).
Le roi du Carnaval de Nice (2014). jessica garcia / CC-BY-SA 2.0

Déroulé des réjouissances

Le char de Sa Majesté Carnaval arrive sur la place Masséna quelques jours avant le premier week-end de festivités.

Le carnaval s’ouvre officiellement avec le discours du maire et le corso d’ouverture, présidé par les chars du Roi, de la Reine et de Carnavalon.
Les jours suivants sont ponctués d’une alternance de corsos diurnes et nocturnes, et de batailles de fleurs. Entre deux défilés, les chars du couple royal restent exposés place Masséna.

À l’issue de l’ultime corso, le maire proclame la fin des festivités et annonce la thématique du prochain carnaval. Vient ensuite la traditionnelle mort du roi, généralement accompagnée d’un feu d’artifice. Une effigie le représentant est conduite au large sur une plateforme flottante, puis brûlée au son de la chanson « Adièu paure carnaval ».

De 1994 à 2019, l’organisation du carnaval revient à l’Office du tourisme de Nice. Elle est ensuite confiée à la Ville. La sélection des carnavaliers se fait selon un système d’appels d’offres.

Un défilé en musique

Les chars de musique font leur apparition en 1877 afin d’accompagner Sa Majesté Carnaval lors de son défilé. En 1903, le comité des fêtes décide d’associer une chanson originale à chaque édition. Un concours est lancé auprès des chansonniers pour désigner la chanson officielle du carnaval34. Les semaines précédant le carnaval, la chanson retenue est jouée publiquement par la fanfare municipale ou des chanteurs ambulants, et les paroles sont distribuées aux Niçois pour qu’ils s’approprient la chanson35. Le compositeur et poète niçois Menica Rondelly (auteur de l’hymne Nissa la Bello) laisse une empreinte durable : il remporte tous les concours de 1903 à 192336. Le concours est finalement suspendu en 1961.

Deux anciennes pratiques
  • Se sont un temps tenus au carnaval de Nice les moccoletti. Dans le cadre de ce jeu, les participants, munis d’un lumignon allumé, devaient souffler sur les chandelles des passants alentour tout en essayant de maintenir la leur allumée. Ce rituel se tenait à la fin du dernier jour du carnaval, juste avant de brûler Sa Majesté Carnaval.
  • Le lancer de Paillassou (Palhasso) est une ancienne tradition carnavalesque niçoise dont on trouve trace dès le milieu du XIXe siècle37. Elle consiste à jeter dans les airs un mannequin de paille (plus rarement un homme) grâce à une grande toile tendue. Cette pratique joyeuse est avant tout cathartique puisqu’elle permettait symboliquement d’évacuer les malheurs de l’année écoulée afin d’entamer le nouveau cycle en toute sérénité.
    En 1990, le carnaval indépendant niçois de Saint-Roch crée le championnat du monde de lancer du Palhasso38. Les équipes, constituées de deux personnes, doivent propulser le mannequin le plus loin (et non le plus haut) possible. Elles peuvent à leur guise représenter un pays réel ou imaginaire.

Création des chars

Les chars sont élaborés grâce à deux corps de métier : les imagiers et les carnavaliers.

Les imagiers

Les imagiers sont chargés de dessiner les croquis des futurs chars. Ils constituent une aide technique pour les constructeurs et figurent l’esprit imaginé pour chaque char.

Avec ses milliers de maquettes mêlant culture locale et grands mythes, le peintre Gustave-Adolphe Mossa (fils d’Alexis Mossa, lui-même imagier) reste l’artiste qui a le plus laissé son empreinte sur l’esthétique et l’âme du carnaval.

Jusqu’en 197939, les croquis étaient regroupés au sein d’albums de carnaval (forme de bandes dessinées).

Char de la ratapignata (1928). Une première version de la Ratapignata (imaginée par Alexis Mossa) défile en 1875.
Char de la ratapignata (1928). Une première version de la Ratapignata (imaginée par Alexis Mossa) défile en 1875. Agence Rol / Public domain

Les carnavaliers

Les carnavaliers sont les personnes chargées de construire physiquement les chars. Historiquement, on distingue le « chariste » (responsable des chars) du « groupiste » (à qui sont confiés des groupes de grosses têtes) et du « solitaire » (chargé de créer une grosse tête isolée).

Le savoir-faire des carnavaliers s’est transmis de père en fils au sein de quelques familles (Povigna, Pignataro, Sidro…) et par cooptation. En 1924, les carnavaliers — soit environ 600 bénévoles40 — se sont regroupés en quatre associations41, avant de se constituer en entreprises dans les années 1990.

En 2019, le savoir-faire des carnavaliers et autres artisans associés au carnaval de Nice a été inscrit à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel français42.

Le Carnaval de Nice en images

Défilés et batailles de confetti

Bataille de confettis à Nice vers 1904.
Bataille de confettis à Nice vers 1904. Unknown authorUnknown author / Public domain
Bataille de confettis à Nice vers 1905.
Bataille de confettis à Nice vers 1905. Unknown authorUnknown author / Public domain
Affiche officielle du carnaval de Nice (1905) (illustration Édouard John Menta)
Affiche officielle du carnaval de Nice (1905) (illustration Édouard John Menta) Édouard John Menta (1858 - 1914) / Public domain
Groupe de Pierrots au Carnaval de Nice (1921).
Groupe de Pierrots au Carnaval de Nice (1921). AnonymousUnknown author / Public domain
Course à l'œuf (1914).
Course à l'œuf (1914). Agence Rol / Public domain
Groupe de grosses têtes (1925).
Groupe de grosses têtes (1925). Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Bataille de confetti à Nice (1921).
Bataille de confetti à Nice (1921). Agence de presse Meurisse. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Carnaval de Nice (1947).
Carnaval de Nice (1947). pellethepoet / CC-BY 2.0
Char représentant Don Quichotte (aux environs de 1938).
Char représentant Don Quichotte (aux environs de 1938). Franz Grasser / Public Domain

Anciens chars de Sa Majesté Carnaval

Char de Sa Majesté Carnaval (1913).
Char de Sa Majesté Carnaval (1913). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1914).
Char de Sa Majesté Carnaval (1914). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1922).
Char de Sa Majesté Carnaval (1922). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1924).
Char de Sa Majesté Carnaval (1924). Agence de presse Meurisse. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1926).
Char de Sa Majesté Carnaval (1926). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1927).
Char de Sa Majesté Carnaval (1927). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1928).
Char de Sa Majesté Carnaval (1928). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1929).
Char de Sa Majesté Carnaval (1929). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1930).
Char de Sa Majesté Carnaval (1930). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1931).
Char de Sa Majesté Carnaval (1931). Agence Rol / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1932).
Char de Sa Majesté Carnaval (1932). Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain
Char de Sa Majesté Carnaval (1933).
Char de Sa Majesté Carnaval (1933). Agence Rol. Agence photographique (commanditaire) / Public domain

Le Carnaval de Nice de nos jours

Bataille de fleurs (2023).
Bataille de fleurs (2023). fr.zil / CC-BY-SA 2.0
Bataille de fleurs (2013).
Bataille de fleurs (2013). Mark Fischer / CC BY-SA 2.0
Bataille de fleurs (2009).
Bataille de fleurs (2009). fr.zil / CC-BY-SA 2.0
Le char du roi du carnaval de Nice, sur la place Masséna (2019).
Le char du roi du carnaval de Nice, sur la place Masséna (2019). Punx / CC BY-SA 4.0
Char de Sa Majesté Carnaval (2024).
Char de Sa Majesté Carnaval (2024). Eric Salard / CC-BY-SA 2.0
Vue des tribunes pendant un corso nocturne.
Vue des tribunes pendant un corso nocturne. patrick janicek / CC-BY 2.0

Références

  1. Annie Sidro, « Carnaval à Nice », Nice, Serre Ed., 2000

  2. Les ducs de Savoie séjournaient fréquemment à Nice pendant la période du carnaval.

  3. Annie Sidro précise qu’au XVIIe siècle, des ordonnances ecclésiastiques « intiment aux prêtres sous peine d’amende ou de prison de »ne pas danser, ni en public, ni en privé, ne pas regarder les gens qui dansent, ne pas porter de longs cheveux, de longues barbes, de souliers rouges ou verts en public… ne pas se promener la nuit venue, ne pas entamer de chants profanes dans les rues, ne pas exécuter de morceaux de musique, ne pas se masquer.” » Annie Sidro, « Carnaval à Nice », Nice, Serre Ed., 2000

  4. Soit entre six et sept rendez-vous. Annie Sidro, « Carnaval à Nice », Nice, Serre Ed., 2000. D’autres sources attribuent la création du premier gala à la venue du roi d’Italie Victor-Emmanuel en 1821.

  5. Les révolutionnaires avaient plusieurs griefs contre les carnavals : ils leur reprochaient de symboliser l’Ancien Régime et d’être fixés selon le calendrier religieux ; de plus, ces rendez-vous constituaient un risque de déstabilisation politique, car ils constituaient l’occasion rêvée pour les royalistes de se réunir anonymement au sein de la foule. Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019
    À l’occasion des fêtes niçoises du 9 janvier 1794, un char célébrant les vainqueurs de Toulon est construit. Nicestorique, « L’histoire du carnaval de Nice », Youtube, mise en ligne 4 mars 2022

  6. Pour plus de détails, lire Karine Deharbe et Stéphanie Maccagnan, « La culture, vecteur d’expression politique dans les Alpes-Maritimes », Cahiers de la Méditerranée, 77, 2008, pp. 151-170.

  7. Annie Sidro, « Carnaval à Nice », Nice, Serre Ed., 2000

  8. En 1869, Léon Watripon précise : « Qu’est-ce que le confetti ? C’est une charmante petite dragée, projectile dur comme du ciment romain. […] Ne croyez pas que ce divertissement vulgaire soit l’apanage de la foule. Tous les nobles étrangers y viennent en masse. Les princes, les ducs, les comtes, les barons courent le corso en famille. » Léon Watripon, « Nice-guide, nouveau cicerone des étrangers contenant des documents inédits et des renseignements complets sur Nice et ses environs, suivi des légendes des villas et de deux cartes topographiques », Nice, Faraud et Conso Ed., 1869

  9. A. Lacoste et G. Pietri, « Nice pratique et pittoresque », Nice, V.E. Gauthier Ed., 1888. La pelle à confetti s’appelle une sansoula.

  10. A. Lacoste et G. Pietri, « Nice pratique et pittoresque », Nice, V.E. Gauthier Ed., 1888.

  11. Armand Durantin, « Le Carnaval de Nice », Paris, E. Monnier Ed., 1885

  12. A. Lacoste et G. Pietri, « Nice pratique et pittoresque », Nice, V.E. Gauthier Ed., 1888

  13. Le règlement de police urbaine de 1853 annonce : « Tous les bals devront cesser à une heure après minuit au plus tard. […] Toute personne masquée, déguisée ou travestie qui se montrera soit dans les rues, places et promenades publiques, soit dans les réunions ou bals publics, ne pourra porter ni bâtons ni armes d’aucune espèce. […] Toute cavalcade de personnes masquées, déguisées ou travesties, dans les rues de la ville, au Cours et dans les faubourgs devra cesser avant la chute du jour. » Archives Nice Côte d’Azur, « 150 ans seulement ? Le Carnaval de Nice », publié le 26 janvier 2023
    Un arrêté de 1866 précise pour sa part : « Il est défendu à toute personne masquée, déguisée ou travestie d’insulter ou de provoquer qui que ce soit. […] Il est expressément interdit de jeter dans les maisons, dans les voitures, ou sur les personnes aucun objet qui puisse blesser, endommager ou salir les vêtements, tels que des œufs remplis de quelque matière que ce soit, des oranges, des fruits, etc. » Archives Nice Côte d’Azur, « Exposition Fleurs & Carnavals », 2020

  14. Selon Felipe Ferreira (cité par Antonin Chabert), cette politique de relance aurait commencé plus tôt. En 1972, il est par exemple demandé à la chorale de Nice de chanter des airs d’opéra dans la rue pendant le carnaval. Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019

  15. Parmi eux, on trouve des banquiers, diplomates, propriétaires terriens et des barons et comtes de diverses nationalités (anglais, allemands, russes, suisses, polonais). Retronews, Le Petit Marseillais, 22 février 1873 ; Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019

  16. Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019

  17. Comme le précise l’article, le comité « s’est occupé de régler les différentes fonctions qui doivent s’exécuter, d’organiser et de varier, de multiplier les cortèges, les chars, les mascarades, les corps de musique, les cérémonies diurne et nocturne, etc., etc., la vente de charité en plein vent, les illuminations, et enfin la fête nautique ». Retronews, Journal des débats politiques et littéraires, 5 février 1875

  18. « Les bénéfices engendrés par la manifestation viennent alimenter les caisses du bureau de bienfaisance, des “pauvres honteux et indigents”, des Petites Sœurs des Pauvres, de l’hôpital de Saint-Roch, des crèches, de l’établissement des rachitiques du Mont-Boron, de l’institution Don Bosco, de l’hospice des enfants malades du baron de Lenval… » In Archives Nice Côte d’Azur, « Exposition Fleurs & Carnavals », 2020

  19. La première année, en 1874, les quatre prix donnés pour les chars sont respectivement de 1500, 500, 300 et 200 francs. Les cavalcades (composés de 8 cavaliers) peuvent prétendre à un prix de 1 500 francs. Six prix de 500 à 100 francs sont alloués aux mascarades à pied. Enfin, les masques les plus originaux ont droit à une prime de 50 francs. Retronews, La France, 14 février 1874. Les montants et le nombre de prix évoluent chaque année. Retronews, La Liberté, 24 février 1876

  20. Retronews, Le Sémaphore de Marseille, 6 mars 1873

  21. Le char de Catherine Segurane, symbole de la résistance niçoise, gagne le premier prix devant celui des Ratapignata (chauves-souris), créé par Jean Cuggia, qui remporte pourtant les faveurs du public pour sa créativité. Karine Deharbe et Stéphanie Maccagnan, « La culture, vecteur d’expression politique dans les Alpes-Maritimes », Cahiers de la Méditerranée, 77, 2008, pp. 151-170.

  22. Retronews, La France, 26 février 1873 ; Retronews, Le Sémaphore de Marseille, 6 mars 1873

  23. « Le premier casino ouvre ses portes en 1866, peu avant le début du lancement de la saison hivernale. La période est aussi synonyme du développement hôtelier de luxe : on dénombre 35 hôtels à Nice en 1855, 83 en 1892. » Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019

  24. L’œillet « Enfant de Nice » est le produit phare de la région.

  25. Armand Durantin, « Le Carnaval de Nice », Paris, E. Monnier Ed., 1885

  26. Selon les estimations, entre 4 000 et 5 000 tiges de fleurs fraîches sont nécessaires à la décoration d’un tel char. La grande majorité des fleurs utilisées (90 %) sont issues de producteurs locaux.

  27. Retronews, Gazette nationale (ou Le Moniteur universel), 2 mars 1876

  28. Par exemple, en 1876, la Compagnie du chemin de fer de la Méditerranée met en place des billets aller-retour spécialement pour le carnaval de Nice (du 26 février au 1er mars) depuis toutes les gares comprises entre Marseille et Menton. Retronews, Le Sémaphore de Marseille, 24 février 1876. Nice est desservie pour la première fois par un train de voyageurs en 1864. Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019

  29. Archives Nice Côte d’Azur, « Exposition Fleurs & Carnavals », 2020

  30. Christian Rinaudo, « Carnaval de Nice et carnavals indépendants. Les mises en scène festives du spectacle de l’authentique », Sociologie et Sociétés, 2005, XXXVII (1), pp. 55-68. Dans les années 2020, la fréquentation est d’environ 400 000 participants (spectateurs compris).

  31. Karine Deharbe et Stéphanie Maccagnan, « La culture, vecteur d’expression politique dans les Alpes-Maritimes », Cahiers de la Méditerranée, 77, 2008, pp. 151-170.

  32. Selon Jules Monod, Sa Majesté arriva en 1882 en jockey, en paysan de goguette en 1883, en Guignol monté sur une chimère en 1884, en Polichinelle sur une bouteille de champagne en 1885, en matelot sur un navire en 1889, en jockey sur un tricycle en 1890, en Bacchus sur un tonneau en 1891, en rajah sur un éléphant en 1892, en paysan niçois en 1893, en Triboulet sur une grosse caisse en 1894, en Chinois en 1895, en toréador en 1896 et en paysan sur un dindon en 1897. In Jules Monod, « Aux pays d’Azur, Nice, Monaco et Menton : descriptions, histoire, mœurs, légendes, excursions et promenades, flore et faune, itinéraires, renseignements généraux : guide complet du touriste, littéraire, historique et illustré », Nice, L. Gross Ed., 1902

  33. Christian Rinaudo, « Carnaval de Nice et carnavals indépendants. Les mises en scène festives du spectacle de l’authentique », Sociologie et Sociétés, 2005, XXXVII (1), pp.55-68.

  34. Selon les époques, les compositeurs doivent fournir une version niçoise traduite en français, ou une version originale en français. Karine Deharbe et Stéphanie Maccagnan, « La culture, vecteur d’expression politique dans les Alpes-Maritimes », Cahiers de la Méditerranée, 77, 2008, pp. 151-170.

  35. Quentin Lacrome et Richard Marcovecchio, « La chanson officielle du carnaval de Nice, une tradition artistique qui disparaît », Ici, L’Actu en Niçois, diffusé et publié le 9 janvier 2023

  36. Quentin Lacrome et Richard Marcovecchio, « La chanson officielle du carnaval de Nice, une tradition artistique qui disparaît », Ici, L’Actu en Niçois, diffusé et publié le 9 janvier 2023

  37. Nicestorique, « L’histoire du carnaval de Nice », Youtube, mise en ligne 4 mars 2022

  38. « Le Carnaval indépendant de Nice », Occitanica, publié le 30 septembre 2019, consulté en septembre 2026

  39. Alain Amiel, « Annie Sidro et le Carnaval », Youtube, mise en ligne 6 février 2022

  40. Antonin Chabert, « Anthropologie du carnaval de Nice : politiques, professions et esthétiques de la fête », Thèse de doctorat en anthropologie, Université Aix-Marseille, 2019

  41. L’Amicale des constructeurs carnavalesques, les As carnavalesques, les Artisans carnavalesques et l’Union des carnavaliers.

  42. L’inventaire national du Patrimoine culturel immatériel, « Les savoir-faire artisanaux associés au carnaval de Nice (Alpes-Maritimes) » (Référence : 2018_67717_INV_PCI_FRANCE_00421), Ministère de la Culture

Lire aussi

  1. Marc Boyer, « L’Invention de la Côte d’Azur. L’hiver dans le Midi, Gémenos, Éd. de l’Aube, 2010.

  2. Felipe Ferreira, « L’Invention du carnaval au XIXe siècle, Paris, Nice, Rio de Janeiro », Paris,

  3. L’Harmattan, 2013.

  4. Charles-Alexandre Fighiera, « Les origines du Carnaval de Nice », Le Carnaval, la fête et la communication, Nice, Ed. Serre, 1985

  5. Fighiera, Charles-Alexandre, « Histoire du Carnaval de Nice », In Sa Majesté Carnaval, Nice, 1873-1973, Nice, Imprimerie Meyerbeer, 1973.

  6. Paul Gonnet, « Nice, cité européenne », dans « Histoire de Nice et du pays niçois », dir. Maurice Bordes, Toulouse, Privat, 1976.

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